Loin de Lyon, Monaco, Marseille ou du PSG, Sochaux avance bien, s'est offert le scalp d'Ajaccio (2-0) après avoir gagné le gros lot à la loterie de la Coupe de l'UEFA. Après avoir sorti Dortmund (2-2, 4-0) de façon aussi magnifique qu'indiscutable, les Sochaliens se mesureront à l'Inter Milan au troisième tour. Ce sera la fête au Stade Bonal et GuyLacombe, le coach, espère bien y réaliser une première : les Milanais n'ont jamais été éliminés par un club français sur la scène europée...

Loin de Lyon, Monaco, Marseille ou du PSG, Sochaux avance bien, s'est offert le scalp d'Ajaccio (2-0) après avoir gagné le gros lot à la loterie de la Coupe de l'UEFA. Après avoir sorti Dortmund (2-2, 4-0) de façon aussi magnifique qu'indiscutable, les Sochaliens se mesureront à l'Inter Milan au troisième tour. Ce sera la fête au Stade Bonal et GuyLacombe, le coach, espère bien y réaliser une première : les Milanais n'ont jamais été éliminés par un club français sur la scène européenne. Sans faire de bruit, Sochaux a acquis depuis belle lurette le statut de club historique du football français. A son palmarès, on note deux titres nationaux, en 1935 et en 1938, une Coupe de France en 1937 et six participations à la Coupe de l'UEFA. Mais ce n'est pas le plus important. Sochaux a surtout été un des grands moteurs du football professionnel en France. Ce club prit part, le 11 septembre 1932, à la première journée du championnat professionnel français. Un homme avait défendu ce projet à fond : Jean-Pierre Peugeot. Il avait lancé la société automobile du même nom et, pour ce visionnaire, le football devait être un facteur de fierté et d'identification. Deux ans plus tôt, le 9 février 1930, Sochaux avait même battu l'équipe nationale belge en match amical à Bruxelles. Ses joueurs étaient bien payés et Sochaux devint une réalité dans le paysage français. Après la Deuxième Guerre mondiale, Sochaux se lança, bien avant les autres, dans une politique de formation. Le club ne voulait plus de stars, détectait du blé en herbe à travers toute la France et faisait venir ces jeunes à Sochaux. Ils travaillaient quelques heures par jour à l'usine et s'entraînaient beaucoup. Le Stade Bonal (du nom d'un directeur sportif, cadre chez Peugeot et mort en tant que résistant) devint un enfer, celui des ouvriers de Peugeot. Depuis lors, la célèbre marque a délocalisé une partie de ses activités mais l'identification avec Peugeot reste très forte. Tous les joueurs roulent obligatoirement en Peugeot : ils ont déjà pris Dortmund de vitesse. Seront-ils également flashés face à l'Inter ? MONTPELLIER-MARSEILLE a été reporté pour cause d'intempéries. VAHID HALILHODZIC, le coach du PSG, a été élu lauréat du prix du fair-play pour le mois de novembre. Il avait calmé le public du Parc des Princes lors du match face à Nice. JEAN-ALAIN BOUMSONG, le défenseur d'Auxerre, intéresse vivement les Glasgow Rangers. BUTEURS : 1. Cisse (Auxerre) 14 buts ; 2. Manchev (Lille) 10 ; 3. Giuly (Monaco), Bamogo (Motpellier), Frau (Sochaux) 9. (P. Bilic)