Salut Barry, qu'est-ce que tu fais de beau ?

Boubacar Copa : Salut Steph, désolé de ne pas t'avoir répondu tout de suite. Je passais l'aspirateur ! Quand on n'a pas de matches, je dois aider ma femme. ( Rires)
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Boubacar Copa : Salut Steph, désolé de ne pas t'avoir répondu tout de suite. Je passais l'aspirateur ! Quand on n'a pas de matches, je dois aider ma femme. ( Rires) De toute façon, je n'ai pas le choix. Ma femme est fan de toi. J'ai donc la pression pour les questions. La victoire contre Malines nous a motivés. Je pense qu'avec Emilio Ferrera, ça peut se faire. Je ne me débine pas... Mais j'étais blessé quand Jacky était là, donc je ne peux pas juger. C'est vrai qu'on avait des lacunes tactiques. Emilio a, lui, des exigences hors norme à ce niveau-là. Avec Mathijssen et Jankovic, on était dans le doute. La finition était très mauvaise. Actuellement, la chance nous sourit et Emilio a réussi à combler nos lacunes. Et on a directement pu le voir face au KV. D'ailleurs, on râle pour ces matches annulés à cause du mauvais temps. On est dans une spirale positive, donc ça tombe mal. Lui, c'est comme le vin : plus il vieillit, meilleur il est. A Lokeren, je le supplie pour qu'il n'arrête pas. Actuellement, il souffre et ça se sent. Mais on aura besoin de lui pour se sauver ! C'est sûr qu'on attendait beaucoup de nous. On avait clairement le statut de favoris et on doit se remettre en question. D'ailleurs, on va bientôt jouer un match à Londres contre la Corée du Sud. Tout le monde pointe notre coach, Vahid Halilhodzic, comme responsable. Mais on a l'impression qu'il y a du politique derrière. Depuis deux ans, il fait du bon boulot. Ça serait dommage qu'il parte. A la CAN, on a peut-être eu trop confiance en nous. On s'est vu trop beaux. Ecoute Steph, c'est bien simple : nous, on n'a aucun problème avec Vahid. Quand ça va mal, c'est toujours l'entraîneur le premier à sauter. Ici, c'est plus un problème collectif, de groupe. Pendant les qualifications, on n'a perdu aucun match ! Il ne faut pas l'oublier. C'est vrai que contre l'Algérie, on a fait une mauvaise rencontre. Mais il ne faut pas tout remettre en cause pour ça. Bakari Koné, l'attaquant de Marseille. A onze ans, on jouait au foot dans la rue à deux. On gagnait cinq ou dix centimes par victoire au tournoi inter-quartiers. On a grandi ensemble et on fait toujours chambre commune en équipe nationale. Lui, c'est le grand frère, l'idole de tout un peuple. Didier, c'est Didier... C'est un footballeur fantastique. Il nous donne souvent des conseils et il reste humble. C'est le digne représentant de la Côte d'Ivoire. par stéphane pauwels (recueilli par tim baete ) - photos : reporters "Tactiquement, Emilio a des exigences hors normes. Avec Mathijssen et Jankovic, on était dans le doute..."