NOS FOUETS

SILAS GNAKA (20 ans) : " En primaire, les enseignants avaient des fouets et les abattaient sur les fesses des élèves dès qu'ils commettaient une erreur ou qu'ils se comportaient mal. En classe, j'étais généralement gentil. Je ne parlais pas beaucoup. C'est de famille : mes quatre frères et mes cinq soeurs sont également timides. On a plutôt le sang froid. Malgré tout, j'ai reçu quelques coups de fouet aussi mais il ne faut pas dramatiser : ce n'était qu'une forme de correction. Je sais que c'est différent ici et j'ignore si cette pratique perdure en Côte d'Ivoire mais je trouvais que le système avait du bon. Une correction incite l'enfant à se remettre en question.
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