LE NOUVEAU MATHIEU CACHBACH

Un champion du monde est loué au Pairay. Et pas n'importe lequel. En 2018, cinq jours après le sacre planétaire des Bleus de Didier Deschamps, une autre sélection française célébrait un titre mondial, de l'autre côté du globe, à Chicago. Celui de l'équipe de France de "football unifié", c'est-à-dire un noyau composé de jeunes joueurs, soit issus du centre de formation du FC Metz, soit d'un Institut médico-éducatif (IME), en situation de handicap mental. Parmi les premiers, Mathieu Cachbach qui, probablement pour compenser le fait d'avoir loupé la finale des hommes de DD, parce qu'alors passager d'un avion pour les États-Unis, avait couru treize à quatorze bornes lors de la finale qui l'opposait à la Jamaïque. Une prestation exemplaire et une belle aventure humaine pour ce relayeur gaucher. Arlonais d'origine, il a paraphé ses premières licences à Nothomb et Martelange, avant de rallier le FC Metz en 2015 par le biais d'une collaboration avec son club d'alors, l'Excelsior Virton. En juin dernier, Mathieu a signé son premier contrat professionnel en fa...

Un champion du monde est loué au Pairay. Et pas n'importe lequel. En 2018, cinq jours après le sacre planétaire des Bleus de Didier Deschamps, une autre sélection française célébrait un titre mondial, de l'autre côté du globe, à Chicago. Celui de l'équipe de France de "football unifié", c'est-à-dire un noyau composé de jeunes joueurs, soit issus du centre de formation du FC Metz, soit d'un Institut médico-éducatif (IME), en situation de handicap mental. Parmi les premiers, Mathieu Cachbach qui, probablement pour compenser le fait d'avoir loupé la finale des hommes de DD, parce qu'alors passager d'un avion pour les États-Unis, avait couru treize à quatorze bornes lors de la finale qui l'opposait à la Jamaïque. Une prestation exemplaire et une belle aventure humaine pour ce relayeur gaucher. Arlonais d'origine, il a paraphé ses premières licences à Nothomb et Martelange, avant de rallier le FC Metz en 2015 par le biais d'une collaboration avec son club d'alors, l'Excelsior Virton. En juin dernier, Mathieu a signé son premier contrat professionnel en faveur des Graoullys, quelques jours après son vingtième anniversaire et donc, peu avant de grimper dans la navette estivale des locations sérésiennes. Le gamin de Nothomb, qui n'a semble-t-il aucun lien avec la famille des barons du même nom, était jusque-là actif avec la réserve messine, au quatrième échelon hexagonal (National 2), et ce malgré quelques apparitions dans le groupe pro, dont une soirée en tribunes dans l'enceinte de l'OGC Nice, en tant que dix-neuvième homme, début décembre 2019. Rue de la Boverie, on espère voir cet admirateur de Kevin De Bruyne animer l'entrejeu des Rouge et Noir. Un profil avec du "potentiel", dit-on, recruté dans la ligne de conduite du partenariat qui lie l'entité liégeoise à la maison-mère du FC Metz. En d'autres termes, une "courroie de transmission" pour polir les joyaux lorrains. 1 Du neufLe RFC Seraing est en plein chantier: un nouveau terrain pour les pros, bientôt opérationnel ; un autre, synthétique, en construction ; et un bâtiment pour l'académie, qui devrait sortir de terre en 2022. Mais toujours pas de nouvelle armoire à trophées. 2 Joue-la comme Witsel Le CV était alléchant. Bordeaux, FC Twente, récent champion de D2 néerlandaise avec le SC Cambuur et néo-international du Congo-Brazza. Sauf que David Sambissa a terminé son test en un temps record: quinze minutes. Le tendon d'Achille, tu connais. 3 Coiffure Mario Avant d'être président du matricule 167 et patron d'une boîte de transports, Mario Franchi était coiffeur. La légende raconte qu'il coiffe encore ses proches, mais ne précise pas s'il se charge lui-même des contours de sa coupe ondulée jusqu'à mi-nuque. C'est une affaire de famille. Dans celle des Serwy, il y a d'abord Julien, formateur au Standard et actif en provinciale, puis Jérémy, médian offensif de trente balais qui a roulé sa bosse depuis son Liège natal au Grand-Duché du Luxembourg, où il évolue actuellement sous les couleurs du FC Wiltz 71, après être passé par Charleroi, Zulte, le White Star, la réserve du Borussia Dortmund, l'Islande et enfin, Virton. En attendant de se régaler de tartines de pâté gaumais, Noah, le petit dernier, préfère servir des caviars à l'instar de son aîné. Débarqué la saison dernière chez les U18 métallos, en provenance de Neerpede et l'académie anderlechtoise, le jeune médian offensif a vite passé l'étape Espoirs pour côtoyer les costauds de l'équipe première. Sa vivacité, sa lecture du jeu et sa créativité ont séduit le duo Jordi Condom-Marc Grosjean, plaçant le gamin parmi les plus grosses promesses du club et sur les feuilles de match, en guise d'apéritif à la future saison. Noah de cajou.