La lettre au sujet de l'attitude du Standard et de ses supporters à la suite du reportage de Jean-François Lizen diffusé le 21 avril dernier au JT de la RTBF se révèle être une réaction épidermique et corporatiste Elle appelle cependant à mon sens un certain nombre de commentaires :
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La lettre au sujet de l'attitude du Standard et de ses supporters à la suite du reportage de Jean-François Lizen diffusé le 21 avril dernier au JT de la RTBF se révèle être une réaction épidermique et corporatiste Elle appelle cependant à mon sens un certain nombre de commentaires : 1) La réaction du Standard qui refuse tout interview aux journalistes sportifs de la RTBF constitue l'expression d'une manifestation de mauvaise humeur à la suite d'un reportage qu'elle a jugé choquant. Elle constitue ni plus ni moins qu'une manifestation de la liberté fondamentale d'expression qui, dans sa version négative, implique le droit de ne pas s'exprimer. Il ne peut être ici question d'intimidation. 2) L'attitude dictée par le Standard à son staff et ses joueurs peut bien sûr être qualifiée de regrettable dans la mesure où Michel Lecomte a annoncé officiellement que le service des sports de la chaîne se désolidarisait des propos tenus au JT. 3) La réaction de Lecomte démontre cependant que les propos n'ont pas été jugés choquants ou inopportuns que par la seule direction du Standard. 4) Ce n'est pas tant la teneur du reportage qui a pu heurter la direction et les supporters du Standard que le moment de sa diffusion (soit le lendemain d'un sacre unanimement qualifié d'historique et mérité) et le placement dans le JT plutôt que dans un magazine d'enquête plus approprié à ce type de reportage qualifié de critique. Ainsi, le journaliste Lizen et plus précisément la rédaction du JT de la RTBF ne pouvaient ignorer que le reportage risquait de jeter le doute sur l'honnêteté du titre acquis de haute lutte. 5) Prétendre que la liberté de la presse se trouverait entravée par l'attitude d'intimidation du Standard est fallacieux. La notion de violation de la liberté de la presse se retrouve une fois encore galvaudée. Invoquer à tour de bras la liberté de la presse aboutit irrémédiablement à vider celle-ci de tout son sens. Faire encore mention dans ce courrier de la mort de journalistes pour étayer le propos constitue un amalgame dangereux, voire scandaleux. 6) Faire un rapprochement entre la banderole affichée par les supporters du PHK au sujet de M. Lizen au soir du match opposant le Standard à Dender et celle des supporters du PSG au sujet des ch'tis est injurieux et intellectuellement malhonnête. Comparaison n'est en aucun cas raison. 7) Laisser clairement sous-entendre que ladite banderole aurait été dictée par la direction du Standard sous prétexte que le terme " faquin " ne trouverait pas sa place dans un stade constitue un procès d'intention gratuit et sans fondement. De surcroît, cela revient à affirmer qu'il n'y aurait que des illettrés ou incultes dans les stades de foot... NICOLAS PARISIS