La Grèce hier, Charleroi aujourd'hui... Les exemples ne manquent pas pour démontrer qu'une équipe bien huilée, soudée et solidaire, même composée de joueurs moyens, fera souvent de bien meilleurs résultats qu'une constellation de vedettes égoïstes en transit. Comme un âne butant sans cesse sur la même pierre, on ne semble toujours pas l'avoir compris dans le clan D'Onofrio. Où plutôt devrais-je écrire qu'on préfère l'ignorer ! Certes, on pourrait...

La Grèce hier, Charleroi aujourd'hui... Les exemples ne manquent pas pour démontrer qu'une équipe bien huilée, soudée et solidaire, même composée de joueurs moyens, fera souvent de bien meilleurs résultats qu'une constellation de vedettes égoïstes en transit. Comme un âne butant sans cesse sur la même pierre, on ne semble toujours pas l'avoir compris dans le clan D'Onofrio. Où plutôt devrais-je écrire qu'on préfère l'ignorer ! Certes, on pourrait considérer que faire venir des vedettes internationales est une bonne chose pour notre football. Encore faudrait-il qu'elles ne repartent pas avant d'avoir pu s'intégrer au système ! Le parfait exemple de la stupide politique de l'homme fort de Sclessin est MilanRapaic. Un nom, mais surtout une vraie catastrophe ! Soit il est au sol, soit il est occupé à re-nouer les lacets (une dizaine de fois par match). Il est trop lent pour prendre son arrière de vitesse (pour un ailier, c'est grave !) et n'effectue presque aucun travail de récupération. Que lui reste-t-il, dès lors ? Sa fameuse passe ? Il l'a visiblement oubliée en chemin. Je vous invite à visionner la vidéo de ses matches : même ses coups de coin atterrissent deux fois sur trois sur le premier défenseur adverse ! Qui plus est, il semblerait que sa majesté Milan ne supporte pas la critique : il paraît qu'il ne veut plus parler à un journaliste pour la simple raison que ce dernier lui aurait donné une mauvaise cote après la rencontre contre Ostende ! Et pendant ce temps-là, un Jonathan Walasiak se morfond sur le banc en pleine crise de confiance. Même lorsque le Croate est pire que mauvais, celui-ci demeure sur la pelouse. On ne retire évidemment pas un joueur protégé par le frère de l'entraîneur ! Doit-on s'étonner, dans ces conditions, que les échos venant des vestiaires ne font pas état d'une bonne ambiance dans le groupe ? La différence avec les Zèbres était tout aussi frappante durant la rencontre que pendant le botté des penalties : dans le rond central, d'un côté, un clan compact ; de l'autre, des joueurs éparpillés en groupuscules. Si Georget Bertoncello est volontiers provocateur et excessif lorsqu'il affirme que " le Standard ne sera plus jamais champion ", j'ajouterai pour ma part " tant que ce club sera dirigé par un individu pensant d'abord à son intérêt personnel ". Stéphane Debatty, Liège.