SALE ÉTÉ ROMAIN. L'ère américaine a débuté par une sortie de route : l'élimination en barrage de l'Europa League. Mais ce n'est pas tout, les problèmes sont nombreux. Le premier est le cas Totti. L'exclusion du capitaine lors du match aller avait déjà fait du bruit mais ce n'était rien face aux hurlements qui ont eu lieu au retour. Alors que son équipe menait 1-0, Luis Enrique a sorti Totti pour le remplacer par Okaka et patatras, le Slovan Bratislava a égalisé, arrachant la qualification. Les supporters romains appellent cela " un suicide sportif ". Rien ne prouve que si le capitaine était resté au jeu, Rome se serait qualifiée mais au lieu de déclarer qu'il n'a pas eu de chance, le coach espagnol a remis de l'huile sur le feu en déclarant que pour lui Totti était un joueur comme un autre. Difficile à faire admettre au peuple giallorosso, qui doute des capacités de l'Espagnol à gérer un vestiaire sous tension. Les pilules reçues contre l...

SALE ÉTÉ ROMAIN. L'ère américaine a débuté par une sortie de route : l'élimination en barrage de l'Europa League. Mais ce n'est pas tout, les problèmes sont nombreux. Le premier est le cas Totti. L'exclusion du capitaine lors du match aller avait déjà fait du bruit mais ce n'était rien face aux hurlements qui ont eu lieu au retour. Alors que son équipe menait 1-0, Luis Enrique a sorti Totti pour le remplacer par Okaka et patatras, le Slovan Bratislava a égalisé, arrachant la qualification. Les supporters romains appellent cela " un suicide sportif ". Rien ne prouve que si le capitaine était resté au jeu, Rome se serait qualifiée mais au lieu de déclarer qu'il n'a pas eu de chance, le coach espagnol a remis de l'huile sur le feu en déclarant que pour lui Totti était un joueur comme un autre. Difficile à faire admettre au peuple giallorosso, qui doute des capacités de l'Espagnol à gérer un vestiaire sous tension. Les pilules reçues contre le PSG et Valence (3-0) avaient laissé entrevoir de criants manquements que Bratislava n'a fait que confirmer : l'équipe n'est pas encore au point physiquement et ne parvient pas à sortir de sa moitié de jeu. La manière dont la politique des transferts a été menée interpelle : Franco Baldini (nommé directeur géneral et adjoint actuel de Fabio Capello) n'est pas encore à plein temps et ne le sera que quand l'Angleterre aura mathématiquement décroché son ticket pour l'Euro 2012. Walter Sabatini, le directeur sportif, doit tout faire seul depuis des mois. On se demande si Erik Lamela s'exprimera au mieux dans le 4-3-3 de Luis Enrique et on remarque que le poste d'arrière droit qui était le véritable talon d'Achille de l'équipe n'a pas été couvert même si SimonKjaer peut évoluer à ce poste. RÉVOLUTION INTER. Gian Piero Gasperini n'est pas serein. Après le départ de Samuel Eto'o, il a peur de vivre la même expérience que Benitez : le coach espagnol n'avait eu droit à aucun achat. Même si l'arrivée de Diego Forlan est officialisée. Alvarez et Castaignos n'ont jusqu'ici pas parus être les cracks annoncés et Jonathan n'a pas donné les garanties pour être le suppléant de Maicon (absent un mois). Enfin, Gasperini se demande s'il est bien raisonnable de s'entêter dans son 3-4-3 chéri. Avec un Chivu hors-temps, la défense chancelle tant et plus. Au centre, il y a le chapitre WesleySneijder : Le coach a dû se rendre à l'évidence, le Néerlandais n'est pas à même de jouer devant la défense comme un Pirlo. Dans tout ce casse-tête, il y a une bonne nouvelle : le retour de Diego Milito. A moins que ce ne soit temporaire car, malgré une saison catastrophique, l'Argentin est très demandé. Et si Galatasaray ou Rubin Kazan versent les 18 millions demandés, l'Inter ne discutera pas. Elle s'en débarrassera comme elle l'a fait avec Goran Pandev. L'attaquant macédonien sous contrat jusqu'en 2014 a été prêté à Naples. UNE GRÈVE ABSURDE. Cela fait un an que cela dure : en juillet 2010 déjà, le renouvellement du contrat collectif avait fait chanceler le début du championnat. Le 7 décembre, la fédération (FIGC), la Ligue pro et l'association des joueurs (AIC) avaient trouvé un accord. Neuf mois plus tard, après plusieurs reports, la Ligue n'a toujours pas paraphé ce contrat. Elle veut que soient ajoutées quatre lignes à l'article concernant la composition des noyaux et deux lignes au point concernant les salaires afin que la nouvelle taxe de Solidarité décidée (non encore en vigueur) par le gouvernement soit payée par les joueurs eux-mêmes. Maurizio Beretta, le président de la Ligue, prétend qu'il s'agit-là de deux détails mais alors pourquoi les présidents qui forment la Ligue ne lui ont pas accordé la permission de signer ? Deux seulement étaient d'accord : Cellino (Cagliari) surnommé la Colombe qui n'a obtenu que le soutien de son collègue de Sienne. Quant aux 18 autres, menés par Lotito (Lazio) surnommé le Faucon, ils n'ont pas tous les mêmes objectifs. Le président romain veut se débarrasser à moindre coût (notamment en les reléguant dans le noyau B) de toute une série de joueurs surnuméraires (il en a beaucoup !). De Laurentiis (Naples) rêve de la refonte de la Ligue et Galliani (Milan) ne parle que de la taxe parce qu'il a signé toute une série de contrats au net et il n'est pas sûr que si un joueur l'attaque en justice, il ne doive pas la payer. Bref, comme la Ligue ne signe pas, DamianoTommasi (ex-Rome), le nouveau président de l'AIC, râle. 12 clubs entameront la compétition avec un nouveau coach : la Juventus (Antonio Conte), l'Inter (Gian Piero Gasperini), Sienne (Giuseppe Sannino), Bologne (Pierpaolo Bisoli), Catane (Vincenzo Montella), Cesena (Marco Giampaolo), Chievo (Mimmo Di Carlo), Palerme (Stefano Pioli), Rome (Luis Enrique), Genoa (Alberto Malesani), Lecce (Eusebio Di Francesco) et Cagliari (Massimo Ficcadenti)." Je suis vraiment une personne qui a de la chance ", a dit AlbertoAquilani. Il a raison : alors qu'il a peu (mais bien) joué à Rome, Liverpool et Juventus, il s'est recasé chez le champion d'Italie. Où sont les stars qu' Andrea Agnelli avait promises ? Alors que le foot italien est en crise le président de la Juventus préfère continuer à parler du titre de 2006. NICOLAS RIBAUDO" Ibra a parfois besoin de coups de bâtons pour être stimulé, sinon il s'endort. " Massimo Allegri, coach de Milan