Les Liégeois ont oublié les déceptions dues à l'élimination en Coupe de Belgique par la grâce d'un bon match contre le Westerlo de Jan Ceulemans. Si la première mi-temps fut surtout éclairée par un raid victorieux d' Emile Mpenza, on retint aussi les distances entre les lignes face à un adversaire qui opta pour le spectacle, pas pour le béton. Après le repos, le Standard rapprocha ses secteurs et étouffa progressivement Westerlo...

Les Liégeois ont oublié les déceptions dues à l'élimination en Coupe de Belgique par la grâce d'un bon match contre le Westerlo de Jan Ceulemans. Si la première mi-temps fut surtout éclairée par un raid victorieux d' Emile Mpenza, on retint aussi les distances entre les lignes face à un adversaire qui opta pour le spectacle, pas pour le béton. Après le repos, le Standard rapprocha ses secteurs et étouffa progressivement Westerlo. Les Rouches signèrent des plages de match de grande qualité. Six succès de rang, c'est aussi impressionnant que les deux buts d'un Emile Mpenza dont le moteur monte en puissance. La perle noire veut que son équipe " continue de la sorte à Patro Eisden (sic) ". Il ne faudra pas donner le volant de l'autocar à Emile. Le Standard a évidemment rendez-vous à Heusden-Zolder, pas à Eisden. Cela dit, Dominique D'Onofrio est en train de réussir un truc pas banal du tout. Quand le Standard transféra à tours de bras, en début de saison, il était évident que la sauce ne prendrait pas tout de suite. Le processus de synthèse passa par trois défaites. Le temps a heureusement fait son £uvre. Depuis le début des années 80, trois des quatre entraîneurs les plus marquants du Standard ( Raymond Goethals, Robert Waseige et Arie Haan) ont procédé avec des noyaux limités. Ils préféraient travailler de la sorte. Tomislav Ivic et Dominique D'Onofrio héritèrent de gros noyaux. Dans le cas de Tomislav Ivic, il y avait de tout dans son groupe, du très bon au plus que moyen. Dominique D'Onofrio a du bon matériel mais ce n'est pas facile à gérer. Tout le monde a envie de jouer et dans un groupe aussi vaste, cela peut attiser les frustrations. Jürgen Cavens, par exemple, vit mal la maigreur de son temps de jeu. Face à Westerlo, le coach liégeois a dû parer au remplacement de deux suspendus, Joseph Enakarhire et Almani Moreira, tandis que le grand Alexandros Kaklamanos cédait sa place en pointe à Sambegou Bangoura. Ce fut fait sans trop de problèmes même si Mohammed El Yamani ne fut pas à la fête. En seconde mi-temps, Dominique D'Onofrio fit régulièrement monter des troupes fraîches sans que cela perturbe, au contraire, l'équilibre tactique du Standard. Cette richesse bien gérée, et l'énorme joie de jouer du groupe, sont devenus des atouts très importants. (P. Bilic)Propos recueillis par Bruno Govers