Avec 1 point sur 24, le Lierse est mal embarqué. La saison dernière, il s'était sauvé grâce au tour final de D2 (auquel, pour la première fois, l'avant-dernier de D1 pouvait participer). Mais les miracles arrivent rarement deux fois. Après avoir survécu à une faillite virtuelle et à l'affaire ZheyunYe, le Lierse doit-il considérer que l'échéance a simplement été reportée ? Car il risque toujours d'être sanctionné pour falsification de la compétition avec un an de retard, comme Geel l'a été cette année.
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Avec 1 point sur 24, le Lierse est mal embarqué. La saison dernière, il s'était sauvé grâce au tour final de D2 (auquel, pour la première fois, l'avant-dernier de D1 pouvait participer). Mais les miracles arrivent rarement deux fois. Après avoir survécu à une faillite virtuelle et à l'affaire ZheyunYe, le Lierse doit-il considérer que l'échéance a simplement été reportée ? Car il risque toujours d'être sanctionné pour falsification de la compétition avec un an de retard, comme Geel l'a été cette année. En début de semaine dernière, le président Leo Theyskens avait convoqué la presse et des représentants des clubs de supporters pour rassurer et apporter des explications sur les solutions envisagées. La conférence devait se dérouler en deux parties, avec une courte interruption entre les deux. Le premier volet dura très exactement... cinq minutes. Le temps pour Theyskens d'expliquer que la situation financière s'était sensiblement améliorée et que les relations avec la ville étaient devenues, elles aussi, beaucoup moins tendues. La " courte " interruption dura ensuite... 40 minutes. On attendait l'arrivée d'un nouvel investisseur étranger, qui devait être présenté, mais dont l'avion privé avait du retard. Comme on ne pouvait pas attendre éternellement, Theyskens prit l'initiative d'entamer la deuxième partie. Après avoir précisé qu'une éventuelle fusion, évoquée par certains, n'était pas à l'ordre du jour, il se pencha sur la situation sportive. " Pour assainir, le budget a dû être revu sérieusement à la baisse. Cela a eu des incidences sur la situation sportive. Un point sur 24, ce n'est pas brillant et tout le monde en est conscient, mais nous allons faire le maximum. En vérité, cette saison-ci devait être considérée comme une campagne de transition. Après tout ce que l'on a vécu, c'est un miracle que nous soyons encore en D1. L'évaluation du staff sportif s'est révélée positive, au point que le contrat de l'entraîneur RenéTrost a été prolongé. Les joueurs travaillent bien et l'ambiance est meilleure que la saison dernière, mais on manque de qualité et d'expérience. Que faire pour renforcer le noyau ? Soit investir nous-mêmes dans l'achat de joueurs (on le fera, en partie). Soit chercher une collaboration avec d'autres clubs. Un accord est sur le point d'être conclu avec Bolton Wanderers, un club anglais de PremierLeague dont le budget avoisine 75 millions d'euros. C'est trois fois Anderlecht. On peut s'attendre à ce que certains joueurs de ce club nous rejoignent lors du mercato hivernal. On a aussi cherché une collaboration avec un autre club, qui dispute la Ligue des Champions mais une télévision flamande a cru bon de diffuser un reportage négatif qui risque de met-tre la collaboration en cause ". VTM, la chaîne en question, croit savoir que le club avec lequel le Lierse envisageait une collaboration était le Shakhtar Donetsk, que l'homme qui devait arriver en avion privé était son président RinatAchmetov et que ce dernier possède une réputation mafieuse... Rien que ça. Au Lierse, on est remonté. On pense qu'informé du reportage, Achmetov aurait demandé à son pilote de faire demi-tour. Mais nos confrères de la GazetvanAntwerpen ont contacté les aéroports régionaux de Deurne et de Wevelgem pour savoir si une autorisation d'atterrir avait été demandée par un pilote d'un avion privé. La réponse fut négative. Ils ont aussi téléphoné à Donetsk, tant au Shakhtar qu'au Metallurh, où tout le monde est tombé des nues à l'évocation d'une possible collaboration avec le Lierse ". Depuis, à la Chaussée de Lisp, c'est le silence radio. Le président Theyskens, avec qui nous avions rendez-vous en fin de semaine dernière, a fait annuler l'entretien. DANIEL DEVOs