Le gardien de La Louvière signe un début de championnat canon et joue la tête de la majorité des classements individuels. Déjà extrêmement régulier tout au long de la saison dernière, il a encore pris une dimension supplémentaire durant l'été.
...

Le gardien de La Louvière signe un début de championnat canon et joue la tête de la majorité des classements individuels. Déjà extrêmement régulier tout au long de la saison dernière, il a encore pris une dimension supplémentaire durant l'été. Silvio Proto : J'essaye simplement de faire mon boulot le mieux possible à un poste à risques où il y a souvent quelque chose à dire. Un gardien est en permanence susceptible de commettre une erreur qui sera automatiquement fort commentée. Je ne dis pas que mon niveau me surprend. Par contre, je suis étonné par la compétitivité de l'équipe : nous taquinons les candidats au titre et possédons une des meilleures défenses de D1. Personne ne s'y attendait. Mais bon, nous n'avons rien volé à personne jusqu'à présent. Qui oserait dire que nous n'avons pas mérité tel ou tel bon résultat ? Oui. Je suis plus régulier, plus serein, mieux dans ma tête. C'est l'expérience qui commence à parler. Je sens vraiment que j'ai gagné en maturité depuis quelques mois. Je ne vois pas de grand changement, simplement une poursuite de l'évolution du club. Ariel Jacobs nous a sauvés avant de nous faire gagner la Coupe de Belgique. Aujourd'hui, nous sommes à l'étape suivante : jouer les premiers rôles au classement. C'est très logique comme progression et Albert Cartier continue à travailler dans la même lignée qu'Ariel Jacobs. Je fais confiance aux gens de la fédération. Ils me voient régulièrement avec les Espoirs et savent donc ce que je vaux. Si Aimé Anthuenis ne m'a pas encore appelé, il doit avoir de bonnes raisons. J'attends patiemment que sonne mon heure. Cette suspension n'est pas méritée puisque l'exclusion ne l'était pas. Je suis simplement allé trouver l'arbitre û un vrai incompétent û après un but espagnol. Il avait laissé tirer le coup franc alors que nous n'étions pas prêts, que je plaçais mon mur. J'ai simplement crié " F--ing hell ". Si je suis bien renseigné, ça veut seulement dire " Nom de dieu ". Est-ce si grave ? C'est vrai. Je n'avais jamais eu de problèmes avec un arbitre ou un adversaire. Je me console en me disant que je n'ai rien à me reprocher dans cette histoire. (P. Danvoye)