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SUPERFICIE 49.035 km2 HABITANTS 5.445.027 CAPITALE Bratislava SITE www.futbalsfz.skJAN KOZAK - 62 ans - A disputé l'EURO 1980 et le Mondial 1982 sous la bannière tchécoslovaque. Devenu entraîneur, il a offert deux titres à Kosice et l'a qualifié pour les poules de la Ligue des Champions en 1998. Il a opéré un retrait provisoire en D2 slovaque avant de devenir sélectionneur en 2013. Il a prolongé son contrat jusqu'en 2017.JAN KOZAK : Toutes les équipes présentes dans l'Hexagone méritent leur qualification. L'Angleterre est une vraie nation du football, avec une belle histoire et un excellent championnat. Elle a gagné ses dix matches de qualification, c'est éloquent. Elle est la favorite de notre groupe mais il faut voir comment elle va gérer cette pression et les conditions d'un grand tournoi. Nous avons disputé un match amical contre la Russie il y a deux ans. Elle était encore entraînée par Fabio Capello et se préparait au Mondial. Elle est plus forte sous la direction de Leonid Sloutski et est même un outsider du tournoi. Le Pays de Galles joue de tout son coeur mais ses meilleurs éléments, Gareth Bale et Aaron Ramsey, évoluent parmi l'élite européenne. Il ne faut donc pas sous-estimer cet adversaire. KOZAK : Ce n'est pas comparable. Un joueur n'est responsable que de sa personne alors qu'un entraîneur doit s'occuper de la composition de l'équipe, du staff, de la presse... KOZAK : Six joueurs sont toujours présents. Ils ont plus d'expérience et ont joué dans de grands clubs européens ces dernières années. Les jeunes ont aussi apporté un plus, comme on l'a vu pendant les qualifications. KOZAK : Oui, à condition qu'ils soient titulaires. Hamsik à Napoli, Kucka à Milan, Skrtel à Liverpool... Ce sont de bons championnats, disputés à une intensité élevée. Ça ne peut que profiter à l'équipe nationale, même si ça nous confronte parfois à des problèmes logistiques. Il n'est pas toujours évident de les récupérer pour une courte période. Mais bon, tous les pays sont logés à la même enseigne. KOZAK : J'ai travaillé avec énormément de plaisir ici pendant deux ans et demi. Nous possédons maintenant une bonne équipe et un staff solide. Pouvoir rempiler m'a fait plaisir car la continuité est la base du succès. Il y a d'abord l'EURO. Ensuite, nous tenterons de nous qualifier pour la Coupe du Monde. C'est le dernier tournoi de plusieurs internationaux. Nous devons donc déjà observer qui nous allons pouvoir adjoindre au noyau. KOZAK : Nous sommes un petit pays, qualifié pour la première fois depuis son indépendance, mais nous ne nous sentons pas inférieurs aux autres. Passer le premier tour serait un succès. Quand je vois notre campagne de qualification, je pense que nous pouvons réussir quelque chose en France : 22 points, dans un groupe avec l'Espagne et l'Ukraine, deux défaites seulement et huit buts contre en dix matches... Si nous maintenons ce niveau à l'EURO, nous pouvons réussir quelque chose de bien.Le point fort de la Slovaquie est limpide depuis des années : quatre défenseurs chevronnés, avec Durica (Lokomotiv) et Skrtel (Liverpool) au centre, flanqués de Hubocan (Dinamo Moscou) et Pekarik (Hertha). Une ligne imprenable, qui compte plus de 250 matches et contraint ses adversaires à tirer de loin. Matus Kozacik, le fiable gardien du Viktoria Pilzen, a peu de problèmes. Cette base solide offre plusieurs options à Jan Kozak dans l'entrejeu. Il a une préférence pour deux médians défensifs et trois éléments offensifs dans le dos d'un seul avant, Adam Nemec. Il a 31 ans, il a joué à Genk en 2008-2009 et six ans en Allemagne, à Kaiserslautern, Ingolstadt et Union Berlin mais a lutté pour le maintien avec Willem II cette saison. Il est plutôt un avant-centre statique qu'un killer, comme son rival, Michal Duris. Le danger vient surtout de la deuxième ligne, orchestrée par Marek Hamsik. A 28 ans, il compte déjà plus de 400 matches pour Naples. Sur les flancs, les rapides Robert Mak (PAOK) et Vladimir Weiss (El-Gharafa, Qatar) permutent constamment. Weiss a débuté sous le maillot slovaque du temps de son père, qui a le même prénom et a été sélectionneur de 2008 à 2012. Pecovsky et Juraj Kucka courent sans se ménager dans le dos des trois médians offensifs. Pecovsky (33 ans) est un des rares joueurs restés en Slovaquie, à Zilina. Kucka a passé trois ans à Gênes avant de rejoindre Milan l'année dernière. Il en est devenu titulaire cette saison. Son travail ne saute pas aux yeux mais est considérable. Il approche la trentaine. L'âge des joueurs pose un problème à Kozak, compte tenu de la lourdeur de l'agenda.MOJMIR STASKO DENNIK SPORT" Notre gros avantage, c'est de n'avoir rien à perdre. C'est une poule difficile mais sans killers, style Espagne. La plupart des matches seront très serrés. Une équipe qui comporte Marek Hamsik et Martin Skrtel doit être en mesure de prendre trois ou quatre points et de passer au tour suivant. Mais tout le monde devra atteindre son meilleur niveau car le noyau n'est pas très étoffé. " MARCEL MERIAK R&T SLOVAKIA" Jan Kozak a insufflé confiance et patience à l'équipe. C'est un entraîneur qui fait jouer ses équipes, sans penser à casser le jeu de l'adversaire. Les joueurs, auxquels il a donné beaucoup de confiance, l'ont suivi. Ils développent un football soigné et patient fait de combinaisons. "- La Slovaquie a créé la surprise au Mondial 2010 en battant l'Italie 3-2. La moitié de l'équipe d'alors se retrouvera en France. - La Slovaquie effectue ses débuts à l'EURO mais présente de belles statistiques. La voisine de la République tchèque n'a perdu que deux de ses seize derniers matches. Les trois fers de lance de Jan Kozak sont Marek Hamsik (meneur, Naples), le capitaine Martin Skrtel (défenseur central, Liverpool) et Juraj Kucka (médian axial, AC Milan). Hamsik est le meilleur buteur des qualifications avec cinq goals tandis qu'Adam Nemec a trouvé le chemin des filets à trois reprises.ADAM NEMEC : Je n'ai pas pu le suivre car j'avais un match avec Willem II. Ce n'est pas la poule la plus difficile mais quand même... Notre premier match contre les Gallois sera important mais toutes les équipes veulent débuter par une victoire. Celles qui y parviennent sont quasi assurées de passer. Donc, de ce point de vue, il vaut mieux commencer contre le Pays de Galles que contre l'Angleterre. NEMEC : En mars, nous avons joué contre l'Irlande, qui a un style proche des Gallois. C'est une équipe rude, avec Gareth Bale, en plus. La Russie a une bonne défense et l'Angleterre a signé un sans-faute en qualifications mais elle a rarement été performante dans les tournois. Toutes les équipes de notre groupe ont 25 % de chances de se qualifier pour le tour suivant. NEMEC : La République tchèque est notre principale rivale. Nous partageons notre histoire et nous sommes voisins. Tous les Slovaques rêvent de ce match, même si les joueurs s'entendent bien. Nous ne nous détestons pas car la plupart des joueurs n'étaient pas encore nés à la chute du Mur de Berlin et à la désintégration de notre pays. NEMEC : Le début a été très dur avec des déplacements en Ukraine et en Biélorussie et un match à domicile contre l'Espagne. Nous espérions un point et nous en avons pris neuf sur neuf ! Le match à Kiev, 0-1, nous a boostés avant l'Espagne. Nous n'avons eu que 20 % de possession de balle mais nous nous sommes battus et avons été dangereux en contre (2-1). NEMEC : Le coach ne reprend que les joueurs dotés d'esprit d'équipe, même s'ils ont peut-être moins de talent individuel que d'autres. Nous formons une bande de copains au sein de laquelle personne ne se sent différent, où ne règne pas la moindre jalousie. Marek Hamsik est le plus connu de l'équipe. Nous partagions notre chambre en U23. Maintenant, chacun a sa chambre... A Naples, il ne peut pas se balader en rue mais au sein du groupe, il est un des nôtres, sans plus. Nous avons un excellent collectif et quelques joueurs dotés de qualités individuelles exceptionnelles. Comme nos U21, qui promettent. NEMEC : J'étais en stand-by, en cas de blessure d'un sélectionné, mais j'ai finalement suivi le tournoi à la télévision. C'est dommage mais depuis que Jan Kozak est en poste, je suis systématiquement repris. Au début, c'était une surprise car je jouais encore à l'Union Berlin, en D2 allemande. NEMEC : Je suis l'avant-centre de notre 4-5-1. Je dois tenter de garder le ballon. J'ai inscrit trois buts en qualifications. Ce n'est pas mal mais je peux mieux faire. " Pouvoir rempiler m'a fait plaisir. La continuité est la base du succès. " JAN KOZAK