TACTIQUE

Prenez un noyau de 29 joueurs. Parmi lesquels quatorze Ukrainiens, et treize Brésiliens. Ça, c'est le Shakhtar Donetsk. Un cocktail qui fait encore ses preuves, son accession au dernier carré de l'Europa League en guise de témoin. Avec à sa tête, un Portugais. Forcément. Le sens du voyage, et une langue qui a...

Prenez un noyau de 29 joueurs. Parmi lesquels quatorze Ukrainiens, et treize Brésiliens. Ça, c'est le Shakhtar Donetsk. Un cocktail qui fait encore ses preuves, son accession au dernier carré de l'Europa League en guise de témoin. Avec à sa tête, un Portugais. Forcément. Le sens du voyage, et une langue qui aide à l'acclimatation, voilà pour les atouts du coach Luis Castro. Sur le terrain, le Lusitanien déploie ses troupes en 4-2-3-1. Dans les buts, l'éternel Andrey Pyatov guide une défense plutôt jeune, mix de talents ukrainiens et brésiliens. C'est presque tout pour le vivier local, puisque seul le doué Viktor Kovalenko, installé en numéro 10, résiste à la domination brésilienne sur le secteur offensif. Derrière lui, le jeune Maycon et le routinier Alan Patrick font la loi autour du rond central. Quand on parle de Brésil, le talent se cherche évidemment devant. Les buts sont pour Júnior Moraes, prédateur servi sur un plateau par les exploits individuels de Taison et Marlos. Une samba indémodable. Pas facile de se faire une place au soleil, quand vos concurrents sont des trentenaires décisifs. Barré par Taison et Marlos dans les couloirs, quand Yehven Konoplyanka ne vient pas corser l'addition, Tetê a pourtant toutes les cartes en mains pour devenir le nouveau Brésilien-frisson du Shakhtar. Débarqué en plein hiver 2019 contre quinze millions d'euros, il affiche déjà une cinquantaine d'apparitions, couronnées de treize buts et dix passes décisives. Tout ça à vingt ans. La source auriverde de Donetsk n'est pas encore tarie.