Au rayon des faux pas récents de l'Union Belge, on peut placer une critique assassine de René Vandereycken à l'égard de Pierre François à qui il reprochait de ne pas mettre à disposition des Diables les terrains d'entraînement de l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Les hauts dirigeants fédéraux Jean-Marie Philips et Roland Lo...

Au rayon des faux pas récents de l'Union Belge, on peut placer une critique assassine de René Vandereycken à l'égard de Pierre François à qui il reprochait de ne pas mettre à disposition des Diables les terrains d'entraînement de l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Les hauts dirigeants fédéraux Jean-Marie Philips et Roland Louf se sont empressés de présenter leurs excuses navrées au Standard. Il y a une semaine, dans l'article consacré à Dieumerci Mbokani dans notre magazine, Ariel Jacobs affirmait que si l'avant réussissait mieux à Liège qu'à Anderlecht, c'était parce qu'on y était moins regardant quant aux règles internes. " Jacobs va fort ", dit François. " Il y a un an, quand nous avons été éliminés par le Zenit Saint-Pétersbourg de la Coupe de l'UEFA, il avait traité le club russe de FC Peppermint... Et maintenant il remet en cause notre code de discipline ? Attention, le Standard s'entend globalement bien avec Anderlecht mais je me demande sur quoi se basent ces critiques de Jacobs ?" Un Jacobs qui s'est également excusé auprès de François en disant qu'il n'avait jamais dit ça... alors que cette déclaration avait été publiée une semaine plus tôt dans notre titre néerlandophone, Sport/Voetbal Magazine, sans qu'il la démente ! Ces deux anecdotes ne font qu'apporter de l'eau au moulin de ceux qui estiment que le foot belge manque de fair-play et de respect. Notre fédération ne possède pas de comité ou de commission d'éthique et elle en a bien besoin. La saison passée, on a abondamment critiqué les arbitres sans encourir les foudres de la fédération (... et quand on est puni, le président fédéral lève les sanctions de manière inique comme pour Charleroi) et un coach a insulté ou bousculé un collègue en match sans être sanctionné (comme Peter Maes vis-à-vis de Thierry Siquet et Michel Preud'homme d' Enzo Scifo). Qui, à la fédération, va prendre les choses en mains à ce niveau ? Ce serait au comité sportif de le faire mais il reste impassible. Et il faudrait aussi y adjoindre une personnalité du sport belge. Un Pär Zetterberg, par exemple, connu pour son fair-play... JOHN BAETE