1. Ce week-end, Eupen croise le fer avec votre ancien club alors que, Brugeois, vous avez aussi joué pour le Cercle. Soit dit entre nous : enfant, étiez-vous supporter du Club ou du Cercle ?

Siebe Blondelle : Du Club ! C'était difficile à l'occasion des derbies car j'ai d'abord joué au Cercle. Je me rappelle qu'avant le premier entraînement au Cercle, j'avais enfilé un maillot du Club et que mon père était intervenu. Après quelques années au Club, je l'ai quitté car le projet de Vitesse Arnhem me semblait intéressant. Il m'avait déniché dans les équipes nationales d'âge. La formation néerlandaise était très intéressante, à cette époque. Défenseur, j'ai appris à jouer tout autrement. Là-bas, un arrière est plus souvent ...

Siebe Blondelle : Du Club ! C'était difficile à l'occasion des derbies car j'ai d'abord joué au Cercle. Je me rappelle qu'avant le premier entraînement au Cercle, j'avais enfilé un maillot du Club et que mon père était intervenu. Après quelques années au Club, je l'ai quitté car le projet de Vitesse Arnhem me semblait intéressant. Il m'avait déniché dans les équipes nationales d'âge. La formation néerlandaise était très intéressante, à cette époque. Défenseur, j'ai appris à jouer tout autrement. Là-bas, un arrière est plus souvent en contact avec le ballon et il doit prendre plus de décisions qu'en Belgique. A l'époque, du moins. De ma génération au Club, seul Tom De Sutter est resté au plus haut niveau. J'ai joué avec Bart Buysse (ex-Club et -Cercle) ainsi qu'avec Jason Vandelannoitte. Au Club, je ne connais plus que Björn Engels. Il habite à deux maisons de chez moi. Pas grand-chose. Il fallait voir si nos jeunes allaient résister mentalement à cette pression. Ça va plutôt bien, ces jeunes s'en tirent très bien. Ils ne soufrent pas de la pression liée au maintien. C'est ce qui me surprend le plus chez nous : tout le monde continue à jouer avec fraîcheur et audace, sans se crisper. J'ai toujours pensé que nous avions le niveau requis. Nous n'en sommes évidemment encore qu'à six matches et il ne s'agit pas de crier victoire. Aux Pays-Bas, si on doit se rendre avec Venlo ou Roda JC à Heerenveen ou Groningue, ça représente aussi quatre heures de route. Aller. Celui qui joue en dehors de la Belgique sait que deux heures de route, ça n'a rien de terrible. Normalement, je passe la majeure partie de la semaine à Eupen, où j'ai un appartement. La veille d'un match, Eupen va à l'hôtel. Je retrouve mes coéquipiers là-bas, vendredi soir, à Bruges. Après le match, je suis le car en auto jusqu'à Eupen car nous nous entraînons le dimanche matin. Je n'ai pas entendu beaucoup de flandrien à Ostende. A part Brecht Capon, que je connais depuis longtemps. Je comprends bien l'allemand mais je ne le parle pas et certainement pas aussi bien que Hendrik Van Crombrugge. Il faut dire que son amie est de la région d'Eupen. Je crois qu'ils parlent surtout allemand ensemble. J'ai surtout changé aux Pays-Bas. J'y suis allé en tant que défenseur qui disputait de nombreux duels, devait souvent intervenir en perte de balle et j'ai découvert une culture au sein de laquelle la possession du ballon était une norme. J'y entrais donc plus fréquemment en contact avec le ballon et je devais chercher des solutions. Ce passé néerlandais me vient bien à point dans le style de jeu d'Eupen. PAR GEERT FOUTRÉ" J'ai toujours pensé que nous avions le niveau requis. " SIEBE BLONDELLE