Bonne année, Francky ! Dis, explique un peu comment cette décision a été prise ?

Ecoute Steph, c'est simple. Les dirigeants de Zulte m'ont contacté et expliqué leur proposition. Ils m'ont cependant posé un ultimatum : je devais prendre ma décision très vite. Ils avaient évidemment besoin d'un entraîneur. Je n'ai donc pas trop hésité. S'ils m'avaient laissé plus de temps, peut-être que je n'aurais pas accepté. Ils m'ont mis dans des conditions qui ne me permettaient pas de dire non. Un contrat de cinq ans, ça ne se refuse pas. Bien sûr, il y a eu aussi des arrangements financiers. J'ai ensuite appelé Steven Martens, le CEO de l'Union belge, pour lui faire part de mon choix.
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Ecoute Steph, c'est simple. Les dirigeants de Zulte m'ont contacté et expliqué leur proposition. Ils m'ont cependant posé un ultimatum : je devais prendre ma décision très vite. Ils avaient évidemment besoin d'un entraîneur. Je n'ai donc pas trop hésité. S'ils m'avaient laissé plus de temps, peut-être que je n'aurais pas accepté. Ils m'ont mis dans des conditions qui ne me permettaient pas de dire non. Un contrat de cinq ans, ça ne se refuse pas. Bien sûr, il y a eu aussi des arrangements financiers. J'ai ensuite appelé Steven Martens, le CEO de l'Union belge, pour lui faire part de mon choix. Ecoute, j'étais entraîneur des Espoirs depuis trois mois. C'est vrai que j'avais le titre de directeur technique depuis mon arrivée en juillet, mais j'allais véritablement remplacer Michel Sablon à partir du 1er janvier. J'avais un accord avec la Fédé, qui me permettait de m'en aller pour un club du top 5 belge. Zulte, c'était quand même une exception. C'est le club de mon c£ur, avec lequel j'ai tout connu et j'ai grandi. Ce n'est pas plus compliqué de travailler à l'Union belge. La vie d'un coach de D1, c'est complètement différent. Disons que le poste à la Fédé, c'était beaucoup de gestion administrative. Ce n'était pas vraiment mon métier. En plus, le terrain me manquait énormément. Oui, c'est vrai. Depuis que je suis parti, il y a eu beaucoup de complications et de mauvais choix qui ont été faits. Je vais retenir une grande leçon de mon expérience à l'Union belge en tant que coach des Espoirs. J'ai un jour eu la chance de visiter les infrastructures du FC Bâle, qui a plus ou moins le même budget qu'Anderlecht. Son noyau A compte dix jeunes sous contrat pro, alors que chez les Mauves, il n'y en a peut-être que deux ou trois. En termes d'efficacité, il faut que l'on fasse des progrès. Il faut que la philosophie des clubs du pays change. A Zulte Waregem, je vais donc faire jouer les jeunes du club et aussi éviter de faire des transferts que l'on pourrait qualifier de doublons, vu nos jeunes. En Belgique, il faut axer la priorité sur la formation. Et ça se passera à Zulte également ! Actuellement, on occupe la 14e place, car on manque d'expérience mais aussi d'efficacité au milieu de terrain. La première chose va être de redonner la confiance à mes joueurs. Je ne vais pas faire de grands changements. J'ai déjà rappelé mon adjoint habituel Eddy Van Den Berghe qui s'occupait du noyau B. Habib Habibou et Moussa Maâzou ont aussi été rappelés. L'objectif maintenant est de prendre des points le plus vite possible. C'est très bien comme ça. Cela va obliger mes joueurs à se concentrer. Si on avait dû commencer par un club classé en dessous de nous, ils auraient beaucoup trop stressé. Ce match aurait été plus dur psychologiquement. En plus, affronter Gand, ça va me motiver. Si l'on gagne ces deux rencontres, il ne faudra plus s'inquiéter pour Zulte. Le plus important : la santé pour mes proches et moi. J'aimerais aussi pouvoir t'inviter à manger à Courtrai. Je n'ai pas oublié que tu m'as un jour invité à visiter les infrastructures de Valenciennes. Je souhaite aussi une merveilleuse année à tous les lecteurs de Sport/Foot-Magazine. On va devoir enchaîner Genk et Gand ? C'est très bien comme ça : cela va obliger mes joueurs à se concentrer.