Pendant 17 saisons, depuis septembre 1987 exactement, Louvain disputait ses matches à domicile au Redingenhof, un hall scolaire amélioré qui ne convenait pas au basket de D1, sans parler de Coupe d'Europe. Entre 1992 et 1996, pourtant, Tony Souverijns a qualifié Louvain pour les playoffs belges et l'Europe (Souverijns : " Notre victoire en huitièmes de finale de la Coupe Koraç contre Valladollid, qui alignait Arvydas Sabonis, demeure un sommet "). En 1994, le club a même disputé la finale de la Coupe de Belgique. En ces temps de gloire, Louvain a forgé sa réputation à domicile. Souverijns : " Nous jouions chaque match dans une salle comble. Le public était presque sur le parquet. Il y avait aussi un comptoir avec une balustrade donnant sur le terrain. Un mo...

Pendant 17 saisons, depuis septembre 1987 exactement, Louvain disputait ses matches à domicile au Redingenhof, un hall scolaire amélioré qui ne convenait pas au basket de D1, sans parler de Coupe d'Europe. Entre 1992 et 1996, pourtant, Tony Souverijns a qualifié Louvain pour les playoffs belges et l'Europe (Souverijns : " Notre victoire en huitièmes de finale de la Coupe Koraç contre Valladollid, qui alignait Arvydas Sabonis, demeure un sommet "). En 1994, le club a même disputé la finale de la Coupe de Belgique. En ces temps de gloire, Louvain a forgé sa réputation à domicile. Souverijns : " Nous jouions chaque match dans une salle comble. Le public était presque sur le parquet. Il y avait aussi un comptoir avec une balustrade donnant sur le terrain. Un moment donné, le club a dû installer un tunnel pour rejoindre les vestiaires car les arbitres étaient harcelés. Cela faisait partie de l'ambiance mais il n'y a jamais eu de dérapage ". Wouter Dewilde (28 ans) sait ce que jouer au Redingenhof représentait. Avec Mons, il y a vécu quelques soirées noires. " Cela n'a jamais été ma salle ", admet-il. Cette saison, il porte le maillot de Louvain et s'est donc produit au Redingenhof toutes les deux semaines. " Et d'un coup, j'ai pu marquer dans cette salle. Une mauvaise prestation en déplacement n'a rien à voir avec les anneaux, le ballon ni le revêtement mais avec des facteurs externes comme l'ambiance et la pression. Un déplacement à Charleroi est facile car on n'a rien à y perdre mais quand Mons jouait à Louvain, il devait s'y imposer. Pendant un match, on se coupe de l'ambiance. En dix ans, je n'ai jamais prêté attention à la musique ni aux cheerleaders. C'est bête, non ? (Il rit). Mais ce public me donne envie de faire quelque chose pour lui. Je redoute un peu le Sport Plaza car les tribunes sont plus éloignées du terrain. Ce sera peut-être au détriment de la chaleur de l'enceinte, comme à Bree. Je préfère le Spiroudôme de Charleroi : il est toujours comble. Pour moi, c'est la plus belle salle de Belgique. C'est la différence entre une belle et une très belle salle. L'éclairage du Redingenhof n'était évidemment pas idéal et nous partagions la salle avec quelques écoles. Le sol était souvent sale. Avant chaque entraînement, les coaches devaient le nettoyer ". Louvain vit une saison décevante, à la huitième place. Ses carences sont criantes en déplacement. Dewilde : " C'est une tendance générale. Prenez Mons ou Ostende : ils ont déjà essuyé quelques revers aussi. L'avantage du terrain a pris de l'importance. C'est peut-être le seul regret lié à notre déménagement : nous perdons cet atout. Nous ne nous entraînons dans la nouvelle salle que depuis cette semaine. Pourtant, il ne s'agit pas d'y perdre des plumes au second tour si nous voulons atteindre le top six ". Avec plus de 3.000 places et 400 business-seats, le Sport Plaza permet à Louvain d'effectuer un pas en avant, sur le plan commercial. Le président, Patrick Wijns, qui en profite pour annoncer un budget en équilibre, a désormais plus de possibilités. " Au Redingenhof, nous devions faire dîner nos VIP ailleurs et beaucoup de sponsors avaient l'impression d'être laissés en plan. Dorénavant, nous pouvons proposer 400 couverts à chaque match, dans une salle séparée et confortable, afin d'offrir un retour à nos investisseurs. Après tout, un club vit essentiellement grâce au sponsoring ". Le catering et l'exploitation de la salle et des business-seats est aux mains de la SA Sporza. Le club bénéficiera-t-il de rentrées ? Patrick Wijns : " Le club s'occupe de tout ce qui concerne les événements VIP. Le bénévolat reste aussi un élément essentiel. Nos business-seats ne généreront pas de recettes, ce n'est qu'un service offert à nos partenaires. Nos gains devront venir de l'augmentation des abonnements et des billets. Nous espérons jouer dans une salle comble et mettons en £uvre des actions auprès des écoles, entreprises et clubs sportifs de la région ". La Ville louait le Redingenhof et le sous-louait à différents clubs. Le processus est identique avec le nouveau hall. Matthias Stockmans