LA STAR : NICOLAE MARIUS DICA

Prototype même du buteur, Nicolae Marius Dica est sans cesse aux aguets, aux alentours du rectangle. L'international roumain n'apporte guère sa contribution au travail défensif. Il se réserve pour sa mission : marquer. En 211 matches parmi l'élite de son pays, jusqu'à présent, il a déjà inscrit 88 buts. Opportuniste, il se distingue aussi par son sang-froid et une technique de frappe impeccable, de la tête et des deux pieds. Tirs au sol, headings, lucarnes, il maîtrise toute la gamme. Il n'a pas un gabarit impressionnant (1m81 pour 73 kg) mais so...

Prototype même du buteur, Nicolae Marius Dica est sans cesse aux aguets, aux alentours du rectangle. L'international roumain n'apporte guère sa contribution au travail défensif. Il se réserve pour sa mission : marquer. En 211 matches parmi l'élite de son pays, jusqu'à présent, il a déjà inscrit 88 buts. Opportuniste, il se distingue aussi par son sang-froid et une technique de frappe impeccable, de la tête et des deux pieds. Tirs au sol, headings, lucarnes, il maîtrise toute la gamme. Il n'a pas un gabarit impressionnant (1m81 pour 73 kg) mais son timing lui permet de gagner de nombreux duels aériens et sa vitesse de se démarquer rapidement. Il a été un des héros des demi-finales de la Coupe de l'UEFA face à Middlesbrough, en mai dernier, même si son but n'a pas évité l'élimination in extremis du Steaua. Dica, né le 9 mai 1980, espérait que ses exploits lui ouvriraient d'autres horizons, afin de poursuivre son développement. Le Steaua lui avait promis de le libérer. Alléché, Saint-Etienne a négocié son transfert mais les 4 millions d'euros demandés par Bucarest, auquel l'avant est lié pour une saison encore, ont rebuté le club français. Le jeune homme, simple et frais, n'en tient apparemment pas rigueur à son club. Sa qualification pour la Ligue des Champions semble lui suffire. Elle met fin à dix ans de disette pour le Steaua, en tout cas. Dica a fait ses débuts au Dacia Pitesti, un club de sa ville natale. Deux ans plus tard, il a été transféré au FC Arges Pitesti, un club de D1. Il a fait son entrée parmi l'élite à 20 ans, en 2000. Le Steaua l'a embauché durant la saison 2003-2004. Il a déjà une certaine expérience : il compte 26 matches sur la scène européenne, où il a marqué huit buts. Il a été repris en équipe nationale peu avant son transfert à Bucarest, le 11 octobre 2003, lors d'un match amical contre le Japon. Depuis, il a pris part à 14 matches, sans obtenir le même rendement qu'avec ses clubs, puisqu'il n'a encore trouvé le chemin des filets qu'à une seule reprise, contre Chypre. Dès sa qualification acquise au détriment du Standard, le Steaua a engagé Ovidiu Petre, un médian international que Cosmin Olaroiu connaît depuis qu'il a travaillé au FCU Poli Timisoara, et l'avant français de Charleroi, Cyril Théréau. " Sans ces renforts, l'équipe était bonne en championnat mais n'était pas suffisante pour la Ligue des Champions ". L'entraîneur mise sur la robustesse de ses joueurs, tous d'une taille appréciable, et évolue en 4-4-2 classique. Selon les circonstances, il développe son jeu ou pratique le contre. Petre, un médian chevronné, se rétablit d'une opération et ne sera utilisé que comme joker en début de campagne. En attendant, Sorin Paraschiv, un talentueux médian de 25 ans, dirige la man£uvre. La défense est solide et fiable. Devant, le Steaua peut compter sur le sens du but de Nicolae Marius Dica. Le club roumain a un autre atout de taille : l'enthousiasme de son public.