Jona, est-ce que Bruges va mal ?

Jonathan Blondel : C'est sûr qu'il y a un petit malaise. Nos résultats ne sont pas dignes du Club Bruges. Ça fait trois, quatre ans qu'on n'est pas bon. Ça n'est plus possible. Pour l'instant, on est clairement sous pression.
...

Jonathan Blondel : C'est sûr qu'il y a un petit malaise. Nos résultats ne sont pas dignes du Club Bruges. Ça fait trois, quatre ans qu'on n'est pas bon. Ça n'est plus possible. Pour l'instant, on est clairement sous pression. Ce n'est pas faux, mais nos deux nuls face au PAOK Salonique et Zagreb devaient être des victoires. On devait clairement deux fois prendre les trois points. Maintenant, on a deux rencontres importantes pour se qualifier. C'est vrai qu'actuellement, il y a un contraste entre cette compétition et le championnat. Si tout va bien, on devrait se qualifier en coupe d'Europe. Steph, tu te trompes... Je n'ai pris que trois cartes rouges dans toute ma carrière. Mais on veut toujours me faire passer pour un casseur et un démolisseur. Je ne vais quand même pas changer ma manière de jouer. Je suis un milieu récupérateur et j'ai donc logiquement un jeu agressif. Une chose est sûre : je ne veux plus parler à la presse, qui ne cesse de me traiter de bandit. Quand tout va bien, on ne parle pas de moi. Par contre, quand un tacle passe mal, je me fais massacrer. Au final, je ne parle plus qu'à toi. Je ne suis pas un faux cul, je ne parle pas avec des gens qui me traitent de terroristes. Même à Studio 1, des choses m'énervent. Je peux t'assurer que Javaux n'a pas toujours raison dans ses analyses. Quand tu veux analyser une phase, il faut le faire dans son ensemble, ce n'est pas son cas. C'est mon caractère. Je suis quelqu'un d'impulsif. J'en parle d'ailleurs avec mon coach. Mais changer de caractère n'est pas facile. T'en sais d'ailleurs quelque chose ! Je te dirai ça dans trois semaines. On doit jouer contre Anderlecht, qui n'est pas fantastique non plus pour le moment. Je viens de renouveler mon contrat pour quatre ans. Je suis très heureux à Bruges, malgré le fait que ça fait un mois que je suis sur le banc. J'y ai trouvé mon équilibre. Peut-être, mais j'en ai quand même marre qu'on me prenne pour une petite frappe ! Je ne suis pas un bon client pour les médias, c'est vrai. Mais il faut absolument qu'on arrête de me stigmatiser. Si je ne dis pas Bruges, je vais me faire virer. ( il rit) Quand tu veux analyser une phase, il faut le faire dans son ensemble, ce n'est pas le cas de Javaux.