Il y a environ trois ans que le Club Bruges a demandé à Bart Verhaeghe s'il ne souhaitait pas s'y investir. Rapidement, l'entrepreneur a insisté sur la nécessité de construire un nouveau stade, une arène que le Club voulait financer et gérer lui-même. Trois ans plus tard, après l'interdiction de construire sur le complexe de la Chartreuse, près des sorties de l'E40, il se pourrait qu'une percée soit enfin opérée dans ce dossier.
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Il y a environ trois ans que le Club Bruges a demandé à Bart Verhaeghe s'il ne souhaitait pas s'y investir. Rapidement, l'entrepreneur a insisté sur la nécessité de construire un nouveau stade, une arène que le Club voulait financer et gérer lui-même. Trois ans plus tard, après l'interdiction de construire sur le complexe de la Chartreuse, près des sorties de l'E40, il se pourrait qu'une percée soit enfin opérée dans ce dossier. Le silence scrupuleusement observé par toutes les parties a été rompu la semaine dernière : on a appris que le Club et le Cercle pourraient avoir chacun leur stade, l'un à côté de l'autre, le long de la chaussée de Blankenberge. Un peu comme les deux clubs de Dundee, le FC et United, qui se situent le long de la même arête : Tannadice Street. Les deux entités de la Venise du Nord partageraient d'ailleurs le même parking. Cette idée est née des discussions entre le Club Bruges et le bourgmestre Renaat Landuyt, qui y a ensuite impliqué le Cercle. En principe, car rien dans ce dossier n'est certain, les stades pourraient être érigés près des Tours Bleues, un site à partir duquel on va aménager une voie rapide en direction de Knokke. Le projet A11 Bruges, le tronçon le plus coûteux de Belgique, coûte 770 millions pour 12 kilomètres, assortis d'une piste cyclable. La A11, dont la construction doit commencer l'année prochaine pour s'achever dans quatre ou cinq ans, ralliera Knokke-Heist à Bruges et assurera une meilleure accessibilité au port de Zeebruges. Deux terrains industriels, peut-être agrémentés de deux stades de football, vont être aménagés près des Tours Bleues. Peut-être, car on est encore loin d'un accord. Le terrain est situé en zone agricole et sa redéfinition en zone industrielle ou en zone récréative doit être approuvée par le Conseil d'État, qui n'a pas encore émis le moindre avis. En plus, le terrain n'est pas encore propriété de la Ville, qui doit l'acheter. Il va donc falloir encore investir dans le stade Jan Breydel - au moins jusqu'en 2019, selon nos estimations. La Ville de Bruges n'a pas encore alloué un euro à la construction d'un stade dans son budget pluriannuel. Le Cercle, lui, pourrait poser un problème. Il veut que la Ville construise le stade pour lui, refusant de louer le temple du Club, lequel veut financer son complexe de 44.000 places. Il n'en fera pas un complexe commercial car ce n'est pas permis mais des grands magasins de sport pourraient être implantés. La Ville de Blankerberge suit le dossier avec attention. Dans un premier temps, elle se dit favorable à la construction d'un stade - elle espère que les supporters profiteront du match pour se rendre au Littoral tout proche - mais elle redoute des bouchons et elle s'oppose à l'arrivée éventuelle de boutiques qui pourraient faire concurrence à ses propres commerçants. En tout cas, le Club va se développer vers l'Ouest durant la décennie à venir. Il a déjà conclu un accord de principe avec Knokke-Heist pour ériger un complexe d'entraînement à Westkapelle. Il y existe déjà un centre qui va être agrandi et rénové. Les services techniques de la Ville côtière sont en train d'étudier les besoins effectifs. Tout peut se débloquer très vite dans ce dossier, selon le manager général Vincent Mannaert, même si le Club refuse de préciser son timing. PAR PETER T'KINT