Revenu cet été de Gand, où il a passé deux ans, JimmyHempte (22 ans) a profité des blessures et suspensions qui ont décimé l'effectif de Mouscron ces dernières semaines pour s'imposer progressivement en équipe Première après avoir connu un début de saison difficile. Il fut titulaire une première fois au poste d'arrière gauche contre Charleroi, le 10 novembre, grâce à la suspension de GrégoryLorenzi. A Sprimont, en Coupe de Belgique, il commença le match à l'arrière central (où SamirBeloufa avait dû déclarer forfait) et avait, ensuite, changé de position avec GeoffreyClaeys pour prendre place dans l'entrejeu. Coïncidence ou pas, c'est à ce moment là que l'Excel commença à avoir une certaine emprise sur le match. Une semaine plus tard, à Bruges, il fut à nouveau titulaire en milieu de terrain (privé de TonciMartic, PatriceNoukeu et KoenDeVleeschauwer). Il ne ménagea pas ses efforts, mais à l'image de ses partenaires, il courut souvent dans le vide.
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Revenu cet été de Gand, où il a passé deux ans, JimmyHempte (22 ans) a profité des blessures et suspensions qui ont décimé l'effectif de Mouscron ces dernières semaines pour s'imposer progressivement en équipe Première après avoir connu un début de saison difficile. Il fut titulaire une première fois au poste d'arrière gauche contre Charleroi, le 10 novembre, grâce à la suspension de GrégoryLorenzi. A Sprimont, en Coupe de Belgique, il commença le match à l'arrière central (où SamirBeloufa avait dû déclarer forfait) et avait, ensuite, changé de position avec GeoffreyClaeys pour prendre place dans l'entrejeu. Coïncidence ou pas, c'est à ce moment là que l'Excel commença à avoir une certaine emprise sur le match. Une semaine plus tard, à Bruges, il fut à nouveau titulaire en milieu de terrain (privé de TonciMartic, PatriceNoukeu et KoenDeVleeschauwer). Il ne ménagea pas ses efforts, mais à l'image de ses partenaires, il courut souvent dans le vide. " J'ai occupé plusieurs positions et cette polyvalence constitue certainement un atout, mais c'est en milieu défensif que j'estime pouvoir être le plus régulier sur le long terme ", affirme- t-il. Pourtant, au départ, on le considérait essentiellement comme un arrière gauche. " C'est sans doute dû au fait que, pendant plusieurs années, j'ai été formé à l'Excel comme arrière gauche. Et c'est en tant que tel que j'avais été transféré à La Gantoise, en 2002. Mais JanOldeRiekerink a décelé en moi certaines qualités requises chez un bon milieu défensif et m'a changé de position ". Bien qu'il soit arrivé cet été à Mouscron en provenance de La Gantoise, Jimmy Hempte est en réalité un pur produit du Futurosport. " Il y en a plusieurs dans l'effectif ", constate-t-il. " PacoSanchez et BastienChantry sont plus jeunes que moi et je ne les ai pas côtoyés au centre de formation. Par contre, j'ai fait toutes mes classes chez les jeunes en compagnie de Jean- PhilippeCharlet et de KevinPecqueux, prêté cette saison à Courtrai. On est tous animés de la même mentalité. Cet état d'esprit permet de conserver une excellente ambiance dans le groupe, malgré les résultats. Je suis agréablement surpris par l'atmosphère qui règne dans le vestiaire ". Pourquoi Hempte était-il parti à La Gantoise en 2002 ? Pour comprendre, il faut se rappeler le contexte de l'époque : Hugo Broos passait sa cinquième saison sur le banc des Hurlus et ignorait encore que ce serait sa dernière. " Au moment où j'ai signé pour Gand, je ne savais pas encore que Lorenzo Staelens allait prendre le relais de l'actuel coach anderlechtois ", explique le joueur. " Jusque-là, on ne m'avait pas trop fait confiance à Mouscron et j'avais l'impression que mon horizon n'allait pas se dégager très rapidement. La Gantoise m'offrait la possibilité de débuter en D1. J'ai choisi de partir, en âme et conscience, et je ne le regrette pas " Hempte garde pourtant un souvenir mitigé de ses deux années passées à Gand. " C'est sous le maillot de La Gantoise que j'ai effectué mes premiers pas parmi l'élite, et cela, je ne pourrai jamais l'oublier. J'aurais peut-être reçu ma chance à Mouscron également, avec Staelens, mais le destin en a décidé autrement. Cette première saison reste le point positif de mon séjour à Gentbrugge. Le point négatif, c'est qu'en fin du dernier championnat, La Gantoise m'a fait comprendre qu'elle ne comptait plus trop sur moi. Ma deuxième saison à Gentbrugge fut, en effet, moins bonne que la première : une petite déchirure m'avait stoppé dans mon élan et m'a un peu fait perdre le rythme de la compétition : je n'ai joué qu'une petite quinzaine de matches, l'an passé ". Appelé à se trouver un nouvel employeur, Hempte a choisi de revenir à Mouscron. Parce que PhilippeSaint- Jean y devenait entraîneur ? " En partie, oui. Mais c'est un ensemble de circonstances qui m'a amené à revenir à Mouscron. D'abord, je suis originaire de la région. De l'entité d'Estaimpuis, très exactement. Je restais sur une saison en demi-teinte à Gand et j'avais envie de me ressourcer. Ensuite, l'Excel est le club qui m'a formé, et j'ai le sentiment de l'avoir bien été. Je savais aussi que j'allais bénéficier d'infrastructures impeccables, et je connaissais le travail effectué par GilVandenbrouck et Jean- LouisLosfeld. Je savais que leur manière de préparer les joueurs physiquement allait m'être profitable. Je connaissais aussi la manière dont Philippe Saint-Jean dispense ses entraînements. Bref, le contexte dans lequel j'allais être amené à évoluer m'apparaissait favorable. Au départ, je crois que l'Excel m'a transféré pour être la doublure de Lorenzi à l'arrière gauche. Mais ni Philippe Saint-Jean, ni Roland Louf n'ignoraient ma polyvalence. Celle-ci m'a déjà été très utile, car le défenseur corse est très régulier et mes apparitions risquaient de se faire rares si je restais confiné au rôle strict d'un arrière gauche. Mon objectif, en revenant dans la cité des Hurlus, était d'abord de rattraper le temps que j'avais un peu perdu la saison dernière à Gand. J'avais été habitué, pendant les six années passées au Futurosport, à effectuer beaucoup de travail de musculation. Notamment, au niveau de l'explosivité et de la puissance. Là-bas, on travaillait très peu ces aspects-là. Or, j'estimais en avoir besoin pour retrouver mon meilleur niveau. J'ai donc, d'une certaine manière, choisi d'investir dans un projet à long terme. Je savais que cette année-ci allait être, pour moi, une année de transition : je souhaitais d'abord bien travailler, tout en répondant présent lorsqu'on ferait appel à moi. Je m'étais accordé un certain délai pour m'imposer. Pourtant, je reconnais que je me suis posé des questions en début de compétition, lorsque je constatais que j'avais très peu voix au chapitre. Lorsqu'on débarque dans un club, c'est toujours avec l'intention de jouer. Le match, c'est la récompense du travail de la semaine. Mais je n'ai jamais rechigné. Je veux adopter une attitude positive : tant mieux pour le club si Lorenzi se montre régulier et prend très peu de cartons, et tant pis pour moi si, dans ces conditions, je dois me contenter de furtives apparitions. C'est la loi du football. Lorsqu'on choisit de pratiquer un sport collectif, il faut parfois faire passer ses intérêts personnels au second plan. Lorsque l'équipe avait réalisé un 11 sur 15, lors des cinq premières journées, j'étais heureux aussi car, même si je n'étais pas titulaire, j'avais la satisfaction de faire partie d'un groupe qui gagnait. Inversement, ces dernières saisons, on a loué mes prestations personnelles, mais j'estime qu'il est inapproprié de mettre en évidence la performance d'un joueur lorsque l'équipe a perdu. Ces bonnes appréciations m'ont fait plaisir, c'est sûr, d'autant que j'avais un peu vécu dans l'oubli précédemment, mais je préférerais que l'équipe retrouve le chemin de la victoire. Notre situation n'est pas encore trop alarmante, mais il faudrait réaliser au moins un 4 sur 6 lors des deux dernières rencontres qu'il nous reste avant la trêve : contre Mons et au FC Brussels ". Jimmy Hempte estime avoir déjà rattrapé une bonne partie du retard qu'il avait concédé la saison dernière sur le plan physique. " Actuellement, physiquement, je me sens bien. J'en veux pour preuve le fait que je n'ai encore raté aucun entraînement cette saison. Et je retrouverai progressivement le rythme de match au fil des rencontres que je disputerai. J'en suis à un stade où j'ai encore besoin de progresser. J'estime connaître mes points faibles : mon pied droit peut encore être amélioré, mon démarrage et mon explosivité sont loin d'être au point. Je travaille ces points faibles : un programme individuel de musculation m'a été concocté, comme pour les autres joueurs, et je m'efforce de le respecter scrupuleusement. J'espère pouvoir faire partie du projet à long terme de Mouscron. C'est un beau challenge, et si l'on m'offre ma chance, je suis prêt à relever le défi ". Daniel Devos