Vendredi soir, Anderlecht ne savait pas comment jouer sans avant centre. NicolasFrutos est toujours blessé. Les deux jeunes avants transférés cet été pour le remplacer ( Matias Suarez et Kanu) sont aussi blessés. Et Dmitri Bulykin, censé remplacer ceux qui devaient remplacer Frutos, l'est aussi... Mais cela explique-t-il le marasme de Mauves qui se firent siffler par leurs supporters contre Charleroi ?
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Vendredi soir, Anderlecht ne savait pas comment jouer sans avant centre. NicolasFrutos est toujours blessé. Les deux jeunes avants transférés cet été pour le remplacer ( Matias Suarez et Kanu) sont aussi blessés. Et Dmitri Bulykin, censé remplacer ceux qui devaient remplacer Frutos, l'est aussi... Mais cela explique-t-il le marasme de Mauves qui se firent siffler par leurs supporters contre Charleroi ? La mise en place initiale d' Ariel Jacobs ne donna aucun résultat, Anderlecht donnant plutôt l'impression d'être un grand corps malade. Hernan Losada, Thomas Chatelle, Sascha Iakovenko et Mbark Boussoufa furent invisibles et chaque action d' Arnold Kruiswijk constitua un arrêt douloureux dans le chemin de croix d'une équipe bousculée par Charleroi jusqu'au repos. Et pourtant, les Zèbres devaient se passer de joueurs indispensables : Fabien Camus, Abdelmajid Oulmers et Abdessalam Benjelloun... Heureusement pour lui, Jacobs demanda à ses joueurs de ne pas essayer de jouer de manière académique après le repos et fit monter Lucas Biglia et Stanislav Vlcek. Les Mauves jouèrent par longs ballons devant le but adverse et plièrent le match rien qu'en mettant un peu de pression physique. C'est clair : Anderlecht est toujours traumatisé par son élimination européenne des £uvres de BATE Borisov. Le foot plus direct prescrit par le Dr Jacobs en désespoir de cause eut l'effet bienfaisant d'une belle promenade à un neurasthénique. Depuis le bide de Borisov, Anderlecht recherche une manière qu'il ne trouve pas. Et ses résultats ne le satisfont pas vraiment malgré le fait d'être en tête avec le Standard et Mouscron. Il remporta son premier match au Cercle de Bruges... qui n'est plus (ou pas encore) ce qu'il était. Puis, il fit match nul contre La Gantoise qui ne tient pas ses promesses d'outsider. Ensuite, il prit normalement la mesure d'équipes faibles de D1 : Courtrai et Mons. Le foot poussif de vendredi passé prouve que Jacobs cherche mais ne trouve pas. Bref, à la veille du Clasico, personne ne parierait sur les Mauves. Le Standard est à un autre niveau. A Everton, il a marqué et est parvenu à maintenir un résultat, ce qui est la preuve de l'excellence pour un entraîneur. Comme l'a démontré Téléfoot dimanche sur base de l'interview de FelipeScolari après Chelsea-Lyon, les grandes équipes doivent parvenir à ne pas prendre le moindre risque d'offrir une occasion de but à l'adversaire. Cela ne se fait pas qu'en défendant, évidemment, mais en attaquant aussi pour mettre l'autre sous pression. Scolari : " Gagner 4-0 (contre Bordeaux), ça ne m'intéresse pas. Quand on mène 2-0, on doit être sûr que le match est terminé. " Mais Chelsea a encore été bousculé par les Bordelais et Big Phil n'était pas content. On est sûr qu'au fond de lui, Laszlo Bölöni n'était pas totalement satisfait jeudi passé aprèsle 2-2 d'Everton. Ses joueurs ont fait preuve d'une fantastique mentalité mais ils peuvent encore hausser leur niveau, dans la veinede leur premier but splendideà mettre au crédit du triangle Defour-Dalmat-Mbokani. Everton était brutal et le terrain trop glissant car massivement arrosé, mais le Standard n'a pas toujours combiné comme il sait le faire. Peut-être parce qu'en perte de balle, l'équipe reculait trop vite et qu'en construction, face à trop d'espace, les trois attaquants ne s'en sortaient pas trop bien. Peut-être parce que le duo Defour- Witsel devant la défense n'est pas la meilleure solution pour équilibrer l'équipe et que Bölöni se tâte encore pour définitivement installer Benjamin Nicaise à la place de Marouane Fellaini, en replaçant Witsel à gauche et en jouant avec deux pointes ( Jova sur le flanc, c'est pas super par rapport à ce qu'il apporte dans l'axe !). Nicaise n'est monté qu'en fin de match à Everton et à Tubize, mais a toujours donné l'impression d'être à sa place. C'est en réglant définitivement le remplacement de Fellaini devant la défense que le Standard pourra continuer sa marche en avant. Bölöni prend son temps pour trouver la solution et il a raison. PAR JOHN BAETE