1. Vous avez été surpris de vaincre Anderlecht aussi facilement ?
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1. Vous avez été surpris de vaincre Anderlecht aussi facilement ? Je continue à considérer le Sporting comme un concurrent direct, avec de bons joueurs, mais nous avons livré un match brillant, en équipe. Ce sont trois points importants pour nous. Je pense qu'Anderlecht était handicapé. Ceux qui ont joué ont du talent, mais sans doute pas assez pour contenir un Club Bruges concentré. Notre engagement a fait la différence. Nous nous sommes engagés dans les duels à 100%, voire 200%, et ça nous a permis de dominer le jeu. Anderlecht a de bons techniciens, mais nous sommes plus puissants. 2. Bruges a-t-il trouvé ses marques, après un démarrage laborieux ? Je pense que nous sommes partis depuis un moment, après deux faux-pas à domicile. Nous voulons reconduire notre titre, pas être deuxièmes. Nous avons progressé ces dernières semaines, nous sommes plus concentrés et nous devons conserver cet état d'esprit. Je pense qu'en début de saison, nous avons été un peu trop laxistes. Ça peut arriver. Il faut prendre chaque match au sérieux, mais on peut aussi être moins tranchant, certains jours. Et on s'expose alors à une sanction. Ça n'a pas été le cas contre Anderlecht ni les semaines précédentes. Nous avons à nouveau trouvé le chemin du but et renoué avec la victoire. 3. Peu de transferts entrants et sortants, mais beaucoup de prolongations de contrats : l'équipe mise sur la continuité plutôt que sur le renouveau. Je pense que c'est important. Le noyau a une bonne dynamique et le fait que les joueurs les plus importants - Simon Mignolet, Hans Vanaken... - aient prolongé leur contrat est un gage de stabilité. Cette continuité est positive pour tout le monde. Pour nous, pour le club, pour les supporters. C'est peut-être ce qui diffère d'Anderlecht. Nous formons une famille, unie depuis un moment. L'ambiance est excellente et si nous nous y prenons bien, il sera quasi impossible de nous arrêter. Ceci dit, nous n'avons pas encore retrouvé le niveau de la saison passée, selon moi. Il y a encore pas mal de choses à corriger, défensivement comme sur le plan offensif. Nous n'avons pas encore atteint le niveau requis pour la Coupe d'Europe. Nous devons marquer plus facilement et surtout encaisser moins de buts. Nous étions meilleurs la saison passée. 4. L'absence de Brandon Mechele a permis à ton compatriote Odilon Kossounou de se montrer davantage. Quel rôle joues-tu dans sa progression ? Il a prouvé qu'il était une solution d'avenir. Chapeau : il apprend vite, il est présent, il joue bien. J'occupe un peu le rôle de grand frère... Je ne dirais pas qu'il est parfois nonchalant. Il serait plutôt trop concentré. Je lui tire les oreilles quand je le remarque. Il écoute et il fait ce qu'on lui dit. Il va encore montrer de belles choses. 5. Vous êtes tous deux sélectionnés par la Côte d'Ivoire pour les prochains matches. Oui. Nous jouons deux matches, contre les Diables rouges jeudi, puis aux Pays-Bas contre le Japon. Deux fois en Europe, à cause de la pandémie. C'est chouette. Moins dangereux. D'un autre côté, les matches internationaux sont pour nous l'occasion de revoir nos familles. Ça ne sera pas possible cette fois ( rires). Ce sont deux matches importants. Notre équipe nationale vit des moments difficiles. Nous avons un nouveau sélectionneur ( Patrice Beaumelle, ndlr). Il a convoqué relativement peu de nouveaux, car il veut avant tout découvrir et tester son matériel à l'entraînement et en match. Nous devons donc faire nos preuves contre la meilleure équipe du monde. Et contre quelques coéquipiers. Nous en avons déjà rigolé à l'entraînement.