La Juventus est la seule équipe rétrogradée en D2 avec 17 points de pénalité et s'est vu confirmer le retrait des deux derniers titres. Milan reste en Serie A avec huit points de pénalité pour le prochain championnat. Mieux encore : comme on ne lui retire que 30 points au lieu de 44, il peut disputer les préliminaires de la Ligue des Champions. Restent également en D1 la Lazio (-30 points pour le dernier championnat et -11 pour le prochain) et la Fiorentina (-30 pour 2005-06 et -19 pour 2006-07).
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La Juventus est la seule équipe rétrogradée en D2 avec 17 points de pénalité et s'est vu confirmer le retrait des deux derniers titres. Milan reste en Serie A avec huit points de pénalité pour le prochain championnat. Mieux encore : comme on ne lui retire que 30 points au lieu de 44, il peut disputer les préliminaires de la Ligue des Champions. Restent également en D1 la Lazio (-30 points pour le dernier championnat et -11 pour le prochain) et la Fiorentina (-30 pour 2005-06 et -19 pour 2006-07). Ces sentences gentillettes en appel inciteraient presque à croire qu'il ne se serait rien passé. Que les supporters auraient victimes d'une hallucination alors que le Calcio a été frappé par le plus grave et malfamé scandale de son histoire. On a la sensation que le monde du football a effectué une sortie de route entre le premier et le deuxième degré de juridiction. Le système accusateur (Juventus en D3 et les trois autres clubs en D2) du procureur fédéral, StefanoPalazzi, s'est complètement écroulé. Même au niveau des peines individuelles, il n'a pas été suivi. Si les suspensions de cinq ans à l'égard de LucianoMoggi et de l'ex-administrateur délégué de la Juventus, AntonioGiraudo, ont été confirmées, on ne parle plus de radiation à vie. Et toutes les autres peines ont aussi été allégées : le président de la Lazio, ClaudioLotito (deux ans et demi) a carrément gagné un an. Composée de cinq magistrats ( PieroSandulli, SalvatoreCatalano, MarioSanino, MarioSerio et SilvioTraversa), la Cour fédérale s'est montrée clémente à l'égard de la Fiorentina et de la Lazio et surtout de Milan qui semblait ne rien avoir perdu. Même si l'UEFA s'était octroyé jusqu'à ce mercredi 2 août le droit d'entériner ou non son inscription en Ligue des Champions. Après avoir reçu ses cadeaux (l'ex-vice-président exécutif, AdrianoGalliani, n'a écopé que de neuf mois de suspension), le club milanais a annoncé qu'il n'irait pas en appel auprès du tribunal administratif régional (TAR). Les décisions ont été fortement contestées surtout après qu'un des juges de la CAF, Serio, ait révélé que le jugement en appel n'a pas été pris à l'unanimité et qu'il y a eu des confrontations -parfois dures- sur le cas de Milan. Dans la foulée, on avait parlé des démissions du commissaire spécial de la fédération, GuidoRossi, et du chef de la commission d'enquête, FrancescoSaverioBorrelli mais il n'en a rien été. Pratiquement toutes les parties ont annoncé qu'elles iraient en appel auprès des TAR évitant la CCA (Chambre de conciliation et d'arbitrage) du CONI (comité olympique italien). La CCA ne reçoit que les plaintes des clubs rétrogradés sur le tapis vert et des personnes individuelles ayant écopé de suspensions supérieures à 120 jours. Si la CCA peut aller jusqu'à rejeter les jugements exprimés par les deux premières instances, le TAR ne juge pas les suspensions, rétrogradations ou pénalités. Il s'exprime seulement sur la procédure et la composition de la CAF Si, par hasard, il devait donner raison aux appelants, il faudrait recommencer le procès sportif. On n'est pas sorti de l'auberge... N. RIBAUDO