FORCES ET FAIBLESSES

Après le départ des expérimentées Maud Coutereels, qui aura fait l'aller-retour entre le Standard et le LOSC, et Justine Blave, partie prêter main forte à l'Eendracht Alost suite à l'accession du club en Super League, le Standard Fémina n'a pas encore été en mesure de renforcer sa défense. Ce qui, numériquement, risque de poser problème. C'est donc bien dans ce secteur de jeu que pourrait résider la principale faiblesse des Liégeoises, qui ont été dans l'obligation d'évoluer dans un 3-4-3 encore inédit lors de leurs matches de préparation.
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Après le départ des expérimentées Maud Coutereels, qui aura fait l'aller-retour entre le Standard et le LOSC, et Justine Blave, partie prêter main forte à l'Eendracht Alost suite à l'accession du club en Super League, le Standard Fémina n'a pas encore été en mesure de renforcer sa défense. Ce qui, numériquement, risque de poser problème. C'est donc bien dans ce secteur de jeu que pourrait résider la principale faiblesse des Liégeoises, qui ont été dans l'obligation d'évoluer dans un 3-4-3 encore inédit lors de leurs matches de préparation. Malgré tout, le recrutement des deux milieux défensives, Yuna Appermont et Aster Janssens, venues de Genk, sera profitable aux Rouches afin de renforcer une défense ratiboisée. L'animation offensive, elle, sera boostée par l'arrivée d'une attaquante de choix, la Red Flame Davinia Vanmechelen. Le Standard reste toujours l'une des équipes les plus compétitives du championnat et figure parmi les candidats les plus sérieux pour briser la mainmise d'Anderlecht sur le foot belge. Le Français Hamide Lamara, débarqué en 2016 depuis le foot provincial masculin, emmène une dernière fois l'équipe au sommet du football féminin belge en décrochant en 2017 son vingtième titre (le septième consécutif), avant que l'hégémonie liégeoise ne prenne fin en raison des nombreux départs des joueuses ayant fait son succès. Le Standard lui fait confiance pour reconstruire une équipe qui parviendra à soulever la Coupe de Belgique en 2018. Un an plus tard, le travail effectué dans la section féminine du club lui permet de décrocher le Lion belge, prix récompensant chaque année le meilleur entraîneur d'origine maghrébine évoluant en Belgique. Il succède alors à un certain Karim Belhocine. Le Standard Fémina compte de nouveau tutoyer les sommets. Après une saison conclue par une seconde place et trois participations consécutives à la finale de la Coupe de Belgique, les Liégeoises auront à coeur de faire mieux en décrochant la victoire finale, au moins dans l'une de ces deux compétitions.IN Yuna Appermont & Aster Janssens (KRC Genk Ladies), Davinia Vanmechelen (PSV, Ned), Kayleigh Van Schaijk (SC't Zand, Ned). OUT Justine Blave (SC Eendracht Alost), Lea Cordier (Brighton), Maud Coutereels (Lille, Fra), Sophie Strepenne (Sibret), Kenza Vrithof (Fémina White Star). Partie très jeune, après six mois à Genk, pour le PSG, puis le PSV et enfin à Twente, la jeune attaquante est de retour dans la Cité ardente pour se relancer. Bordeaux était pourtant prêt à la signer, mais la crainte d'un lockdown passé loin de sa famille a fait pencher la balance en faveur du club liégeois. Spontanée et douée techniquement, elle compte sept buts en 33 caps avec les Red Flames, qu'elle rejoint en 2015, alors qu'elle n'a que seize ans. Formée entre 2013 et 2017 au club, avec qui elle a déjà été sacrée championne à deux reprises, son profil et la complémentarité déjà affichée avec ses coéquipières font d'elle un atout précieux, qui pourrait permettre de compenser les petites carences défensives de l'équipe.