De tous les joueurs belges émigrés à l'étranger, TomasVanDenSpiegel (25 ans, 2m14) est sans conteste le plus performant : il évolue dans une formation italienne de pointe avec laquelle il a disputé la finale des playoffs l'an passé, est le seul à jouer en l'Euroligue cette saison et a même tenté de décrocher une place en NBA en participant à la Summer League 2003.
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De tous les joueurs belges émigrés à l'étranger, TomasVanDenSpiegel (25 ans, 2m14) est sans conteste le plus performant : il évolue dans une formation italienne de pointe avec laquelle il a disputé la finale des playoffs l'an passé, est le seul à jouer en l'Euroligue cette saison et a même tenté de décrocher une place en NBA en participant à la Summer League 2003. Cette saison, sous le maillot de la Fortitudo Bologne (ou Skipper Bologne, d'après le nom du sponsor), il tourne à une moyenne de 10,4 points (avec une pointe à 21) et 6,4 rebonds (avec une pointe à 11) par match malgré avoir été fort malade en décembre. Il est devenu un pion majeur de son équipe mais l'aventure italienne avait mal commencé : au moments de son transfert à l'été 2001, il fut opéré du genou. Après une longue rééducation, il effectua même un retour à Ostende, avec lequel il disputa les deux derniers mois de compétition et les playoffs. Lorsqu'il rentra à Bologne, durant l'été 2002, ce fut pour apprendre que le club devait réduire son budget : " Tout le monde a dû accepter une diminution de salaire. Les plus gros contrats ont quitté le club et l'équipe a été reconstruite avec des jeunes très talentueux et très enthousiastes, entourés par quelques joueurs plus expérimentés, comme Gianluca Basile et Hanno Mottola. Je pensais, un moment, être prêté à un autre club pour retrouver le rythme et poursuivre mon adaptation à la Lega A mais, après quelques entraînements, tout le monde a été rassuré sur l'état de mon genou et j'ai pu rester à Bologne ". Fortitudo Bologne - comme son voisin la Virtus, relégué en D2 à la suite de gros problèmes financiers - est un grand nom du basket italien. " Des joueurs européens prestigieux sont passés par ici : SachaDjordjevic, StojanVrankovic, ArturasKarnisovas... Mais l'âge d'or est révolu. En Italie, l'économie n'est pas très florissante.. Voyez la Virtus Bologne en basket, ou Parme, la Lazio et la Fiorentina en football ". L'équipe confirme son statut de vice-champion. En championnat d'Italie, elle partage la première place du classement avec trois autres équipes : Trévise, Pesaro et Sienne. Varèse se tient en embuscade, pas très loin. Van Den Spiegel rêve de faire mieux que la saison dernière... et donc de gagner la finale des playoffs. " Mais ce ne sera pas évident. L'ambition principale est surtout de se re-qualifier pour l'Euroligue ". Il regrette les fameux derbies de BasketCity. " Avec la relégation de la Virtus, la ville en est privée. Pourtant, les journaux continuent à consacrer énormément de pages au club voisin, dont le prestige demeure immense. Cette situation n'est que temporaire : je suis certain que les derbies reviendront dès la saison prochaine ". En Euroligue, la Fortitudo occupe actuellement la troisième place du groupe B, derrière le CSKA Moscou de J.R. Holden (qui s'est imposé 71-78 à Bologne récemment) et le Maccabi Tel-Aviv (où les coéquipiers de VDS sont allés gagner 89-99) : " Les voyages vers Israël deviennent tout doucement de la routine. Tout le monde y va, les appréhensions se dissipent vite. Les mesures de sécurité sont toujours pareilles, mais on est mieux soigné lorsqu'on est l'hôte du Maccabi qu'avec l'équipe nationale : on loge à l'hôtel Hilton, en bord de mer, et tout est fait pour notre bien-être ". Dans son groupe d'Euroligue, Tomas Van Den Spiegel a aussi croisé le chemin d'une autre vieille connaissance du basket belge et d'Ostende en particulier : le distributeur EdCota, qui évolue désormais au Zalgiris Kaunas et que Bologne a battu sur le score inhabituel de 117-107. " Pourtant, notre coach û le Croate JasminRepesa, un ancien du Cibona Zagreb û est réputé pour être un adepte de la défense. Mais notre équipe n'est pas faite pour défendre. Elle manque de répondant sur le plan physique. On joue un jeu très rapide et les adversaires se régalent en contre-attaque. Il vaut mieux gagner en encaissant beaucoup que perdre en encaissant peu ". Jasmin Repesa, c'est un peu le style NiksaBavcevic, un entraîneur que Tomas Van Den Spiegel connaît bien. " Voici deux ans, j'étais allé m'entraîner individuellement avec lui à Pepinster, pendant l'été. C'est indispensable de retravailler ses fondamentaux durant l'interruption, car en plein c£ur de la saison, lorsque les matches s'enchaînent, on n'a pas le temps ". Tomas Van Den Spiegel arrive en fin de contrat à Bologne. " Mon avenir ? J'ai déjà entendu certains bruits, selon lesquels le club voudrait prolonger. Mais il faut aussi voir le côté financier ". Daniel Devos