32 ans, c'est aussi l'âge où un footballeur commence à faire le bilan de sa carrière. Avec neuf clubs sur sa carte de visite, Olivier Baudry pourrait donner l'impression d'être un footballeur instable. C'est pourtant tout le contraire qu'il recherche: "J'aimerais acquérir davantage de stabilité et me fixer définitivement quelque part, surtout avec deux enfants. Ce sont les circonstances qui ont voulu que je change fréquemment d'employeur".
...

32 ans, c'est aussi l'âge où un footballeur commence à faire le bilan de sa carrière. Avec neuf clubs sur sa carte de visite, Olivier Baudry pourrait donner l'impression d'être un footballeur instable. C'est pourtant tout le contraire qu'il recherche: "J'aimerais acquérir davantage de stabilité et me fixer définitivement quelque part, surtout avec deux enfants. Ce sont les circonstances qui ont voulu que je change fréquemment d'employeur". Il est passé par le centre de formation de Lens, qui fut champion de France en 1998, et a quitté Mouscron un an avant l'accession des Hurlus à la D1. Il pourrait donc se dire qu'il est passé à côté d'une carrière plus enrichissante, mais il préfère demeurer positif:AMIENS/LENSAprès avoir effectué mes premiers pas à Amiens, j'avais intégré le centre de formation du stade Félix Bollaert mais j'ai bien compris qu'on ne comptait pas sur moi là-bas. Si j'ai pu disputer une dizaine de matches de championnat de France de D1, c'était uniquement parce que l'équipe était déjà condamnée à la descente en D2 et que quelques jeunes avaient été introduits. LOUHANS-CUISEAUX/OLYMPIC CHARLEROILorsque l'équipe est remontée parmi l'élite, on m'a prêté à Louhans-Cuiseaux. J'y suis resté un an. J'aurais pu revenir à Lens, mais uniquement pour jouer avec l'équipe réserve, qui évoluait en D3 sans possibilité de monter. J'ai préféré opter pour la D3 belge, à l'Olympic de Charleroi, parce que là, la possibilité de monter existait. Après une saison, j'ai été repéré par Mouscron. Dans ce cas-là, c'est vrai que je pourrais nourrir des regrets. MOUSCRON/MULHOUSEQui sait ce que je serais devenu si je n'étais pas parti un an trop tôt de Mouscron, juste avant la montée? Je préfère ne pas y penser. Rien ne dit que j'aurais encore été titulaire en D1. J'ai fait un choix, je dois l'assumer. J'avais vécu trop de désillusions. La montée loupée, à quelques minutes près, lors du tour final 1994 contre le Beerschot, fut une expérience très douloureuse. Dans la foulée, mon pote Yves Vanderhaeghe était parti à Alost. En 1995, la saison s'est soldée par un nouvel échec dans le tour final. Avec, en prime, un incident entre Dominique Lemoine et l'entraîneur André Van Maldeghem. L'ambiance s'est détériorée. J'ai opté pour Mulhouse, où j'ai vécu la pire saison de toute ma carrière. Les problèmes financiers étaient inextricables, et sportivement, cela n'allait pas beaucoup mieux. La seule éclaircie fut la naissance de mon fils Corentin. Heureusement qu'il y a eu cet événement, sans quoi j'aurais complètement déprimé. HARELBEKEJ'y ai joué trois saisons en D1. Rien que pour cela, c'est un bon souvenir. Dommage qu'il se soit mal terminé. Alors que j'arrivais en fin de contrat et que je n'entrais plus dans les plans pour la saison suivante, Henk Houwaart m'a relégué dans le noyau B. Ce n'était pas en jouant en Réserve que j'allais trouver un nouvel employeur. C'est le passé, je ne lui en veux plus et j'irai le saluer lorsque je rencontrerai l'Antwerp. AARAUS'expatrier en Suisse alémanique, lorsqu'on ne manie pas couramment la langue de Goethe, ce n'était pas évident. Mais Aarau était un petit club familial où je me suis bien plu. Il fut champion de Suisse en 1983. Cela ne date pas d'hier, mais on en parle encore. Le championnat ne déchaînait pas les passions, mais était d'un niveau acceptable. On accueillait 4 à 5.000 spectateurs pour un match normal, avec des pointes à 10.000 lorsqu'on recevait Bâle ou les Grasshoppers. Je me suis fait beaucoup d'amis là-bas et j'ai fêté la naissance de mon deuxième enfant, Justine. Ce qui m'a frappé, c'est la propreté. On ne voit pas un papier en rue. Les gens seraient capables de vous dénoncer à la police si vous ne jetez pas vos déchets à la poubelle. Au début, j'ai trouvé cela excessif, mais finalement je me suis rendu compte qu'ils avaient raison et j'ai adopté leur mentalité. MONSSurtout pour les enfants. Je voulais leur donner une éducation en français. Mons était un club ambitieux de D2. Je ne pensais toutefois pas que je retrouverais la D1 aussi vite.