Le jeu de La Louvière, cette saison, a été à l'image de la personnalité d' Ariel Jacobs : méthodique, rigoureux, organisé, sans grandes envolées ou coups d'éclat. Bref, sérieux. On s'est rarement amusé au Tivoli, et encore moins lors des matches disputés par les Loups à l'extérieur. Parce que le coach ne souhaitait pas que son équipe développe un football plus spectaculaire ? Pas nécessairement. C'est surtout une question de moyens. Les footballeurs créatifs et capables de faire bas...

Le jeu de La Louvière, cette saison, a été à l'image de la personnalité d' Ariel Jacobs : méthodique, rigoureux, organisé, sans grandes envolées ou coups d'éclat. Bref, sérieux. On s'est rarement amusé au Tivoli, et encore moins lors des matches disputés par les Loups à l'extérieur. Parce que le coach ne souhaitait pas que son équipe développe un football plus spectaculaire ? Pas nécessairement. C'est surtout une question de moyens. Les footballeurs créatifs et capables de faire basculer un match ne se bousculent pas dans ce noyau. La Louvière n'a plus les moyens d'entretenir des artistes comme ceux qui sont passés par là au cours des dernières saisons : Ouédec, Thans, Rivenet, etc. Et rien ne va s'arranger dans l'avenir immédiat si le club continue seul : le budget sera de nouveau revu à la baisse. C'est ici qu'apparaît tout le mérite du trio Gaone- Louf- Verbist. Il ne doit pas y avoir beaucoup de clubs, en Belgique, où les salaires sont plus modestes qu'à La Louvière. Certains gamins jouent pour une croûte de pain. Et plusieurs piliers de l'équipe de cette saison ne gagnent pas beaucoup plus, car ils étaient inconnus en débarquant dans le Centre et ont accepté un contrat minimum. Le meilleur exemple, c'est Klukowski. Malgré cela, les difficultés de trésorerie sont sérieuses. La direction a compris, dès le mois de janvier, que cette cuvée allait lui laisser de nouvelles pertes. Les premières rumeurs de fusion sont ainsi apparues. Ces bruits expliquent-ils le deuxième tour catastrophique des Loups ? Il est clair que, depuis la trêve, le vestiaire parlait plus fusion et non-renouvellement de contrats que de football. Le fait que l'équipe ait assuré très tôt son maintien est une autre explication : dès le mois de décembre, on a su qu'il faudrait une catastrophe pour que la Louvière soit encore concernée par la lutte dans le bas du tableau. Autre raison : la blessure de Tilmant, le seul attaquant du groupe dont on sait avec certitude qu'il sera régulier et concret devant le but. Et, dernière explication : la qualification pour la finale de la Coupe, après avoir éliminé Genk et le Standard. Beaucoup de joueurs se sont dit que, s'il n'y avait plus qu'un match à gagner cette saison, c'était celui contre St-Trond, ce 1er juin. La motivation n'est plus au rendez-vous depuis plusieurs semaines en championnat et cette baisse d'envie s'est traduite par une longue série de défaites (souvent par un but d'écart). Il y a aujourd'hui danger : et si les Loups avaient désappris à gagner ? Réponse ce dimanche.n