Pour la troisième fois de rang, Tubize s'est imposé par le plus petit écart lors du tour final de D2. Après l'Antwerp et l'O-HL, c'est le KVSK United qui a mordu la poussière contre les troupes de Philippe Saint-Jean. " Pour nous, cette victoire revêt une signification particulière ", souligne Christophe Lepoint, le métronome des Brabançons. " A deux reprises, nous nous étions inclinés face aux Limbourgeois, en championnat. C'est la preuve que nous pouvons résolument viser la montée. A mi-parcours, nous sommes en avance sur notre tableau de marche. Nous avions tablé sur des partages contre l'Antwerp et le KVSK United ainsi que sur un succès face à l'O-HL. Par rapport aux Anversois, victorieux à Louvain et seuls en lice avec nous, dé- sormais, nous avons un avantage appréciable : la D1 serait la cerise sur le gâteau au terme d'une saison où nous avons réussi au-delà des espérances. Pour le Great Old, par contre, la promotion est quasiment une obligation, après des ann...

Pour la troisième fois de rang, Tubize s'est imposé par le plus petit écart lors du tour final de D2. Après l'Antwerp et l'O-HL, c'est le KVSK United qui a mordu la poussière contre les troupes de Philippe Saint-Jean. " Pour nous, cette victoire revêt une signification particulière ", souligne Christophe Lepoint, le métronome des Brabançons. " A deux reprises, nous nous étions inclinés face aux Limbourgeois, en championnat. C'est la preuve que nous pouvons résolument viser la montée. A mi-parcours, nous sommes en avance sur notre tableau de marche. Nous avions tablé sur des partages contre l'Antwerp et le KVSK United ainsi que sur un succès face à l'O-HL. Par rapport aux Anversois, victorieux à Louvain et seuls en lice avec nous, dé- sormais, nous avons un avantage appréciable : la D1 serait la cerise sur le gâteau au terme d'une saison où nous avons réussi au-delà des espérances. Pour le Great Old, par contre, la promotion est quasiment une obligation, après des années de purgatoire. En cas d'échec, il n'y aurait pas de quoi en faire un plat à Tubize et cette sérénité est, précisément, l'un de nos atouts. Au même titre que notre cohésion... Comparativement aux autres équipes, nous ne possédons pas les mêmes individualités. Mais en matière de collectif, nous n'avons de leçons à recevoir de personne. Nous sommes durs à bouger et à partir du moment où nous avons pris l'avantage, l'adversaire a souvent cause perdue, comme cela s'est vérifié depuis l'entame du tour final. Le seul petit problème est que nous traduisons un peu trop difficilement notre supériorité au marquoir. Et la tâche n'en est que plus ardue depuis l'indisponibilité de Jérémie Njock, victime d'une rupture des ligaments croisés contre les Louvanistes. Mais à Lommel, où les trois points ont été conquis par le biais de l'un de nos réservistes, BenjaminLambot, nous avons quand même prouvé que nous possédons des ressources en profondeur. Puissent-elles nous mener au septième ciel ! " Quoi qu'il advienne, notre homme est assuré de militer parmi l'élite la saison prochaine puisqu'il vient de parapher un contrat à Mouscron : " Les Hurlus m'ont visionné à une dizaine de reprises. Comme Tubize a tenu le haut du pavé d'un bout à l'autre et que j'ai été partie prenante dans tous ces succès, le dossier a été finalisé. Enzo Scifo, le coach des Frontaliers, compte sur moi comme infiltreur. Et je suis pour : c'est à ce poste que j'ai livré mes meilleurs matches, même si j'ai été mis à toutes les sauces dans ma carrière. Hormis la place de gardien, j'ai transité par tous les rôles. Au point d'en arriver à des scènes cocasses. A Anderlecht, où j'ai effectué mes classes, je m'étais stabilisé à un moment en défense après avoir accompli des nettement plus offensives à mes débuts. En dépit de mon statut d'arrière central, l'entraîneur national des moins 17 ans, Marc Van Geersom, ne jurait toutefois que par un poste plus avancé. La plupart du temps, j'y étais associé à la pointe de l'attaque aux côtés de Kevin Vandenbergh ". Cette option n'allait pas être sans incidence. Après avoir inscrit le premier but belge face à l'Allemagne (2-2) en qualifications pour le Championnat d'Europe des Nations 2002, Lepoint devint objet de convoitise outre-Rhin : " J'aurais espéré obtenir un contrat au Sporting mais contrairement à mes compagnons d'âge Maarten Martens et Yasin Karaca, je n'ai pas été convié à la table des négociations. Déçu, j'ai alors choisi de tenter la grande aventure à Munich 1860, un des trois clubs de Bundesliga intéressés avec le Borussia Mönchengladbach et Hambourg. Je n'avais pas encore 18 ans et étais encore étudiant. Ce passage dans les rangs bavarois m'a poussé à interrompre ma scolarité une année avant terme mais je ne le regrette pas. Car j'ai appris plus là-bas en l'espace de quelques mois que pendant toutes mes humanités sportives. Au plan de la langue en premier lieu : l'allemand ne représente plus le moindre mystère pour moi. Et puis, j'ai goûté à ma première expérience au plus haut niveau alors que j'étais teenager. Jamais je n'aurais eu cette chance au Parc Astrid. Tout porte à croire que je me serais inscrit dans la durée au TSV si le club n'avait pas filé du mauvais coton en 2004-05 en consommant deux présidents et quatre entraîneurs. Du coup, j'ai préféré me refaire une santé à Willem II Tilburg, aux Pays-Bas ". Une expérience marquée d'une pierre blanche pour le joueur, finaliste de la Coupe de Hollande après avoir évincé l'Ajax, mais un bémol : " J'étais encore un chien fou. Un jour, j'ai eu la mauvaise idée de toucher à un joint. La suite, ce furent quatre mois de suspension. Je suis devenu plus mature après cet épisode. La naissance de mon fils Marco, dans la foulée, a elle aussi contribué à me stabiliser. Je dois également une fière chandelle à Tubize, qui m'a offert l'opportunité de me relancer alors que bon nombre de portes s'étaient refermées. Cette attitude-là, je ne l'oublierai jamais et c'est pourquoi j'ai tant à c£ur de remporter le tour final. Ce serait une manière idéale de ristourner à ce club, à ses dirigeants et à l'entraîneur, Philippe Saint-Jean, tout ce qu'ils ont fait pour moi ". par bruno govers