La FIA World Rally Championship a rayé de son calendrier les rallyes d'Espagne, de Corse et d'Australie mais a repêché quelques classiques. Le Japon, éliminé en 2010, est un choix logique mais les pilotes se réjouissent surtout de retrouver les chemins vallonnés et les magnifiques paysages de Nouvelle-Zélande, dont ils sont privés depuis 2012, ainsi que le Safari Rallye. La manche kényane, spectaculaire et dangereuse, n'a plus été organisée depuis 2002. Elle en était alors à sa 50e édition.
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La FIA World Rally Championship a rayé de son calendrier les rallyes d'Espagne, de Corse et d'Australie mais a repêché quelques classiques. Le Japon, éliminé en 2010, est un choix logique mais les pilotes se réjouissent surtout de retrouver les chemins vallonnés et les magnifiques paysages de Nouvelle-Zélande, dont ils sont privés depuis 2012, ainsi que le Safari Rallye. La manche kényane, spectaculaire et dangereuse, n'a plus été organisée depuis 2002. Elle en était alors à sa 50e édition. Le personnel des écuries a profondément changé. Le transfert le plus surprenant est celui d' Ott Tänak (32 ans), le champion du monde estonien 2019, qui troqué sa Toyota Yaris, après deux saisons (il a été troisième en 2018) pour une Hyundai. L'Estonien avait déjà terminé troisième en Ford Fiesta en 2017. Trois voitures en quatre saisons donc, mais ce que nous retiendrons, c'est que l'ambitieux Tänak et son co-pilote Martin Järveoja deviennent les coéquipiers de Thierry Neuville (31 ans) et de Nicolas Gilsoul, son navigateur attitré depuis 2011, chez le constructeur sud-coréen. L'Estonien s'est adjugé 6 des 13 rallyes de la saison écoulée et sa vitesse a été impressionnante. On peut toutefois se demander comment il va travailler avec Neuville, qui a obtenu trois victoires en 2019. Tänak ne s'estimait pas apprécié à sa juste valeur par les Japonais et il n'a pas hésité quand il a eu l'opportunité de se glisser au volent de la Hyundai i20 WRC. " Ici, en tout cas, je bénéficie d'un profond respect et d'un grand soutien ", a-t-il déclaré après ses premières semaines dans l'écurie. À partir du 23 février, sa course à une deuxième titre d'affilée débute au rallye de Monte Carlo (Gap). " Hyundai ne fait pas de différence entre nous et l'équipe d'Ott ", a déclaré Neuville, démentant les spéculations sur une concurrence interne trop forte. " Nous avons tous la même voiture, le même matériel et les mêmes informations. " Mais le Belge a un atout : il roule pour Hyundai depuis 2014 et il connaît très bien la voiture. " Mes ambitions n'ont pas changé. Je veux remporter le titre mondial en constructeurs. Et si je prends beaucoup de points à ce classement, j'en récolterai aussi beaucoup sur le plan individuel. " Sébastien Ogier, qui a raflé six titres d'affilée chez Volkswagen (2013-2016) et Ford (2017-2018), a également surpris. Huit ans après avoir quitté Citroën, il est revenu chez le constructeur français l'année passée mais il a rapidement annoncé qu'il le quitterait, puisque Citroën quitte le circuit WRC cette année. Le Français et son copilote Julien Ingrassia, troisième du dernier championnat, doivent faire oublier Tänak chez Toyota. La concurrence interne est également corsée au sein de l'équipe japonaise : le Gallois Elfyn Evans a terminé cinquième la saison passée en Ford Fiesta. Les prochains mois s'annoncent donc passionnants.