Alors Ben, comment tu te sens ?

Ecoute Steph, je ne peux pas aller mieux. Ce succès en Coupe de la Ligue est très important pour le club qui connaissait une période très difficile. Depuis plusieurs semaines, on est allumé dans tous les médias. Il fallait donc qu'on relève la tête d'autant qu'on restait sur une série négative historique (11 défaites en 12 matches).

Cette Coupe sauve-t-elle votre saison ?

Ça reste un trophée et c'est ce qu'on retient à la fin d'une carrière. Ça nous permet aussi de jouer l'Europe l'an prochain et c'est vital pour un club comme l'OM. Je crois aussi qu'on en attendait trop de cet OM. Faut être lucide, l'effectif est moyen. Si les onze titulaires sont dispos, ça va mais l'ensemble est trop juste pour briller avec les meilleurs. Dans ce contexte, on peut être satisfait de ce succès.

L'Equipe a été très dure par rapport au niveau de cette finale qu'elle a qualifiée de bouillie. Tu comprends ces critiques ?

Je le répète. Qu'est-ce qu'on attendait de nous ? On ne peut pas, d'un côté, nous critiquer sans arrêt sur notre niveau et, de l'autre, espérer que l'on joue comme le Barça. L'important, c'était de ramener ce trophée à nos supporters qui n'ont pas été gâtés cette saison. Mais j'ai eu le sentiment que Lyon était encore davantage sous pression. Les Lyonnais sont à la recherche d'un trophée depuis 2008. Ça commence à dater. Pour nous, il y avait aussi une question d'orgueil. Prouver que l'OM, ça reste le OM.

Didier Deschamps en prend aussi pour son grade ces derniers temps. Ça te choque ?

Moi je vois les chiffres. En trois ans, notre coach a ramené six trophées au club dont un titre de champion qu'il n'avait plus remporté depuis 1992. Ça n'empêche que quand ça ne rigole pas comme ces dernières semaines, tu sais que tu vas ramasser. L'OM c'est pas Sochaux, la pression, ici, elle est constante, t'es obligé de vivre avec. Je le répète : qu'est-ce qu'on attendait de nous ? Qu'on élimine le Bayern ? T'as vu la différence de qualité entre les deux effectifs ? On peut déjà être très fier d'avoir atteint les quarts de finale de la Ligue des Champions. Notre coach fait avec les moyens du bord. L'argent est moins présent que par le passé et donc, les joueurs à sa disposition sont moins bons.

On a aussi beaucoup parlé du match face à Montpellier où vous auriez délibérément levé le pied à cause de la rivalité légendaire avec le PSG...

Tu sais bien que c'est de la foutaise. On est des joueurs pros et y a des primes qui sont en jeu. Le truc, c'est qu'ils étaient meilleurs que nous ce jour-là. Point. Je comprends que nos supporters préfèrent que Montpellier soit champion et si c'est le cas, je les féliciterai. Mais moi, Paris ou Montpellier, c'est la même chose. Et je ne suis certainement pas quelqu'un qui se laisse faire quand il monte sur le terrain...

PROPOS RECUEILLIS PAR THOMAS BRICMONT

" Faut être lucide, l'effectif de l'OM est moyen. "

Ecoute Steph, je ne peux pas aller mieux. Ce succès en Coupe de la Ligue est très important pour le club qui connaissait une période très difficile. Depuis plusieurs semaines, on est allumé dans tous les médias. Il fallait donc qu'on relève la tête d'autant qu'on restait sur une série négative historique (11 défaites en 12 matches). Ça reste un trophée et c'est ce qu'on retient à la fin d'une carrière. Ça nous permet aussi de jouer l'Europe l'an prochain et c'est vital pour un club comme l'OM. Je crois aussi qu'on en attendait trop de cet OM. Faut être lucide, l'effectif est moyen. Si les onze titulaires sont dispos, ça va mais l'ensemble est trop juste pour briller avec les meilleurs. Dans ce contexte, on peut être satisfait de ce succès. Je le répète. Qu'est-ce qu'on attendait de nous ? On ne peut pas, d'un côté, nous critiquer sans arrêt sur notre niveau et, de l'autre, espérer que l'on joue comme le Barça. L'important, c'était de ramener ce trophée à nos supporters qui n'ont pas été gâtés cette saison. Mais j'ai eu le sentiment que Lyon était encore davantage sous pression. Les Lyonnais sont à la recherche d'un trophée depuis 2008. Ça commence à dater. Pour nous, il y avait aussi une question d'orgueil. Prouver que l'OM, ça reste le OM. Moi je vois les chiffres. En trois ans, notre coach a ramené six trophées au club dont un titre de champion qu'il n'avait plus remporté depuis 1992. Ça n'empêche que quand ça ne rigole pas comme ces dernières semaines, tu sais que tu vas ramasser. L'OM c'est pas Sochaux, la pression, ici, elle est constante, t'es obligé de vivre avec. Je le répète : qu'est-ce qu'on attendait de nous ? Qu'on élimine le Bayern ? T'as vu la différence de qualité entre les deux effectifs ? On peut déjà être très fier d'avoir atteint les quarts de finale de la Ligue des Champions. Notre coach fait avec les moyens du bord. L'argent est moins présent que par le passé et donc, les joueurs à sa disposition sont moins bons. Tu sais bien que c'est de la foutaise. On est des joueurs pros et y a des primes qui sont en jeu. Le truc, c'est qu'ils étaient meilleurs que nous ce jour-là. Point. Je comprends que nos supporters préfèrent que Montpellier soit champion et si c'est le cas, je les féliciterai. Mais moi, Paris ou Montpellier, c'est la même chose. Et je ne suis certainement pas quelqu'un qui se laisse faire quand il monte sur le terrain... PROPOS RECUEILLIS PAR THOMAS BRICMONT " Faut être lucide, l'effectif de l'OM est moyen. "