Alors Christian, t'es un peu moins fainéant maintenant ?

Christian Benteke : Ce qu'a dit Bölöni m'avait vraiment blessé. Mes parents, eux aussi, ont été très choqués. Les propos de mon ancien coach remettaient en quelque sorte l'éducation qu'ils m'avaient donnée. Mais faut être honnête aussi : ça m'a fait du bien qu'il dise cela ! Quand je suis arrivé à Courtrai, ça m'a boosté. Mon père m'a demandé de réagir et de donner tort à Bölöni. Leekens ne m'a pas tenu de grands discours. Il a agi différemment que Bölöni.
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Christian Benteke : Ce qu'a dit Bölöni m'avait vraiment blessé. Mes parents, eux aussi, ont été très choqués. Les propos de mon ancien coach remettaient en quelque sorte l'éducation qu'ils m'avaient donnée. Mais faut être honnête aussi : ça m'a fait du bien qu'il dise cela ! Quand je suis arrivé à Courtrai, ça m'a boosté. Mon père m'a demandé de réagir et de donner tort à Bölöni. Leekens ne m'a pas tenu de grands discours. Il a agi différemment que Bölöni. Non, mais par contre, il m'a travaillé au mental. Il m'a testé... A l'entraînement, pendant que les autres jouaient au ballon, je devais courir. Et je me suis tu. C'était la technique Leekens, et fallait vraiment pas que je râle. C'est plus qu'un bon entraîneur ! Il s'occupe vraiment de tout, même en dehors du terrain. Je vais te faire sourire, Steph, mais c'est lui qui a fait repeindre, en des couleurs plus vives, le vestiaire et les installations. Ça manquait de vie, et il en a remis dans le vestiaire en y ajoutant des couleurs. C'est vraiment bizarre. Notre objectif était de ne pas figurer parmi les deux derniers, et on se retrouve à jouer les play-offs 1. C'est vraiment génial, même si notre équipe est composée de mecs qui partiront sans doute l'an prochain, parce que beaucoup sont en prêt. C'est aussi ce qui nous a poussés à prendre le pari en début de championnat de passer une belle année ensemble. On a vraiment un groupe extra ! Un exemple : les Flamands nous parlent français pour nous permettre de nous intégrer. Bah, c'est bien simple. Leekens nous a dit : " Soit vous vous contentez du top 6 et votre saison est terminée ! Soit vous avez de la fierté et vous ne voulez pas être ridicules ! " Il nous a fait passer un message : Courtrai ne doit pas devenir une proie facile pour les autres clubs. On a un groupe de revanchards et on va encore le prouver. Je suis Liégeois et j'ai envie de réussir dans le club de la ville où j'ai grandi. C'est maintenant à Luciano D'Onofrio de décider de mon avenir. Mais je vais franchir une nouvelle étape avant d'aller à l'étranger. Et cette étape, c'est le Standard ! Ouais, mais j'y retourne souvent, notamment pour aller voir mon pote Mehdi Carcela. Quand on était petits, on a joué ensemble en rue à Droixhe. C'est sûr que Courtrai est une ville calme et qu'à Liège, 'y a plus d'ambiance. Mais on y peut-être un peu trop tenté par les sorties nocturnes. Et donc, on fait parfois le con. Cette année, la tranquillité de Courtrai m'a fait du bien. Elle m'a poussé à être plus pro. Je sais ce qu'il faut faire pour réussir !par stéphane pauwels (recueilli par tim baete ) - photos : reporters "Maintenant, je sais ce qu'il faut faire pour réussir ! Et c'est à Luciano D'Onofrio de décider de mon avenir."