LES 665 JOURS DE MORATTI. Le 0-0 contre l'Atalanta n'aurait pas (à première vue !) incité Massimo Moratti à changer carrément de cap après une saison décevante. Pourtant, les données sont claires : l'équipe est composée de joueurs arrivés en bout de course. On peut donc se demander pourquoi le président de l'Inter se montre aussi tempéré dans ses déclarations. La réalité est simple : il lui est difficile de se libérer de plusieurs joueurs âgés aux contrats pesants. Si Julio Cesar (32 ans, 4,5 millions) est encore apte à rendre des services à l'équipe et va rester à 90 %, ce n'est pas le cas de Maicon (31 ans, 4 millions) dont le contrat court jusqu'en 2013, de Lucio (33 ans, 3,5 millions), Milito (32 ans, 4,5 m...

LES 665 JOURS DE MORATTI. Le 0-0 contre l'Atalanta n'aurait pas (à première vue !) incité Massimo Moratti à changer carrément de cap après une saison décevante. Pourtant, les données sont claires : l'équipe est composée de joueurs arrivés en bout de course. On peut donc se demander pourquoi le président de l'Inter se montre aussi tempéré dans ses déclarations. La réalité est simple : il lui est difficile de se libérer de plusieurs joueurs âgés aux contrats pesants. Si Julio Cesar (32 ans, 4,5 millions) est encore apte à rendre des services à l'équipe et va rester à 90 %, ce n'est pas le cas de Maicon (31 ans, 4 millions) dont le contrat court jusqu'en 2013, de Lucio (33 ans, 3,5 millions), Milito (32 ans, 4,5 millions) et Cambiasso (31 ans, 4 millions) liés jusqu'en 2014. Entre la victoire en Ligue des Champions à Madrid et ce nul contre l'Atalanta, 665 jours se sont écoulés pendant lesquels Moratti a commis pas mal d'erreurs. Il n'a pas choisi le bon coach pour remplacer Mourinho : Benitez n'était pas son premier choix, Leonardo était plus un pied de nez à Milan, Gasperini était un choix incompréhensible et Ranieri n'a jamais eu le plein appui et n'a pas eu son mot à dire dans les transferts. Enfin, l'Inter n'a pas eu un véritable projet technique. Le club voulait vendre Sneijder (6 millions de salaire et contrat jusqu'en 2015) et former une nouvelle équipe autour d' Eto'o mais c'est le Camerounais qui est parti alors que le Néerlandais est resté avec un entraîneur, Gasperini, qui n'en voulait pas. Les chiffres sont clairs : avec Sneijder titulaire, l'Inter n'a pas pris un point par match alors qu'elle en a empoché 1,79 sans lui. Même topo au niveau des buts marqués : 0,80 contre 1,68. LA JUVENTUS DU MILIEU. Avant de mettre le cap sur Florence, AntonioConte avait commenté la période négative de son équipe en prédisant : " Un jour nous marquerons quatre buts en ayant tiré quatre fois au but ". Samedi, la Juventus a fait fort : cinq goals sur 8 tirs au but. Une fois encore, Andrea Pirlo a été le moteur d'une Vieille Dame, qui s'est promenée au stade Franchi. La ligne médiane a prouvé qu'elle constituait le point fort de l'équipe. Tous les titulaires ( Vidal, Pirlo et Marchisio) et le remplaçant ( Padoin) ont marqué portant à 21 le nombre de buts inscrits par les milieux contre 17 aux attaquants et 6 défenseurs. A noter la bonne prestation de Vucinic. Le Monténégrin a justifié la confiance sans borne que lui donne son coach au grand dam des supporters, qui l'ont sifflé à plusieurs reprises : un but, un poteau et trois assists. FIN DE LA CARTE DU SUPPORTER. Créée en 2009 par l'ex-ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, la carte des supporters ne sera plus obligatoire pour se rendre au stade et sera remplacée par une fidelity card nettement moins exigeante. Ainsi en a décidé la nouvelle locataire du Viminale, Anna Maria Cancellieri, qui a contesté les chiffres tendant à démontrer l'efficacité de cette carte donnés par son prédécesseur. Supportrice acharnée de la Roma, la ministre a fait le buzz sur internet où les supporters giallorossi ont multiplié les initiatives lui rendant hommage. Jeté par la Juventus et Milan, Nicola Legrottaglie dispute une bonne saison et contre la Lazio, le défenseur a donné la victoire à Catane qui se retrouve en zone UEFA. Après la défaite contre la Juventus, le président florentin Andrea Della Valle a eu beau présenter ses excuses aux supporters, son club est en plein marasme. La preuve : depuis plusieurs semaines, les 7 remplaçants ont coûté plus que les 11 titulaires. Selon ESPN, la Juventus est le plus grand club de l'histoire. La chaîne américaine a placé le club turinois en tête parce que c'est celui qui a fourni le plus de champions du monde : 24 dont 22 Italiens et deux étrangers (Zidane et Deschamps). La suite du classement : Inter (20), Bayern Munich (16) et Rome (15). NICOLAS RIBAUDO" Le calvaire est fini même si, avec toute cette cortisone, j'ai gonflé au point de ressembler à un boxeur. " Rino Gattuso (Milan) qui a effectué son retour après six mois.