Un matin de lendemain de Coupe de Belgique au Stade Constant Vanden Stock.
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Un matin de lendemain de Coupe de Belgique au Stade Constant Vanden Stock. - Bonjour Président, vous m'avez demandé de passer ce matin ? - Oui Herman, je ne comprends pas. Je pensais que tout était réglé avec la presse ! - Mais c'était réglé, Président. Les joueurs et Monsieur Broos ont décidé qu'ils donnaient à nouveau des interviews. - Ouais, je sais, ce n'est pas ça que je veux dire. C'est quoi ces critiques après le match à Genk ? - Quelles critiques, Monsieur Roger ? - Ouais, ces critiques. On perd en huitièmes de finale de la Coupe et ça y est, on dit de nouveau qu'on joue mal. - Mais c'est incroyable, hein Président. On perd une fois et c'est de nouveau pas bon. - Y sauront jamais être positifs... - C'est vrai, si seulement y pouvaient raconter ce qu'ils voient. - Oui Herman, la vérité c'est tout ce qu'on leur demande. La vérité, sivouplaît... - C'est pas qu'on est contre leur métier. On sait qu'ils doivent vendre des journaux... - Je pensais qu'ils avaient compris quand même après le stage. Y voient une bagarre à l'entraînement et directement ils écrivent ça. Au lieu de parler de l'entraînement. - C'est à se demander si on doit encore leur parler, si ça sert seulement à quelque chose encore. - Dites Herman, votre nouvel appartement, ça va ? Vous êtes bien ? - Parfait Président. - Et Madame va bien ? - Un peu fatiguée... Elle découpe toutes les interviews que je donne dans les journaux et ça lui fait beaucoup du travail. - Ah ouais ? Vous êtes plus médiatique que moi hein ! - Mais Président, vous avez dit que nous ne vouliez plus parler à la presse, non ? - C'est quand même toujours pour essayer de me coincer... - Voilà. Alors je me dévoue. Mais c'est pas marrant, hein ! Croyez- moi. Je comprends Monsieur Broos et les joueurs, vous savez... Un matin de lendemain de Coupe de Belgique à Sclessin. - Dom ? Qu'est-ce que tu m'as fait hier ? - Mais quoi Lou ? Ce que j'ai pu, comme toujours. C'était pas assez ? - Non parce qu'ils ont trop de chance. - C'est ça hein ! T'as vu leur saison ? Un bol incroyable. Tout le temps. - C'est insupportable, Dom. Déjà en championnat... - C'est ça... Qu'est-ce que tu veux que je fasse encore contre ça ? - Quand même, ils ont un budget minuscule et ils nous éliminent en Coupe. Je ne supporte pas. - Mai Lou, écoute. - Non Dom je ne supporte pas. En plus aux penalties, tu te rends compte ? - Louuuu, c'est le football hein. - Non, ne commence pas avec ça, hein. On devait gagner mille fois ce match. - Mais le ballon n'a pas roulé pour nous. - Encore ? Mais tu rigoles ou quoi ? - Mathijssen avait dit qu'il avait un bon pressentiment avant la Coupe... - Et alors ? Pas toi ? - Ecoute, c'est un peu dur ; honnêtement. - Quoi dur ? - Oui dur. Tous ces changements ! Tous ces résultats qu'il faut obtenir ! - Quoi Dom, t'es découragé ? - Oui. Mathijssen, il fait se reposer Brogno à La Louvière et il nous tue ! - Et alors ? - Prends quelqu'un d'autre, Lou- Mais non Dom, c'est pas possible. - Comment pas possible ? Y a personne qui voudrait entraîner le Standard ? - Ils savent bien qu'ils risquent de se planter. - Et moi alors ? - Toi Dom, c'est pas la même chose. - Comment pas la même chose ? Tu crois que c'est facile, Lou ? - Mais t'es mon frangin, on est dans le même bateau. On prend les risques ensemble. - Mais c'est pas toi qui dois toujours tout expliquer aux journalistes après le match ! - Bouh... - Tu crois que c'est facile d'être toujours positif ? - Ecoute, c'est quand même pas de la torture Dom ! Tu passes à la télé et tout. C'est sympa... - OK, mais y a quand même quelqu' chose que je ne comprends pas avec Charleroi. T'as vu le nom de ce sponsor, Baraka ? - Ouais hein, ça veut dire " chance "... - Ah tu vois bien. Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse contre ça ? - Demande à Mich, il pourra t'aider. - Pour la tactique ? - Mais non, pour tout ce qui est superstitions. C'est son rayon. par John Baete " Oui Herman, la vérité c'est tout ce qu'on leur demande. LA VÉRITÉ, SIVOUPLAÎT... "