AVEC IBRA MILAN DÉCOLLE. Quatorze minutes, c'est exactement le temps qu'il a fallu au Suédois pour marquer trois buts à Palerme. Ibrahimovic a purgé sa suspension de trois matches et a assuré le show pour son retour. Si l'attaquant a pu compter sur une défense locale très joyeuse et peu concentrée pour faire mouche à la 21e, 31e et 35e, il n'en a pas moins démontré qu'il était le seul Milanista capable de cadrer tous ses tirs, que ce soit du gauche, de la pointe du droit après avoir effectué une feinte et sur une volée. Et ce même quand il a reculé dans le jeu de sa propre initiative pour... s'amuser. On soulignera également que Robinho traverse un bonne période de forme mentale et physique et que Thiago Silva, auteur du quatrième but (59e), a prouvé que ce n'est pas un hasard si Barcelone le suit de près. La soirée de la délégation milanaise s'est quand même terminée par une fausse note : alors que l'avion se préparait au décollage prévu à 21 h 45, un pépin techn...

AVEC IBRA MILAN DÉCOLLE. Quatorze minutes, c'est exactement le temps qu'il a fallu au Suédois pour marquer trois buts à Palerme. Ibrahimovic a purgé sa suspension de trois matches et a assuré le show pour son retour. Si l'attaquant a pu compter sur une défense locale très joyeuse et peu concentrée pour faire mouche à la 21e, 31e et 35e, il n'en a pas moins démontré qu'il était le seul Milanista capable de cadrer tous ses tirs, que ce soit du gauche, de la pointe du droit après avoir effectué une feinte et sur une volée. Et ce même quand il a reculé dans le jeu de sa propre initiative pour... s'amuser. On soulignera également que Robinho traverse un bonne période de forme mentale et physique et que Thiago Silva, auteur du quatrième but (59e), a prouvé que ce n'est pas un hasard si Barcelone le suit de près. La soirée de la délégation milanaise s'est quand même terminée par une fausse note : alors que l'avion se préparait au décollage prévu à 21 h 45, un pépin technique a bloqué le départ. Celui-ci a finalement eu lieu aux environs de minuit mais avec un autre engin. Bonne nouvelle pour finir : absent depuis octobre à cause d'un problème cardiaque, Cassano a repris l'entraînement. LA JUVENTUS ENTRE PERTES ET CONFIANCE. " Nous sommes habitués aux polémiques et comme nous sommes couverts de vaseline, tout nous glisse sur le corps ", a déclaré Antonio Conte avant le match contre Chievo. Après le cinquième partage à domicile contre un petit, le coach de la Juventus était conscient que les polémiques n'allaient pas s'estomper. Tout d'abord parce que le goal de De Ceglie, qui a permis aux Bianconeri d'ouvrir la marque, était entaché d'un hors-jeu. Ensuite, comme le duo d'attaque Matri- Vucinic a été un flop (le Macédonien a même été sifflé par le public), on lui a reproché d'avoir opté pour le 4-4-2 qu'il avait abandonné depuis la 4e journée. Entre-temps, le conseil d'administration a approuvé le bilan du premier semestre 2011-2012 qui s'est soldé par une perte de 34,6 millions contre 39,5 douze mois plus tôt. Les recettes ont également été en baisse : 85,4 millions contre 88,8 lors du premier semestre 2010-2011. Au 31 décembre 2011, la position financière nette laisse apparaître un découvert de 125,1 millions dont les 36 d'investissements pour le nouveau stade. Si la direction prévoit encore une perte pour le deuxième semestre, elle songe retirer un bénéfice du premier semestre de la prochaine saison grâce à la qualification à la Ligue des Champions et surtout à l'exploitation du nouveau stade. LA LAZIO 14 ANS APRÈS. Il fallait remonter à un match de Coupe d'Italie 1998 pour voir la Lazio s'imposer en... déplacement à la Roma. Comme à l'aller en octobre, les Biancocelesti ont gagné 2-1 mais cette fois, ils ont été aidés par l'exclusion dès la 8e du gardien adverse, Stekelenburg. Un carton rouge avec penalty à la clé fortement discuté par les Romanisti mais cela n'a pas perturbé Hernanes qui a ouvert la marque des 11 mètres. A la conférence d'après match, le coach de la Roma, Luis Enrique, est revenu sur ce fait de match de manière assez crue : " Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter cette merde !" Son alter ego, Reja savourait même s'il reconnaissait que la sanction à l'égard du gardien néerlandais était excessive. Cette joie est compréhensible : dans l'histoire laziale, le coach rejoint le Suédois Eriksson, qui avait été le dernier à remporter les deux derbies de la saison en 1997-1998. Malheureusement cette rencontre a été marquée par un triste épisode en début de seconde mi-temps : des supporters de la Curva Nord, celle réservée aux fans laziali, ont entonné des chants racistes à l'égard du défenseur romain, Juan. Une attitude qui a incité l'arbitre à faire annoncer aux 50.801 supporters que les clubs sont responsables des actes de leurs fans et que leur club (la Lazio dans cas-ci) risquait de devoir jouer des matches à huis clos. Ironie du sort, les joueurs étaient montés sur le terrain avec un T-shirt contre le racisme. Depuis 1990, la pelouse de San Siro est dans un piteux état parce qu'elle ne bénéficie pas d'une bonne aération. Selon les conclusions d'une commission qui a analysé la qualité des terrains pendant l'hiver, la situation ne fait que s'aggraver tout comme à Gênes et à Vérone. Ces trois clubs ont d'ailleurs reçu la cote la plus basse (1 point). En revanche, Bologne, Cagliari, Juventus, Parme, Sienne et Udinese ont obtenu le maximum (5). Suivent Palerme et Catane avec 4 ; la Fiorentina, Rome et Lazio, Lecce et Naples avec 3 et l'Atalanta avec 2. On n'a évidemment pas tenu compte des pelouses synthétiques de Cesena et Novara. Francesco Guidolin (61 ans) s'est vu décerner par ses pairs la Panchina d'oro, le trophée récompensant le meilleur coach de la saison passée : 15e budget (18,5 millions), l'Udinese a terminé 4e et est en passe de faire aussi bien cette saison. " Pato ? Il vaut mieux qu'il change d'air ", a lancé le préparateur physique de Milan a l'annonce de la 13e blessure musculaire que vient de s'occasionner le Brésilien depuis janvier 2010. NICOLAS RIBAUDO" Quand il s'agit de se partager le pactole à la Ligue, Milan et la Juve sont toujours d'accord " Maurizio Zamparini, président de Palerme, au sujet de la dispute entre les deux clubs.