" Elle doit avant tout profiter de sa petite fille, sans vouloir forcer son retour ", a déclaré Patrick Mouratoglou, le coach français qui s'occupe de Serena Williams depuis juin 2012. La collaboration de l'Américaine avec l'ancien entraîneur de Yanina Wickmayer, Laura Robson et Grigor Dimitrov, pour ne citer qu'eux, a marqué le début d'une seconde carrière. En 2011, Williams n'avait pas atteint la finale d'un seul grand chelem et les analystes doutaient de son avenir. Mouratoglou l'a aidée à balayer tous les doutes. Elle a gagné dix g...

" Elle doit avant tout profiter de sa petite fille, sans vouloir forcer son retour ", a déclaré Patrick Mouratoglou, le coach français qui s'occupe de Serena Williams depuis juin 2012. La collaboration de l'Américaine avec l'ancien entraîneur de Yanina Wickmayer, Laura Robson et Grigor Dimitrov, pour ne citer qu'eux, a marqué le début d'une seconde carrière. En 2011, Williams n'avait pas atteint la finale d'un seul grand chelem et les analystes doutaient de son avenir. Mouratoglou l'a aidée à balayer tous les doutes. Elle a gagné dix grands chelems, l'or olympique et est redevenue numéro un. Prochain objectif : battre des records. Elle a gagné son 23e grand tournoi à Melbourne, en janvier, un mois après avoir annoncé ses fiançailles avec Alexis Ohanian. Elle était enceinte de huit semaines quand elle a disputé la finale contre sa soeur Venus mais elle voulait à tout prix évincer Steffi Graf de la première place en 2017. Désormais, elle vise les 24 victoires de la légende australienne, Margaret Court (1960-1973). Elle n'a pas l'intention de prendre son temps. A peine accouchée, début septembre, elle a annoncé qu'elle défendrait son titre en Australie. Elle a baptisé sa fille Alexis Olympia, les initiales renvoyant à l'Open d'Australie. " Ça coulait de source puisque ma fille était déjà en moi ", a-t-elle confié au magazine Vogue. " J'avais toujours pensé raccrocher dès que je deviendrais mère mais j'ai changé d'avis. Monter sur le terrain sous les encouragements du public me semble si évident... Je ne peux imaginer plus belle expérience. Je ne veux pas non plus rater l'occasion de faire mieux que Margaret. Je ne reviens pas pour accumuler les défaites. Soit je continue à gagner, soit j'arrête. " Six semaines après son accouchement, elle a donc repris gentiment le collier avec Mouratoglou, même si le Français ne veut pas placer son ex-amie sous pression. " En m'annonçant sa grossesse, Serena m'a immédiatement demandé si je voulais bien l'attendre car elle n'avait pas encore tourné la page du sport. Elle peut être prête pour Melbourne mais on verra. Je lui ai conseillé de ne pas jouer si elle n'était pas au mieux de sa forme. " C'est que la concurrence semble plus vive. " Pendant sa grossesse, le tennis féminin a progressé ", a déclaré Chris Evert à l'Economic Times. " Serena a beaucoup gagné ces dernières années mais sans être aussi dominante que durant sa meilleure période. Ses rivales l'ont senti. Karolina Pliskova, Garbiñe Muguruza, Simona Halep, Jelena Ostapenko et Johanna Konta ont accompli d'énormes progrès, sur le plan physique comme mentalement. Je pense que Serena va être très surprise par le niveau quand elle remontera sur les courts. " Chris Tetaert