Ces dernières années, l'AS Monaco était devenu le symbole français de ce qu'il ne fallait pas faire. Transferts " en veux-tu en voilà ", terreau d'has-been (rappelez-vous Christian Vieri ou Marco Di Vaio) ou coups de pub foireux (n'est-ce pas FreddyAddu...). Cet été, les dirigeants monégasques ont décidé de tirer un trait sur cette politique irraisonnée et plaider pour un retour aux vieilles recettes. Et pour ce faire, exit Ricardo, dont le bilan sur deux saisons est famélique, et bonjour Guy Lacombe avec qui généralement ça passe ou ça casse. Pour l'heure, ça passe même plutôt bien. Après dix journées, Moustache est parvenu à hisser l'ASM à la seconde place de la L1,...

Ces dernières années, l'AS Monaco était devenu le symbole français de ce qu'il ne fallait pas faire. Transferts " en veux-tu en voilà ", terreau d'has-been (rappelez-vous Christian Vieri ou Marco Di Vaio) ou coups de pub foireux (n'est-ce pas FreddyAddu...). Cet été, les dirigeants monégasques ont décidé de tirer un trait sur cette politique irraisonnée et plaider pour un retour aux vieilles recettes. Et pour ce faire, exit Ricardo, dont le bilan sur deux saisons est famélique, et bonjour Guy Lacombe avec qui généralement ça passe ou ça casse. Pour l'heure, ça passe même plutôt bien. Après dix journées, Moustache est parvenu à hisser l'ASM à la seconde place de la L1, à une longueur du champion en titre bordelais. Un ranking que ce club historique (7 fois champion et dernière équipe hexagonale a s'être retrouvée en finale de la Ligue des Champions en 2004) n'avait plus connu depuis cinq longues saisons. Pour expliquer ce retour au premier plan, il y a ce mercato intelligent : cinq éléments sont venus gonfler les rangs monégasques à l'intersaison : Djimi Traoré, SébastienPuygrenier, Eduardo Costa, Mathieu Coutadeur, tous des routiniers des luttes franco-françaises. Seul Eidur Gudjohnsen, l'arrivée classieuse estivale, n'avait jamais mis un pied en L1. Et n'est d'ailleurs pas encore une réussite puisqu'il ne compte aucun but en 4 rencontres. Mais c'est surtout du côté de Néné qu'il faut zieuter pour comprendre le renouveau monégasque. Ce milieu offensif brésilien est l'actuel meilleur buteur du championnat avec neuf réalisations. Il reste d'ailleurs sur deux doublés face à Lens et Boulogne où il a pu faire étalage de sa magnifique technique de frappe. Mais tout n'a pas toujours été rose pour ce virtuose. Revenu en juin sur la pointe des pieds d'un prêt à l'Espanyol Barcelone, son premier passage derrière le Rocher en 2007-2008 n'était pas marqué du sceau de la réussite, malgré 5 buts et 10 passes décisives. Sa relation conflictuelle avec Ricardo et son côté fantasque n'aidaient en rien. Aujourd'hui Néné revit à 28 ans et rêve même de Coupe du Monde avec la Seleçao. Pour voir l'Afrique du Sud, reste à garder la même carburation et écouter les conseils de son coach, Lacombe : " La réussite, il faut l'animer : c'est comme une maîtresse, il ne faut surtout pas la lâcher, sinon elle va vite ailleurs... " CLASICO GRIPPÉ. Marseille-Paris n'a pas eu lieu pour cause de grippe A. Trois joueurs parisiens avait été diagnostiqués malades. " La Commission d'experts médicaux a recommandé formellement à l'unanimité de reporter le match et de placer les joueurs et l'encadrement du PSG en isolement pendant les 72 heures à venir ", pouvait-on lire du communiqué de la Ligue. Ce report a évidemment fait jaser. L'annonce de l'annulation faite dimanche jour du match a été difficilement comprise par la direction marseillaise. Le fait que Jérémy Clément (dont on soupçonne qu'il ait été touché par la grippe) soit du voyage posait question également. En marge de ce Clasico postposé, de violents affrontements entre supporters ont, eux, malheureusement eu lieu. LEROY SONNÉ. Après avoir reçu un coup de coude de Mapou Yanga-Mbiwa (Montpellier), le milieu offensif rennais s'est écroulé, a perdu un temps connaissance, avant de retrouver les vestiaires. Les conséquences de ce choc sont lourdes : fracture de la pommette. ERIC CHELLE (Lens) a fait un malaise vagal à la fin du match contre Toulouse. Après être remonté au jeu, le défenseur lensois s'est de nouveau senti mal au coup de sifflet final. Après celui de Bafé Gomis, c'est le deuxième malaise vagal d'un joueur de L1 cette saison. MICKAËL LANDREAU a retrouvé le terrain ou plutôt le banc après trois mois d'indisponibilité faisant suite à une lourde blessure au genou. Cela avait pour cadre la rencontre entre Lille et Genoa (3-0) en Europa League. Par contre, le gardien n'était pas présent sur la feuille de match à Auxerre en championnat. THOMAS BRICMONT