Robbie McEwen peut s'offrir cette année un formidable cadeau en remportant pour la troisième fois le maillot vert. " Mais mon objectif principal est, avant tout, de remporter une étape ", dit-il. " Le maillot vert, je n'y penserai qu'au fil des jours. Je ne veux pas revivre la mésaventure de 2003, où j'étais le meilleur sprinter de bout en bout mais où je n'ai rien gagné et où je me suis fait rafler le maillot vert sur les Champs-Elysées ".
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Robbie McEwen peut s'offrir cette année un formidable cadeau en remportant pour la troisième fois le maillot vert. " Mais mon objectif principal est, avant tout, de remporter une étape ", dit-il. " Le maillot vert, je n'y penserai qu'au fil des jours. Je ne veux pas revivre la mésaventure de 2003, où j'étais le meilleur sprinter de bout en bout mais où je n'ai rien gagné et où je me suis fait rafler le maillot vert sur les Champs-Elysées ". Le maillot vert, McEwen l'a ramené deux fois à Paris (2002 et 2004). Mais il compte surtout cinq victoires d'étapes à son palmarès. Ce sont elles, avec les cinq succès d'étape au Giro et le bouquet à Paris-Bruxelles (2002), qui font sa plus grande fierté. Cette saison, on n'a guère entendu parler de lui avant le Tour d'Italie : " J'ai dû renoncer à Milan û Sanremo à cause d'attaques de fièvre répétées. J'ai perdu deux mois mais cela n'affecte pas mon état de forme actuel. Le Giro m'a servi à préparer le Tour et j'y ai été meilleur que prévu ". Depuis que LanceArmstrong fait la razzia sur le classement final, la lutte pour le maillot vert est sans doute un des enjeux les plus passionnants du Tour. Cette année ce sera sans AlessandroPetacchi. L'Italien préfère disputer la Vuelta afin d'y préparer les championnats du monde à Madrid. " Moi, je pense que le passage par le Tour d'Espagne n'est pas obligatoire ", dit McEwen. " A Zolder, en 2002, j'avais terminé deuxième sans y participer. Je préfère participer à des courses d'un jour ou au Tour de Pologne ". L'absence de Petacchi sur les routes de France ne signifie pas que la tâche de McEwen est plus simple : " Il y a beaucoup de rivaux dont TomBoonen, qui avait déjà remporté deux étapes en 2004. Au début de l'année dernière, un journaliste m'a demandé si je pensais qu'il était un vrai sprinter et j'ai répondu : -Non car il est capable de bien autre chose encore. Il sait grimper et c'est aussi un bon rouleur. Pour moi, hormis en haute montagne, il peut accompagner les meilleurs partout ". L'an dernier, c'est le Norvégien Thor Hushovd qui posa le plus de problèmes à McEwen : " Il est obnubilé par le maillot vert et attaque sans cesse. Ceci dit, l'an dernier, j'avais mal au dos (deux vertèbres fracturées dès la sixième étape) et je l'ai quand même battu. Mais il peut remporter une étape, surtout en légère montée ". Les absences d' Erik Zabel et Oscar Freire ne l'étonnent pas et il ne voit pas d'autres candidats à la conquête du maillot vert : " Jean-Patrick Nazon est trop court et Stuart O'Grady semble préférer une victoire d'étape ou des succès dans les classiques automnales ". Tiens, encore un Australien ! Avec Baden Cooke et Allan Davis, cela en fait quatre de très rapide : " Cela fait tout de même quelques années que nous tirons notre épingle du jeu. Je suis au top depuis 2002, O'Grady est une valeur sûre, Cooke a remporté le maillot vert il y a deux ans, il n'a que 26 ans et il a compris qu'il devait en faire plus pour son sport. Je ne sais pas si le sprint est une question de nationalité. Avant, on disait que les Italiens étaient les rois de la discipline. Puis vinrent les Allemands. Je ne sais pas pourquoi les Australiens sont aussi forts. Peut-être parce que nous roulons beaucoup sur piste en hiver ". En dehors du peloton, McEwen affirme que l'amitié entre sprinters est très solide : " Nous gérons mieux la pression que d'autres. Nous comprenons que, lorsque la victoire est en jeu, on se donne à fond mais se disputer pour si peu, c'est du temps perdu. Moi, je ne pourrais pas vivre en guerre constante avec les autres ". Il estime aussi que, dans les grands tours, les sprinters ont davantage besoin d'équipiers que les leaders : " Nous avons besoin d'être emmenés. C'est un principe physique. Cette année, nous comptons plusieurs coureurs capables de dépasser les 60 km/h. L'an dernier, je n'avais qu' Aart Vierhouten, et encore... J'étais donc obligé d'emmener le train moi-même. Cette fois je peux compter sur Leon Van Bon, Henk Vogels,Fred Rodriguez, Tom Steels, Bjorn Leukemans, Nico Mattan... Je demande que cinq d'entre eux soient à mon service pour ne pas devoir me faufiler partout car je gaspille trop d'énergie de la sorte ". Jef Van Baelen" Les sprinters se donnent à fond mais n'ont PAS LE TEMPS DE se DISPUTER "