Il y a une semaine, après l'écrasante victoire brugeoise à La Louvière (0-4), Trond Sollied était loin d'être enthousiasmé par la joyeuse entrée de Victor en deuxième mi-temps (deux buts) et le fait qu' Andrés Mendoza ait flambé au contact du Brésilien en marquant un but et en délivrant un assist.
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Il y a une semaine, après l'écrasante victoire brugeoise à La Louvière (0-4), Trond Sollied était loin d'être enthousiasmé par la joyeuse entrée de Victor en deuxième mi-temps (deux buts) et le fait qu' Andrés Mendoza ait flambé au contact du Brésilien en marquant un but et en délivrant un assist. Le coach norvégien était certes satisfait de la troisième victoire de suite de son club en championnat (" J'ai toujours dit que le championnat était long et que nous reviendrions au deuxième tour... Victor nous apporte quelque chose en termes de spontanéité et de vitesse, mais ce n'est pas pour ça que je vais changer mon 4-3-3 ") mais il en a vu d'autres et sait très bien qu'il ne suffit pas de donner le ballon aux buteurs pour qu'ils marquent (" Je vais continuer avec trois attaquants. Cela fait toujours une chance de plus de marquer et le public vient pour ça... "). Quels que soient les hommes, Sollied ne change pas de système. Dimanche, après une pénible quatrième victoire de rang à Gand grâce à un penalty converti par Timmy Simons à la 84e minute et un très bon keeping de Dany Verlinden (et deux shoots gantois sur le cadre), le Club Brugeois s'installait à la troisième place du classement, à trois points du Standard. Victor n'avait pas marqué et Mendoza n'avait joué que 50 minutes... "Le principal, maintenant, est de continuer à gagner ", avait (évidemment !) dit Sollied à La Louvière. " On doit se qualifier pour une Coupe d'Europe. Pas nécessairement la Ligue des Champions via la deuxième place car il y a les tours préliminaires. Si on ne passe pas, on est dehors dans cette formule. La Coupe de l'UEFA présente aussi des avantages : le parcours permet plus aisément, selon moi, d'arriver loin ". Un bémol qui, selon nous, a pour but d'éviter aux joueurs toute pression inutile. C'est bien dans le genre du prof brugeois. Mis à part ce retour en force en championnat, on pourra aussi voir l'équipe à l'£uvre le 26 février prochain contre les Hongrois de Debrecen en 16es de finale de la Coupe de l'UEFA. Les Hongrois ont éliminé les Croates de Varteks et les Grecs du PAOK Salonique. Retour en Hongrie le 3 mars. Les Standardmen suivent plus le Club Brugeois que d'habitude. Le Standard en est à cinq nuls de suite mais n'a plus perdu depuis fin septembre. Il mérite sa deuxième place, mais il a parfois l'air si fragile sur le terrain. Les Rouches ont un credo : bonne organisation défensive, récupération du ballon et vite la profondeur. Sans faire circuler le ballon (ça s'appelle le fond de jeu), ils cherchent systématiquement l'axe. Evidemment, s'ils ne parviennent pas à tuer le match rapidement (comme contre Genk mais encore plus contre le Lierse), les mauvaises passes reviennent sans arrêt et la défense finit par trop souffrir. On a le droit de se poser pas mal de questions. Pourquoi Jonathan Walasiak est-il obligé de jouer si loin du but alors qu'il est si dangereux ? Pourquoi personne ne dit à Ivica Dragutinovic qu'il vendange un nombre incroyable de relances ? Pourquoi condamner Alexandros Kaklamanos à jouer contre-nature ? Pourquoi le jeu se limite-t-il à essayer de donner la balle à Moreira pour qu'il réalise un assist ? Pourquoi acheter un Juan Ramon Curbelo, qui semble être le clone droitier de Johan Walem ? Dominique D'Onofrio ne devrait-il pas penser à un 4-3-3 première pression norvégienne pour garder davantage le ballon que dans son 4-3-1-2 et plus jouer le pourcentage ? Quand on lui pose la question, il rigole de bon c£ur : -Bonne idée, essaye toujours... La même attitude que son collègue du nord : -ça va comme ça, merci !Mais qui aura le dernier mot ?par John BaeteSollied sait qu'IL NE SUFFIT PAS DE DONNER LE BALLON AUX BUTEURS pour qu'ils marquent