15 octobre, dixième journée. La saison du Standard commence. Enfin. Lors du match précédent, il y a eu la défaite à Anderlecht mais c'est comme si tout le monde dans le club, à ce moment-là, avait commencé à y croire. Une direction qui descend dans le vestiaire pour féliciter les joueurs après une défaite dans un clasico, ça n'arrive pas tous les jours.
...

15 octobre, dixième journée. La saison du Standard commence. Enfin. Lors du match précédent, il y a eu la défaite à Anderlecht mais c'est comme si tout le monde dans le club, à ce moment-là, avait commencé à y croire. Une direction qui descend dans le vestiaire pour féliciter les joueurs après une défaite dans un clasico, ça n'arrive pas tous les jours. Et donc, ce 15 octobre, Courtrai vient à Sclessin. La saison commence vraiment parce que Ricardo Sa Pinto dispose sur la pelouse ce qui va devenir son équipe invariablement type. Plusieurs joueurs ont compris qu'ils ne devaient plus espérer, au mieux, qu'un statut de réservistes. Fruit des réflexions du coach après des semaines de galère. Citons : Collins Fai, Réginal Goreux, Alexander Scholz, Duje Cop, Dieumerci Ndongala - Merveille Bokadi, gravement blessé, est un cas à part. Dehors ! Ils ont eu leur chance. Plusieurs fois. Ils ne l'ont jamais saisie, donc le train démarre sans eux. Ce sont autant d'évidences depuis mi-octobre : duo central défensif Kostas Laifis - Christian Luyindama, duo de backs Sébastien Pocognoli - Luis Pedro Cavanda, duo médian récupérateur Razvan Marin - UcheAgbo, duo d'ailiers Edmilson - Paul-José Mpoku, duo d'attaque Orlando Sá - Carlinhos. On y ajoute le solo Guillermo Ochoa dans le but, la messe est dite. Et donc, Ricardo Sa Pinto n'a presque plus jamais varié entre-temps. Et cette équipe-type a démarré sur une chouette série de dix points sur douze. Pour se rapprocher de ce Top 6 que le Portugais dit être certain d'atteindre en fin de phase régulière. D'une machine à encaisser (deux défaites en prenant quatre buts lors des cinq premières journées), le Standard est devenu une machine à marquer (avec trois fois trois buts marqués lors de la série en question). La réception de Courtrai, vraiment, a été un tournant. Aujourd'hui, on n'évoque même plus une possible troisième saison consécutive sans play-offs 1. Et ce licenciement de Sa Pinto, qu'on disait programmé au moment où ça allait si mal ? " Casino ", commenterait le Richard. Traduction : " N'importe quoi. " Les patrons de la maison rouche, peu patients et tolérants avec les trois entraîneurs précédents, l'ont maintenu en place pendant que tant d'autres clubs changeaient de coach. Et si c'était ça, la meilleure preuve d'un début de sagesse dans les bureaux ? À confirmer. par Pierre Danvoye