Le Standard est à nouveau en tête du classement et conserve ce soir, à Zulte Waregem, une chance de se qualifier pour la finale de Coupe de Belgique dont le premier participant a été connu hier à Mouscron (qui avait gagné 0-1 à Charleroi à l'aller).
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Le Standard est à nouveau en tête du classement et conserve ce soir, à Zulte Waregem, une chance de se qualifier pour la finale de Coupe de Belgique dont le premier participant a été connu hier à Mouscron (qui avait gagné 0-1 à Charleroi à l'aller). Lors du match aller à Sclessin, les Rouches avaient perdu 1-2 et gagné l'assurance que leur capitaine Sergio Conceiçao ne serait plus avec eux pour très longtemps cette saison suite à son exclusion et sa réaction envers l'arbitre. D'aucuns, à l'époque, avaient estimé que c'en était fini de toutes les chances du Standard pour cette saison. Mais c'était, comme relevé déjà, sans jeter un coup d'£il attentif au noyau des frères D'Onofrio. Même quand Jorge Costa se blesse, la défense reste solide et il y a toujours assez d'attaquants pour meubler les positions. Un bon gardien comme socle et c'est tout bon. On l'a dit souvent : le style du Standard c'est de ne pas en avoir. Le ballon le plus vite possible devant - avec ou sans détour par les ailes - et vive la pression sur l'adversaire. En fin de compte, le plus gros travail à effectuer sur les joueurs a été de les persuader que ça marcherait. Quitte à énerver prodigieusement leur coach Dominique, qui signalait pourtant le plus souvent possible que " notre plus grand ennemi serait nous-mêmes ". A force de taper sur le même clou, le message passe... même sans Conceiçao. Les Rouches ont plus que jamais la possibilité de remporter le titre et, étonnamment, plus le verdict approche, plus ils restent calmes. Cela peut s'expliquer par la somme de joueurs d'expérience, un entourage comptant des Michel Preud'homme et Stéphane Demol et... un médecin champion olympique comme avant-centre avec la Yougoslavie en handball en 1972 ! Car Nebosja Popovic est un cas : chirurgien orthopédiste au CHU de Liège, il apporte compétence médicale et vécu sportif de très haut niveau aux joueurs. Mais même si le Standard devenait champion, les choses changeront la saison prochaine. Pourquoi modifier les bonnes habitudes ? Stéphane Demol sera devenu l'adjoint de René Vandereycken chez les Diables Rouges. Sur le banc, tout sera possible : un nouvel adjoint ( Fred Tilmant ?) ou Dominique D'Onofrio qui redevient T2. Et puis, il y a le cas Preud'homme. On sait que la Ligue Pro en a fait son favori pour la présidence de l'Union Belge et c'est une très bonne nouvelle. On espère qu'il accepte finalement. D'abord pour le Standard parce qu'il sera débarrassé d'un gros salaire. Poussons le cynisme jusqu'au bout : Preud'homme n'a pas spécialement réussi à tempérer certaines tendances autodestructrices dans son club de toute manière et c'est Luciano D'Onofrio qui décide au final de tout ce qui concerne les transferts : choix, timing, salaires. Soyons clairs : les compétences de Preud'homme resteront toujours sous-utilisées au Standard parce qu'il n'en est pas le patron, seulement le directeur sportif. A partir du moment où le président de l'Union Belge devra choisir entre cette fonction et une autre dans un club, tout est très évident. Preud'homme n'est pas dans les chaussures d'un Roger Vanden Stock, qui possède pratiquement Anderlecht. Par contre, il constitue un trésor de bienfaits pour le foot belge dans son ensemble. D'abord parce qu'il vient du terrain, développe un charisme international, a très rapidement étonné à la fédération par son intelligence et sa connaissance des dossiers. Sans compter qu'il a terminé premier de notre dernier Top 100 et qu'il y a des années qu'on pleure pour qu'un ancien joueur arrive à ce niveau, cela fait suffisamment de qualités pour qu'on le plébiscite. Comme on l'a déjà écrit, il peut devenir notre Michel Platini (magnifiquement reconverti dans les sphères dirigeantes). D'accord, il y a un gros problème : la fonction de président fédéral n'est pas rémunérée et Preud'homme ne va certainement pas travailler pour rien. Les frais de fonctionnement existent, mais ce n'est pas un salaire. Après tout, la Maison de Verre est en pleine rénovation et une solution pourrait être dégagée. john baete