Quelque 11.000 kilomètres séparent Paris de Bogota mais des dizaines de supporters se sont rassemblés au centre commercial Andino, dans les riches quartiers du nord de la capitale colombienne, pour assister en direct au match entre le PSG et le Real Madrid. Ces deux poids lourds européens alignent de nombreuses vedettes latino-américaines.
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Quelque 11.000 kilomètres séparent Paris de Bogota mais des dizaines de supporters se sont rassemblés au centre commercial Andino, dans les riches quartiers du nord de la capitale colombienne, pour assister en direct au match entre le PSG et le Real Madrid. Ces deux poids lourds européens alignent de nombreuses vedettes latino-américaines. La chaîne ESPN a également retransmis en direct la rencontre entre Acapulco et la Terre de Feu mais les Colombiens préfèrent écouter l'analyse de Pep Guardiola, l'entraîneur de Manchester City, à la mi-temps du match de LC. Ils se réjouissent quand on montre des images de James Rodriguez (26), une star du Bayern, et quand Guardiola vante la qualité de leur équipe nationale. Il y a cinq ans, le Catalan avait pris une année sabbatique entre ses mandats à Barcelone et au Bayern. il avait donné des conférences et avait ainsi attiré un millier de clients d'une grande banque dans un auditorium de Bogota. Pour cent euros, l'entraîneur leur expliquait les clefs du succès. Le football sud-américain est donc impuissant face aux anciens colons, qui utilisent les vedettes de leurs contrées, comme Lionel Messi, Neymar Jr. et James Rodriguez comme porte-drapeaux de la Ligue des Champions. La Copa Sudamericana, l'équivalent de l'Europa League, se déroulait en même temps que le fameux match PSG-Real. Il y avait trois matches retour au programme mais tant à Ort Oruroen, en Bolivie, qu'à Caracas, la capitale du Venezuela, les tribunes étaient bien vides. Le site Benditofutbol a dévoilé que les matches aller avaient attiré fort peu de spectateurs payants. Par exemple, El Nacional, de Quito, la capitale de l'Equateur, n'a accueilli que 5.062 personnes, ce qui lui a rapporté 25.709 euros. Avec cette somme, on ne peut payer que deux jours de travail à la vedette nationale, Antonio Valencia (Manchester United). C'est éloquent...