SOLUTION 1 "Trouver une nouvelle façon de gérer les intérêts communs des clubs"

L'avis de Vincent Goemaere, président du Cercle
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L'avis de Vincent Goemaere, président du Cercle "Il me semble clair que le football professionnel belge est aujourd'hui au coeur d'une grave tempête. L'avantage, c'est que c'est aussi un moment propice au changement. Même si des efforts ont été faits ces derniers temps, je constate toujours qu'on traite certains dossiers comme des pompiers, d'autres à la tête du client, avec pour conséquence que des décisions prises à la Pro League, censée être un carrefour des intérêts généraux, sont contestées cinq minutes plus tard devant la CBAS. Ce n'est pas normal. Mon opinion, c'est que nous avons besoin d'une vision claire et d'une stratégie pour repenser la problématique du football, à court et à long terme. Pour ça, on doit pouvoir compter sur une politique de bonne gouvernance. L'ordre de commander une étude autour de l'avenir du football belge avait d'ailleurs déjà été donné après la débâcle autour du cas de Waasland-Beveren en 2020. Selon moi, il faut mettre l'accent sur l'installation d'une équipe de management forte, installée et contrôlée par un conseil d'administration. Ce ne doit pas nécessairement être une personne indépendante, plutôt une équipe indépendante avec les mandats nécessaires pour agir dans l'intérêt de tous les clubs de football. Le conseil d'administration serait alors complété par des administrateurs indépendants avec une expertise dans un domaine particulier. Au sein de l'assemblée générale, les décisions doivent pouvoir être prises au droit de vote unique. Aujourd'hui, certains clubs disposent encore de voix doubles ou triples, ce qui n'existe plus en Belgique depuis 1919. Du coup, chaque décision se trouve souvent dans une impasse, parce qu'elles sont trop souvent dans l'intérêt des grands clubs, ou avantageuses pour les petits. Parfois, elles créent même la division au sein de certains groupes. Pourtant, la Pro League est une union d'intérêts, qui doit donc pouvoir défendre de la même manière les intérêts de tous ses membres. Il est temps que nous réalisions que ce jeu se joue à plusieurs, et que nous avons besoin des autres pour à nouveau améliorer le produit commun en le rendant prêt pour le football moderne." L'avis de Willem De Bock, auteur du livre Dossier Stadion "Si on regarde dans les autres pays avoisinants, on constate que la construction de nouveaux stades est surtout allée de pair avec l'organisation d'un grand tournoi. Prenons l'exemple du Mondial en Russie: presque uniquement des nouveaux stades. Tous construits avec d'énormes dépassements de budget, par contre. Puisque Vladimir Poutine soutenait le projet à fond, ce n'était pas un problème, mais on ne peut pas attendre de telles choses au sein d'une démocratie ( sic). Néanmoins, les autres pays ayant accueilli de grands tournois ont connu une vague de renouvellement en marge de l'évènement. La Belgique a manqué une énorme occasion de se renouveler avec l'EURO 2000, sans même parler de la possibilité d'accueillir des matches de l'EURO 2020 à Bruxelles. En 2000, la Belgique n'a pas construit de nouveau stade. Le résultat, c'est qu'aujourd'hui, la FIFA doit faire une exception aux normes pour permettre à notre équipe nationale de jouer ses matches officiels au stade Roi Baudouin. La problématique des stades en Belgique prend place dans une sphère plus importante. Qu'on parle du monde du sport, mais aussi de l'entreprise, des transports ou de l'énergie, les travaux pour de grandes infrastructures sont très difficiles à réaliser dans notre pays. Dès que vous entamez un chantier, vous tombez dans un enchevêtrement de réglementations et de permis. À chaque étape, il y a des enquêtes auprès des riverains, des groupes d'action... À tel point que souvent, vous ne pouvez même pas commencer à travailler. La Ghelamco Arena est une exception: c'est l'un des rares endroits en Belgique où il y a eu une construction d'envergure sans que personne ne proteste contre son érection. Parfois, on en arrive à des situations absurdes, comme quand le Club Bruges a voulu construire son stade à Blankenberge, mais s'est heurté à un rapport environnemental négatif parce qu'un clocher d'église abandonnée devait être préservé parce que des chauve-souris venaient y chercher à manger. Plus tard, le clocher a été rénové, donc les chauve-souris ne sont plus venues... Entre-temps, Bruges a dû reprendre son rapport environnemental à zéro. Puisque les temps actuels ne sont pas vraiment ceux où les politiciens soutiennent le football, les grands projets sportifs se heurtent souvent aux parapluies réglementaires dégainés par la classe politique. Aujourd'hui, ils préfèrent éviter de se brûler les doigts dans un domaine pourri par les scandales, alors que cette quête de nouvelles infrastructures est aussi importante pour l'économie et le vivre ensemble national. Pour moi, il est important que divers secteurs, dont le football, s'unissent pour inciter le politique à assouplir les réglementations." L'avis de Jesse De Preter, fondateur du bureau de consultance sportive The Atticus Group"Avant tout, il est illusoire de penser que les intermédiaires jouent un rôle superflu dans le football. On le voit aussi dans d'autres secteurs: pour chaque grosse transaction, on a besoin de personnes qui peuvent intégrer la chaîne en offrant une valeur ajoutée. Par contre, il faut faire attention à ce que ces activités soient les plus transparentes et les plus réglementées possibles. La clearing house est un pas dans la bonne direction, mais il en faut plus. La Pro League, la Fédération et la FIFA peuvent faire autant de règlements qu'elles veulent, le problème est qu'elles n'ont aucun pouvoir coercitif. Regardez la liste des personnes qui sont actuellement poursuivies par le parquet fédéral: on y trouve plus de dirigeants de clubs que d'agents. Et ce sont eux qui devraient contrôler les agents? C'est pourquoi il faut d'urgence une législation pour les agents. À côté de ça, il faut créer un ordre professionnel auquel ils seront obligés de s'affilier, comme ça existe pour les architectes ou les médecins. Cet organe doit aussi pouvoir prendre des mesures disciplinaires. Il y aura toujours quelque part des gens malhonnêtes ou des esprits créatifs qui tenteront de subtiliser de l'argent. La proposition pour cette législation est prête, j'y ai moi-même passé beaucoup de temps. Il ne manque pour ainsi dire qu'une signature pour qu'elle soit effective, mais l'atmosphère de scandale rend le dossier politiquement toxique et n'aide pas à sa conclusion. Un second point important est le côté arbitraire des montants de transferts. Sur le plan juridique, ces sommes sont légales, mais si on y réfléchit plus profondément, tout ça n'est pas normal. Imaginez que vous, comme journaliste, ayez sur votre tête une clause de départ de 200 millions. Ce sont des montants qui incitent à la fraude. Pour travailler de manière plus honnête, on pourrait à terme abolir ces frais de transferts. J'en ai parlé le mois dernier avec Mino Raiola, avec qui je siège au conseil d'administration de The Football Forum. Cela forcerait à abandonner une partie du business, parce qu'en tant qu'agent - je préfère parler de consultant - vous recevez souvent une commission sur la somme du transfert, mais il faut aussi pouvoir oser l'honnêteté intellectuelle." L'avis de Philippe Bormans, CEO de l'Union Saint-Gilloise "Avant toute chose, je veux donner le crédit du bon comportement de nos tribunes à nos supporters, pas au club. Nous constatons que nos supporters se régulent très bien entre eux, sans que nous devions intervenir. Par exemple, un fan qui apparaissait en train de faire un doigt d'honneur sur une photo prise en début de saison a été rappelé à l'ordre par d'autres dans les tribunes. S'il devait malgré tout y avoir un problème, on en parle alors avec les supporters, sans les traiter comme des enfants à qui on impose des règles. Les valeurs soutenues par l'Union sont également très claires: nous sommes un club familial et de tradition, au sein duquel chacun traite l'autre avec respect. Nous sommes ouverts à tout le monde: les expatriés, les femmes, les enfants... Ils sont tous les bienvenus. Le mot d'ordre, c'est de supporter l'équipe de façon positive, et jamais de s'en prendre à l'adversaire. C'est ce qui nous permet d'être bien perçus partout où nous allons. Depuis la montée, nous avons encore plus investi dans notre travail communautaire, déjà élu comme le meilleur de D1B la saison passée. Ainsi, nous demandons à nos supporters de nous présenter des projets que nous pourrions soutenir en tant que club. Il peut s'agir d'une aide financière, logistique, ou parfois une simple tape dans le dos. Bruxelles est remplie de problématiques locales qui méritent notre attention, autour de la jeunesse, des sans-abri, etc... Parce qu'au final, un club a aussi un rôle social à jouer." L'avis de Samia Ahrouch, Inclusion Worker à la Fédération belge "Notre objectif, à travers le plan Come Together, est de faire passer un message clair: tout le monde doit pouvoir profiter du football. C'est la première fois que ce thème est traité de manière aussi prioritaire au sein de la Fédération. Notre espoir, c'est que ce plan puisse également dépasser le cadre des stades parce que des causes comme le racisme ou les discriminations, par exemple l'homophobie, sont des problèmes sociétaux. Ce plan d'action a pour but de sensibiliser, mais aussi de sanctionner quand c'est nécessaire. Concrètement, les victimes de discrimination peuvent rapporter les faits via un formulaire à remplir sur notre site ou notre application. Dès qu'une plainte arrive, nous commençons notre enquête en prenant contact avec le plaignant, mais aussi avec le suspect ou d'éventuels témoins. De là, un dossier est constitué et potentiellement envoyé à la Chambre nationale contre la discrimination et le racisme. Là, un juge assisté de deux membres indépendants statue sur l'affaire après avoir entendu les différentes parties et décide d'une sanction. Celle-ci peut aller jusqu'à une suspension de deux ans pour un joueur, mais on peut aussi décider de peines alternatives, comme une visite à la Caserne Dossin ( siège du musée de l'Holocauste et des droits de l'Homme, ndlr). Nous trouvons que cette possibilité de peine alternative est importante, parce que l'objectif de la sanction est avant tout d'amener vers un changement de mentalité, dans le football comme dans la société. À l'heure actuelle ( mi-janvier 2022, ndlr), nous avons déjà enregistré environ 150 déclarations, parmi lesquelles soixante ont abouti à un passage à la Chambre Nationale. La plupart d'entre elles concernaient des faits de racisme." L'avis de Trudo Dejonghe, professeur en économie du Sport à la KUL "Il y a plus de vingt ans, j'avais déjà plaidé pour réduire la D1 belge à quatorze clubs. J'avais alors signalé que des clubs comme Harelbeke, le Lierse, Alost, La Louvière, Lokeren ou Lommel finiraient par avoir des problèmes. Je ne peux que constater que j'avais raison. À mon sens, il y a seulement de la place pour douze ou quatorze clubs professionnels en Belgique. En D1B, mis à part le Lierse, tous les clubs survivent grâce à l'injection de capitaux étrangers. Et en D1A, pas mal de clubs sont également dépendants de propriétaires venus d'ailleurs, souvent bien plus riches que les patrons belges. On parle beaucoup d'une BeNeLeague, mais je pense que c'est sans espoir, principalement parce que les législations entre les deux pays sont très différentes. Aux Pays-Bas, par exemple, les joueurs extra-communautaires ont un tout autre statut. Par ailleurs, je pense que des clubs comme le Standard ou Charleroi ne sont pas dingues de cette idée, tout comme Heerenveen ne rêve pas de matches contre Anderlecht. Le mieux serait une D1 avec quatorze clubs, dont les huit premiers joueraient des play-offs et les six derniers des play-downs, tous avec maintien total des points. Je plaiderais aussi pour ouvrir plus grandes les portes, avec trois descendants et donc trois montants chaque saison. Ce serait un bon moyen d'évacuer le stress de la descente: une saison en D1B serait moins effrayante si les perspectives de remontée étaient élevées l'année suivante. Enfin, pourquoi les exigences pour les clubs montants de D1B sont-elles si élevées? Regardez les stades qui pourrissent aujourd'hui à Tubize ou à Denderleeuw parce qu'ils ont dû répondre, par le passé, au cahier des charges de la Pro League. Mais pourquoi? Imaginez que Deinze monte en D1. À domicile, mis à part pour accueillir Bruges ou Gand la première saison, ils n'auront jamais plus de 2.000 spectateurs. Aux Pays-Bas, je ne pense pas que le FC Dordrecht ou l'Excelsion Rotterdam ont dû adapter leur stade pour rejoindre l'élite. Parfois, il faut pouvoir être plus souple..." L'avis de Dimitri De Conde, Head of Sportsdu KRC Genk"Quand j'ai commencé à travailler comme directeur sportif, j'ai été vraiment surpris par le nombre d'appels que je recevais de la part d'agents qui voulaient nous offrir des joueurs. Très vite, j'ai voulu recréer une logique de fonctionnement en installant un lien direct entre le chef du scouting et moi. Je connais de nombreux clubs, même certains des plus réputés au monde, où des transferts se font sans que la cellule de scouting soit au courant. Je trouve ça fou. Pour moi, c'est très important de rester transparent avec mon équipe de scouts. Si un joueur est notre priorité, mais que le transfert ne peut pas se faire pour l'une ou l'autre raison, je leur expliquerai toujours les causes lors de nos réunions, qui ont lieu toutes les deux semaines. Aujourd'hui, les agents savent que ça ne sert à rien de m'appeler directement pour me convaincre de prendre un joueur, parce que ce sont nos scouts qui déterminent les profils. Ça semble normal quand on le dit, mais c'est pourtant loin d'être la norme dans le milieu. Un autre point de travail a été de réduire la dimension de notre équipe de scouting. De quatorze, on est passé à cinq scouts, en plus de notre chef scout et d'un autre qui se consacre exclusivement aux gardiens. Ils contrôlent tous les marchés en même temps, sans être cantonnés à une zone géographique. Évidemment, mon travail m'amène aussi à avoir un lien très proche avec mon entraîneur, parce que je ne peux pas construire l'équipe sans prendre en compte son avis. Tout ça est un travail logique, qui peut se passer en bonne entente avec les agents quand ils pensent à la carrière de leur joueur plutôt que de saisir la moindre opportunité pour un prochain transfert." L'avis d'Edward Still, coach du Sporting Charleroi "Dans les staffs, les profils qui n'ont pas une carrière de joueur professionnel sont de plus en plus nombreux. Je pense que ça vient du fait que le football est géré de façon de plus en plus intelligente, que la gestion d'un club se rapproche de celle d'une entreprise. Ce paramètre ouvre les portes à une nouvelle vague, parce qu'il y a toute une série de nouvelles données à gérer par rapport à il y a quelques années, des choses que les anciens professionnels n'ont donc pas côtoyées dans leur carrière de joueur. Dans les staffs actuels, on voit par exemple de plus en plus d'universitaires qui sont des experts dans l'analyse de toutes les statistiques qui sont désormais à disposition. La gestion de la performance, notamment physique, ça fait qu'aujourd'hui, les préparateurs physiques sont presque devenus des chercheurs, qui doivent maîtriser les données et les mathématiques. C'est le cas depuis des années dans les pays avoisinants, et ça le devient aussi chez nous. Désormais, tous les pays ont leur exemple de coach qui n'a pas fait une carrière de joueur, mais qui impressionne sur le banc de touche: il y a évidemment Nagelsmann en Allemagne, mais aussi un gars comme Graham Potter en Angleterre. Tout ça, ça ouvre des portes, et je pense que ces nouveaux profils apportent une plus-value ou, au moins, une approche différente dans le milieu. La dimension de compétence prend progressivement le dessus, et c'est inévitable parce qu'à chaque match, le contenu est décortiqué par l'adversaire et exposé au grand jour à la concurrence du championnat. C'est de plus en plus difficile de réussir à long terme sans être préparé." L'avis de Peter Verbeke, CEO du RSC Anderlecht"Il y a une chose que je trouve marquante dans le football, quand on évoque certaines décisions comme par exemple un transfert: on a encore trop souvent l'impression que la décision est le fait d'une seule personne. J'ai voulu casser cette image: hors du terrain comme sur le terrain, le football n'est pas un sport individuel, mais un domaine où il faut créer la meilleure équipe possible. Notre objectif actuel, c'est de trouver de jeunes talents belges à tous les postes de notre entreprise comme on vient de le faire avec Tim Matthys, par exemple. Au niveau du scouting, on a repensé tout le département en gardant deux personnes de l'ancienne cellule et en y ajoutant de nouveaux profils jeunes, dynamiques et capables d'utiliser intelligemment les technologies modernes. Finalement, ce qu'on fait, je ne vais pas dire que c'est facile, mais ce n'est pas non plus de la physique nucléaire: on doit trouver des gens qui sont susceptibles de faire la différence sur le terrain et en dehors, et surtout ne jamais dépenser de l'argent qu'on n'a pas encore. Si j'estime qu'un talent de mon noyau vaut quinze millions d'euros, tant que je ne l'ai pas vendu pour ce montant, je ne peux pas compter sur cet argent pour préparer un autre transfert, parce que plein de choses peuvent se passer entre-temps. Ça semble logique mais dans le football, les gens se sentent vite riches en se basant sur des valeurs qu'ils n'ont pas encore en mains."CORRECTION: Contrairement à ce que la version papier de notre magazine peut laisser entendre, Tim Matthys n'a pas été recruté à Gand par Anderlecht. Il a rejoint le club bruxellois après avoir quitté la Ghelamco Arena.L'avis de Pierre Locht, directeur du centre de formation du Standard "La genèse de notre projet remonte à 2017, à l'initiative du président qui voulait faire de notre centre de formation le moteur principal du club. C'est un véritable travail de fond, structurel, qui n'est pas toujours visible ni très reconnu au début, mais dont on récolte les premiers fruits depuis quelques mois. On était conscient que ça prendrait plusieurs années pour voir ces premiers résultats, mais c'était un choix délibéré de notre part: on voulait restructurer le centre de formation à tous les niveaux pour amener des jeunes plus compétitifs vers notre équipe première. Aujourd'hui, on constate via les chiffres qu'on est de loin le club qui donne le plus de temps de jeu aux jeunes formés au sein du club à l'échelle nationale, et on se retrouve même en bonne position sur le plan européen. Récemment, on a vu le jeune Cihan Canak monter au jeu contre Anderlecht. Je ne saurais même pas dire depuis combien de temps un gars de seize ans n'avait plus joué un Clasico sous le maillot du Standard, pour dire à quel point ça remonte. C'est prometteur pour l'avenir, et on est confiants sur le fait que cette arrivée régulière de jeunes capables de s'imposer va se poursuivre. Pour améliorer cette transition, dans la période très difficile qu'est la post-formation, on fait en sorte d'éliminer les obstacles majeurs qui ont souvent privé de jeunes talents d'un passage vers l'équipe première. Pour ça, l'arrivée de Réginal Goreux dans notre structure a été très précieuse, parce qu'il a très bien connu l'Académie et qu'il sortait tout juste du noyau A au moment de nous rejoindre, donc il était encore bien connecté au milieu et à ses exigences. On a principalement axé le travail sur les aspects physiques et mentaux, parce que c'était souvent au niveau de l'intensité des efforts ou de la gestion des hauts et des bas inhérents à la progression d'un jeune joueur que le bât blessait. Malgré tout, il nous reste encore une marge de progression pour encore mieux intégrer les jeunes. Par exemple, la composition du noyau A doit être pensée un peu plus en fonction d'eux. Pour bien accueillir nos jeunes talents, il manquait sans doute quelques joueurs d'expérience ou une part de leadership. Ce sont parfois des détails qui font toute la différence."