Active au sein de la cellule sociale depuis 2006, la Brésilienne Luiza De Melo chaperonne ses trois compatriotes évoluant au Sporting. Des garçons aux profils très différents.
...

Active au sein de la cellule sociale depuis 2006, la Brésilienne Luiza De Melo chaperonne ses trois compatriotes évoluant au Sporting. Des garçons aux profils très différents. Kanu : " Il est le plus avancé en termes de carrière. C'est un garçon qui sait d'où il vient et qui se rend compte que le football est, pour lui, une planche de salut. Il s'est dissipé quelque peu au Cercle. Là-bas, dans un environnement plus facile, il a cru qu'il s'en sortirait avec nettement moins de rigueur qu'au Sporting, mais il a été rapidement rappelé à l'ordre. C'est probablement Glen De Boeck qui a eu la plus grande influence sur lui. Il sortait de dix années de présence à Anderlecht et pouvait donc parler en connaissance de cause. Kanu s'est assagi à partir de ce moment-là et sa paternité l'a transformé aussi. Il est l'heureux papa d'une petite Jaranda et file le parfait amour au côté de la maman, Irlanda. Un fameux contraste avec l'époque où il changeait pour ainsi dire journellement de copine. " Renan Felipe Boufleur : " Il est aux antipodes : autant Kanu est expansif, autant il est introverti. C'est d'autant plus bizarre que contrairement à Kanu, qui ne maîtrise le français que de façon approximative, Renan le parle déjà couramment. Je lui ai d'ailleurs dit que s'il ne perçait pas dans le monde du football, il pouvait toujours se reconvertir comme traducteur-interprète. Renan est issu d'une famille aisée et le football n'est donc pas un must pour lui. Et certains comportements en disent long à ce sujet : il n'éprouve pas, par exemple, le besoin d'assister aux matches de la Première, fût-ce au Parc Astrid ou en déplacement. Il préfère privilégier d'autres centres d'intérêt. Il ne s'éternise pas non plus après un entraînement et rentre toujours directement à la maison. Chacun s'accorde à dire qu'il a les qualités pour être un bon défenseur, gaucher de surcroît. Mais en a-t-il réellement l'envie ?" Fernando Canesin Matos : " Il se rapproche plutôt de Kanu. Côté joueur d'abord, car il est aussi un milieu offensif. Et humainement ensuite, car il veut manifestement tout mettre en £uvre pour se faire un nom dans le milieu footballistique. Fernando a eu la douleur de perdre son père en 2008, alors qu'il n'avait que 16 ans, et il a juré à sa maman qu'il tirerait la famille d'affaire grâce à ses dons balle au pied. Il est sans conteste sur la bonne voie, puisqu'il vient de parapher un contrat au même titre que le Congolais Junior Kabananga. C'est un signe qui ne trompe pas. ". Triguinho, qui n'a pas fait long feu au Sporting, a été le premier Brésilien dont Luiza a eu la charge : " J'ai rapidement compris que ce serait un fiasco. Pour ne pas être seul, il avait demandé à une amie de l'accompagner en Belgique. Cette femme avait un fils de 5 ans et, pour avoir de la compagnie aussi, elle avait insisté pour que sa nièce soit du voyage également. Ce ménage à trois aura été un enfer pour le joueur. Comme les Brésiliens vivent la nuit et qu'il y a 5 heures de décalage horaire entre la Belgique et l'Amérique du Sud, les deux femmes téléphonaient au pays entre trois et cinq heures du matin. Triguinho ne fermait pas l'£il durant tout ce temps. Dès lors, sans véritable repos, son aventure au Sporting était vouée d'avance à l'échec. "