Thierry Siquet et Toni Brogno jugent les principaux événements qui ont pimenté le début de la saison.
...

Thierry Siquet et Toni Brogno jugent les principaux événements qui ont pimenté le début de la saison. L'affaire Dindane-Siquet : " Pfffttt... C'est révélateur de la mentalité dans le foot d'aujourd'hui : 99 % des joueurs et 99 % des dirigeants ne pensent qu'à eux ". -Brogno : " Sur le fond, Aruna Dindane a raison quand il estime qu'il peut viser plus haut qu'Anderlecht. La seule chose qu'on puisse lui reprocher, c'est d'avoir brossé des entraînements et un match. Il a ainsi montré qu'il manquait de respect envers ses coéquipiers. Mais je ne suis pas étonné qu'il soit rentré dans l'équipe dès son retour d'Afrique : quand on possède un talent pareil, on est toujours très vite pardonné ". L'affaire Suray-Siquet : " C'est une bonne, celle-là ! Tout le monde a vu clair dès le début : cette tartine au choco n'était qu'un prétexte. Il fallait trouver une excuse pour créer un gros problème. Moi, j'avale un pot de choco par semaine ". -Brogno : " Est-ce qu'on joue mieux ou moins bien parce qu'on se prive de chocolat le jour d'un match ? Restons sérieux ". Les affaires Lukunku et Kaklamanos-Siquet : " En 18 ans de football professionnel, je n'ai jamais croisé un joueur dopé. Il y en a sûrement qui trichent, mais ils représentent une infime minorité ". -Brogno : " Le jour où je devrai me doper pour continuer à pouvoir courir sur un terrain, je serai assez malin pour arrêter les frais ". Le début de saison raté du Standard-Siquet : " Allez les Rouches (il se marre)... C'est fou, on a encore fait plus de chamboulements dans le noyau que les années précédentes. La sauce ne peut pas prendre tout de suite : impossible. Ceux qui sont arrivés début juillet peuvent être à 100 % aujourd'hui, mais pas ceux qui ont débarqué fin août. Sergio Conceiçao, Philippe Léonard et Juan Ramon Curbelo ont été parachutés dans l'équipe quelques jours après leur arrivée : on leur a fait un cadeau empoisonné. Même les footballeurs les plus doués ne peuvent pas changer le cours du monde en quelques jours ". -Brogno :" Trouver directement la bonne formule avec autant de nouveaux joueurs, ça peut arriver une fois dans la carrière d'un entraîneur. Pas deux ". Le phénomène Laquait-Brogno : " Quand je voyais Bertrand Laquait la saison dernière à la télé, je me disais souvent : -Ce n'est pas possible d'arrêter tous ces ballons. Un arrêt miraculeux peut s'expliquer par la chance, mais il y a d'autres explications quand ça se reproduit semaine après semaine ". -Siquet (mi-sérieux, mi-blagueur) : " Il fait partie de l'équipe comme n'importe quel joueur de champ et est là pour sauver des points, non ? Je trouve qu'on lui lance beaucoup de fleurs... Il est très bon, d'accord, mais il est payé pour cela. Très bien payé, même. Ses arrêts rapportent à l'équipe, et bientôt, ça lui rapportera aussi : je suppose qu'un retour en France par la grande porte serait, pour lui, la plus belle récompense ". Les débuts difficiles de Wilmots-Brogno : " Le problème de St-Trond est exactement le même que celui du Standard. On ne bâtit pas une toute nouvelle équipe en trois semaines. Il ne suffit pas d'un coup de baguette magique, même si le pseudo magicien s'appelle Marc Wilmots ". -Siquet : " Tout à fait d'accord avec Toni. Beaucoup ont cru que ça irait comme sur des roulettes sous prétexte qu'il y avait, à la tête du noyau, une des plus grandes figures de l'histoire du football belge. Ça ne veut rien dire. Il y a trop de nouveautés dans ce club pour que les victoires s'enchaînent dès maintenant : la direction est nouvelle, le staff et le groupe de joueurs aussi ". Le départ raté des Diables Rouges-Siquet : " Ils sont déjà au pied du mur. Le match en Espagne aura toutes les allures d'un match de la dernière chance avant la lettre. Si les Belges sont battus là-bas, ils pourront déjà oublier la première place du groupe. Après deux rencontres ! " -Brogno : " Après le nul contre la Lituanie, on a répété qu'il n'y avait plus de petites équipes. C'est exact, mais avec une explication comme celle-là, on est gras... "