T homas Caers a démissionné mardi. En cause, les mauvais résultats mais surtout une initiative de la coordinatrice générale, Anja Verweyen, lors de la réunion du lundi, à laquelle le coach n'assistait pas. Ayant demandé une entrevue à Roland Duchâtelet, elle a confié à Geert Smets, le manager commercial, un sondage auprès des joueurs, pour savoir s'ils soutenaient encore Caers. Et là, même certains de ceux qui n'avaient pas de problème avec lui ont avoué ne plus lui faire confiance.
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T homas Caers a démissionné mardi. En cause, les mauvais résultats mais surtout une initiative de la coordinatrice générale, Anja Verweyen, lors de la réunion du lundi, à laquelle le coach n'assistait pas. Ayant demandé une entrevue à Roland Duchâtelet, elle a confié à Geert Smets, le manager commercial, un sondage auprès des joueurs, pour savoir s'ils soutenaient encore Caers. Et là, même certains de ceux qui n'avaient pas de problème avec lui ont avoué ne plus lui faire confiance. Maladroitement, le club a tenté d'imputer sa démission aux joueurs mais face à leur réaction, il a été contraint de faire marche arrière. Hasard ou pas, le directeur technique Guy Mangelschots se trouvait alors à Budapest. Mais Duchâtelet n'estime pas que les managers ont dépassé le cadre de leurs fonctions. Dès lors, on peut se demander si le déplacement de Mangelschots n'était pas savamment orchestré ? En deux ans et demi, Duchâtelet n'a pas encore réussi à mettre en place une structure performante. A la moindre contrariété - renvoi sur le banc, privation du brassard, titularisation à une place différente -, les joueurs se plaignent au secrétariat. Il n'y a ni direction ni gestion quotidienne. Cumulant politique, football et direction de son entreprise, Duchâtelet délègue. Mangelschots est le seul pilier mais il ne rajeunit pas. Après Marc Wilmots et Herman Vermeulen, Caers est la troisième victime des joueurs. Caers a demandé en vain l'appui de cadres du club après avoir remonté les bretelles à quelques joueurs. On lui reproche son arrogance, on prétend que les joueurs n'auraient pas compris le message de leur universitaire d'entraîneur. Pourtant, il leur demandait leur avis... Une chose est sûre : il n'estimait guère le professionnalisme de ses joueurs. Avant le match contre Zulte Waregem, il leur a demandé les points forts et faibles qu'ils avaient décelé lors du match de Coupe UEFA contre le Sparta Prague. Mais ils avaient regardé Tottenham-Bruges ou des reality shows... Caers avait déjà fustigé le manque de personnalité de ses joueurs. Seuls Mark Hendrikx et Rocky Peeters sont des leaders. C'est à cette absence de caractère que le coach imputait la médiocrité des siens en déplacement. Brillante contre Anderlecht, Genk et le Club, l'équipe aurait pu prétendre à un partage. Elle a battu le Beerschot et Lokeren mais s'est systématiquement effondrée à l'extérieur. De fait, le manque de personnalité de certains semble avoir permis aux joueurs de second rang de s'offrir le scalp de Thomas Caers, au grand mécontentement de la plupart des titulaires. François Laureyssen figure depuis quelques semaines dans l'organigramme. Intime du président, il est directeur sportif du FC Ujpest, le club hongrois avec lequel St-Trond collabore depuis un an. Laureyssen conseille Duchâtelet mais affirme ne pas viser le poste de Mangelschots. Et Caers, dans tout ça ? Il était considéré comme le successeur de Mangelschots. Il semble que Duchâtelet, même s'il apprécie son ex-entraîneur, ne veut pas le nommer dans l'immédiat. Mangelschots : " Nous procéderons d'abord à une évaluation. Et puis qui sait ? Peut-être Thomas aura-t-il retrouvé de l'embauche d'ici là ... " JAN HAUSPIE