Salut Jonathan !

Jonathan Blondel : Attends deux secondes, Steph ! J'ai le petit Ilan, mon fils dans les bras. Voilà...
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Jonathan Blondel : Attends deux secondes, Steph ! J'ai le petit Ilan, mon fils dans les bras. Voilà... Non, en effet. C'est à cette époque, l'an passé, que tout a commencé à foirer. Quelques mois auparavant, François Sterchele nous avait quittés. Après, j'ai perdu ma grand-mère, dont j'étais très proche, ma tante, et ma femme a fait une fausse couche. Je dois avouer que j'étais au fond du trou. Le fait d'être papa depuis maintenant un mois et demi a complètement changé la donne. Ecoute, je n'ai de comptes à rendre à personne. C'est vrai que j'ai fait des conneries, mais on exagéré. Je suis rangé depuis trois ans. Mais toutes ces histoires ne m'empêcheront pas d'en boire une de temps en temps. Je suis Mouscronnois, Steph... Tu sais ce que c'est ! Bah oui. J'habite à Mouscron et j'y ai joué. Ça me fait mal au c£ur... Ce club était une famille pour moi. A Tottenham, personne ne me disait bonjour le matin. Mouscron, c'était un club convivial, comme Bruges maintenant. Je ne me retrouve pas dans l'équipe actuelle. Il y a beaucoup d'étrangers et pour un gars comme moi issu du Futurosport, ça fait bizarre. Après moi, Van Gijseghem, Lestienne et François ont éclos. Si Mouscron disparaît, les jeunes de la région n'auront plus l'occasion de s'exprimer. Beaucoup de personnes m'y ont aidé mais c'est surtout Steve Dugardein qui m'a épaulé, tel un grand frère ! J'espère avoir trois enfants. Mais il ne faut pas oublier que je n'ai que 25 ans. A l'époque, lorsque je ne jouais pas bien, on m'avait enterré comme si j'étais un vieux joueur. C'est vrai que j'ai déjà 200 matches dans les jambes. J'y suis parti beaucoup trop jeune. Ce n'était pas du tout un club convivial. Je me suis planté. C'est sûr qu'on va gagner au moins quelque chose : soit la Coupe, soit le championnat. On a tout simplement un bon entraîneur. Oui. Les autres n'osent pas le dire, mais c'est clairement mieux. Mathijssen ne parlait pas. On ne savait jamais rien. Avec le Néerlandais, il y a du dialogue. D'ailleurs, les deux fois où j'étais sur le banc, il m'a expliqué tactiquement son choix. C'est clair comme discours. En plus, il est hyper positif avec les jeunes. C'est un grand communicateur. Oui, dans un milieu à trois, du côté gauche. C'est l'endroit sur le terrain, où je me sens le mieux. Koster s'en est rendu compte. Plus je vieillis, plus je me rends compte que je suis un milieu récupérateur. Parce qu'à l'école, c'était catastrophique et qu'il n'y a qu'en foot où je suis bon. J'étais aussi un fan de Zizou. Dirar ou Vargas. Les étrangers ont eu besoin de temps pour s'habituer, mais avec Koster, ils sont en train d'exploser. François, évidemment. Tous les jours, on voit son casier avec son maillot et ses chaussures. Son sourire nous manque énormément... par stéphane pauwels (recueilli par tim baete ) - photos : reporters Au Club, le meilleur c'est Dirar ou Vargas. Et Koster, c'est clairement mieux que Mathijssen.