LOGAN BAILLY

Position : gardien
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Position : gardien Club : Genk Age : 22 ans Jean-François Remy : " Logan est avant tout un superbe athlète, extraverti et doté d'une énorme personnalité. Il reste relax en toutes circonstances. Je me souviens d'un match de Genk au Standard il y a quelques années. Jan Moons avait été exclu et Logan était monté au jeu. Dès qu'il a foulé la pelouse, on a senti sa présence. Il est très imposant dans son but aussi. Il a de l'aura. Son problème est qu'une série de trois ou quatre bons matches est toujours suivie par une moindre prestation. Mais la fois d'après, il est à nouveau brillant. Techniquement, il s'appuie sur des réflexes remarquables mais qui dépendent de sa condition physique, ce dont il est parfaitement conscient. Plus il s'investit dans sa condition, meilleur il est. Il n'est pas mauvais dans les duels aériens, il a un bon timing. Son jeu de pieds homme contre homme aussi. C'est un gardien complet. De plus, l'assurance que reflète son regard peut faire douter les attaquants ". Son père Patrick Bailly : " Je suis très proche de mes trois fils, Logan, Douglas et Arnaud. Je n'ai pas réalisé de grandes choses dans ma vie mais je suis très fier du lien qui m'unit à eux. Logan est une crème mais il a du caractère, je ne peux le nier. Il le tient de moi : quand quelque chose ne lui convient pas, il le dit. Il veut aussi s'amuser et il assure l'ambiance. Logan a toujours été un peu foufou, sauvage. Quand il a appris à rouler à vélo, il m'a demandé d'ôter le plus vite possible les petites roues latérales. Il voulait rouler tout de suite sur deux roues. Le Logan que vous voyez sur le terrain ne diffère pas du Logan que nous connaissons. Il est impulsif et droit. Je regrette que la presse lui ait collé l'étiquette d'un garçon difficile. Je sais qu'il est un bon garçon, qui est prêt à tout pour les gens qu'il aime. Logan a la malchance d'être toujours à la mauvaise place au mauvais moment. Logan aime rire. Souvenez-vous de cette affaire avec Jacky Mathijssen ? Logan lui avait offert son maillot après le match : c'est typique ! Ce show est inné chez lui, il se fait toujours remarquer, c'est dans sa nature. Avant, il aimait d'ailleurs sortir, comme tous les adolescents. La naissance de sa fille Destiny l'a beaucoup changé. Elle est tout pour lui et il s'est coulé avec le plus grand bonheur dans son rôle de père ". Position : gardien Club : Westerlo Age : 21 ans Jean-François Remy : " Il est très professionnel. Des trois gardiens de but, il est celui qui dispose de la plus grande marge de progression. Sa formation à Westerlo l'a mené un peu moins loin que les deux autres, qui ont déjà de l'expérience. Westerlo n'est pas mauvais au niveau de la formation mais on ne peut pas le comparer aux autres clubs concernés par le haut du championnat où l'on est continuellement sous pression. Yves est aussi très différent de LoganBailly et d' YvesMa-Kalambay. Il est plus discret, introverti même. Il ne manque pas d'assurance mais il ne l'affiche pas. Ne vous y trompez pas : il sait très bien ce qu'il veut malgré une image de gars plutôt discret. En gagnant en expérience, il va progresser. Sur sa ligne, je le trouve très impressionnant même si certains prétendent qu'il est plus imposant dans les airs. Reste qu'il doit encore prendre de l'envergure pour atteindre le top ". Son père, Guy De Winter : " Poser un avis objectif sur son fils est difficile mais je peux vous dire qu'Yves n'a jamais manqué de résolution. Il a longtemps combiné ses études en sciences économiques avec le football. Il est parvenu à combiner ces deux domaines pendant deux ans avant de devoir renoncer : cela devenait trop compliqué même s'il s'est accroché pour ne pas renoncer. Yves a toujours été plus mûr que son âge. Il a commencé à jouer au football très tôt. Il a débuté dans les équipes d'âge du club dont je défendais toujours le but en équipe fanion. Plus tard, il a toujours été surclassé. Mais il a de qui tenir ( ilrit). D'ailleurs, nous sommes une famille de gardiens de but puisque mes deux fils ont suivi mon exemple. L'un est en équipe A de Westerlo, l'autre, Yannick, joue en Espoirs. Je ne les ai jamais forcés. Je trouve qu'Yves fait preuve de beaucoup de maturité pour son âge. Il pense et agit en adulte. Il reste calme, il ne se laisse jamais énerver ni monter la tête. Je suis admiratif par la gestion de sa carrière. Mais il faut bien reconnaître qu'il y a peu de pression à Westerlo. Le club permet à ses jeunes de grandir tranquillement. Yves est un des meilleurs de la D1 belge sur les hauts ballons. A une époque où peu de gardiens sortent encore sur un centre, Yves se distingue ". Position : gardien Club : Hibernian FC Age : 22 ans Jean-François Remy : " Athlétiquement, il est encore plus fort que Bailly. Son gabarit (1,96 m) impressionne considérablement l'attaquant lorsqu'ils sont face à face. Techniquement, il est sans doute un rien moins sûr que De Winter et Bailly mais il reste un gardien très efficace. Son profil est comparable à celui de Bailly. Comme le gardien de Genk, il connaît toujours un passage à vide après une bonne série. Est-ce par manque de concentration ? Je ne pense pas. C'est en eux, tout simplement. Yves est très bien intégré au groupe, il est copain avec tout le monde. C'est un brave gros ours en peluche. On méconnaît ses aptitudes physiques. Il est non seulement grand et fort mais il a des mains comme des pelles et son explosivité est remarquable : malgré sa taille, il plonge très vite au sol. Il doit simplement affiner sa technique pure dans l'interception et la maîtrise du ballon, surtout sur les envois aériens ". Sa mère, Agnès Ma-Kalambay : " Yves est un enfant joyeux. Gamin, il était éveillé et gai. En revenant de l'école, il n'avait pas encore refermé la porte qu'il racontait une blague. Quand je parle de l'ambiance qui règne chez nous ou de la mentalité d'Yves, on me demande souvent si c'est un trait africain. Comment cela serait-il possible ? Yves n'a jamais mis les pieds en Afrique. (Elle réfléchit). Je suis certaine qu'il s'y rendra un jour car ses racines l'intéressent beaucoup mais cela n'a rien à voir avec sa vision de la vie. Il tient sa légèreté de son père, Jean-Pierre. Notre autre fils, Jonathan, est plus réservé et plus calme. En fait, l'éducation de nos enfants ne nous a jamais posé de problème. Yves a toujours été compréhensif et respectueux à l'égard de son père et de moi-même. J'ai souffert quand mes enfants ont rejoint le PSV, à un âge tendre, optant résolument pour le football. Voir partir ses enfants est pénible pour une mère. Yves avait 16 ans quand il a rejoint le PSV, Jonathan 12. Maintenant, je suis évidemment enchantée de leur choix professionnel. Mais c'est surtout leur père qui les suivait à la lettre. Il a toujours rêvé que ses deux enfants fassent du football. Aujourd'hui, nous sommes tous les deux très fiers. "PositioN: arrière droit ou défenseur central Club: Club Bruges AGE: 23 ANS Jean-François Remy : " Laurent est un vrai défenseur. Je l'ai souvent vu prester à Charleroi dans des situations impossibles, par exemple quand l'équipe était en infériorité numérique. Il assurait l'organisation. Son énergie et son agressivité dans les duels lui permettent d'émerger. Il n'est pas très costaud mais cela ne constitue un handicap que dans les duels en course vers son propre but. Cela vous étonnera sans doute mais je le compare souvent à Lilian Thuram. Je veux dire par là qu'il est capable de lire une phase et d'agir comme il le faut, défensivement comme offensivement. Il peut également être utile de ce point de vue car il a un excellent tir et une bonne détente. Je pense qu'il doit simplement acquérir plus de maturité. Dans cette optique, son transfert au Club Bruges est un pas en avant idéal. Il est arrivé dans un club de l'élite sur le tard et accuse un léger retard technique mais son engagement compense cette lacune. Laurent ne craint personne. Il y a certainement des footballeurs plus doués mais ils se retiennent parfois, ce qu'il ne fait jamais ". Son père, Robert Ciman : " Laurent doit se sentir en confiance. Celui qui la lui offre reçoit beaucoup en retour. Il a besoin de temps pour s'ouvrir. Il observe son environnement puis s'épanouit progressivement. Il a acquis de l'assurance depuis qu'il vit avec sa copine. Il exprime plus facilement son opinion. Avant, il était très silencieux parce qu'il n'avait pas de bons résultats à l'école. Il ne pouvait se faire valoir qu'en jouant au football. Il a achevé ses études mais nous avons dû l'encourager car il ne pensait qu'au football. Franchement, jamais je n'aurais imaginé qu'il irait aussi loin. Jeune, il ne manquait certes pas de talent mais j'ai cru qu'il avait atteint son sommet quand il s'est produit pour l'Olympic Charleroi, en D3, à 17 ans. Lui, il visait encore plus haut. Les faits lui donnent raison. En équipes d'âge, il évoluait au libero ou au stopper. Il dirigeait volontiers le jeu. Paolo Maldini était son idole, partiellement à cause de nos racines italiennes. Sinon, il ne s'intéresse guère à l'Italie, dont il maîtrise à peine la langue. Laurent aime réaliser des expériences. Il en a besoin. Il a été contrôlé au cannabis durant ses études. Un péché de jeunesse. Il en a tiré les leçons qui s'imposaient. Depuis, il n'a plus posé problème. Si je devais le décrire en trois mots, je dirais : têtu, ouvert et fidèle ". Position : arrière droit Club : FC Groningue Age : 23 ans Jean-François Remy : " On voit qu'il a bénéficié d'une excellente formation et d'un passé d'ailier droit. Il a un bon centre. Son tir n'est pas puissant mais il est efficace, un peu comme il joue : proprement, sobrement. Il parvient aussi à adapter son niveau à celui de l'adversaire. Parfois, on se demande s'il va s'en tirer mais il serre les dents. Ce qui est intéressant chez Sepp, c'est son jeu de pieds. Il est tellement rapide qu'il est rarement éliminé homme contre homme. D'abord, il est difficile de le placer à contre-pied. Si on y parvient, il pivote si rapidement qu'il se retrouve devant son adversaire. Son jeu de tête est perfectible. Depuis deux ans, il est devenu un joueur très régulier aux Pays-Bas. Il est toujours dans l'équipe. Selon moi, il est sous-estimé, par le monde extérieur comme par lui-même. Dès qu'il croira davantage en ses moyens, il progressera. Il est intelligent. Aux Pays-Bas, on joue souvent sur l'homme alors que nous procédons davantage en zone. Il comprend immédiatement. Sepp est aussi très professionnel. Il travaille de manière systématique". Son père, Dirk De Roover : " Depuis qu'il est petit, le sport est tout pour lui, qu'il s'agisse de l'athlétisme ou du football. Sprint, 1.000 m, haies, il n'arrêtait pas. Il n'était jamais fatigué. Nous nous tracassions et l'avons fait examiner. Il est apparu que Sepp a un pouls exceptionnellement bas : à peine 30 pulsations par minute au repos. Il est calme et équilibré. A 9 ans, il a rejoint Willem II. A 15 ans, il a eu un accrochage avec l'entraîneur, qui l'a écarté. Ce fut un tournant. Il a décidé de ne plus jamais se laisser diminuer ainsi. Il a rejoint le PSV Eindhoven. Au début, il n'a guère joué et a même été renvoyé en Juniors. Heureusement, l'entraîneur a rapidement été remplacé par Gerald Vanenburg, qui a joué un rôle considérable dans son épanouissement footballistique. C'est sous la houlette de Vanenburg qu'il a rejoint le noyau A du PSV. Sepp est ambitieux, concentré sur ses objectifs. Ainsi, l'année dernière, il pouvait choisir entre Groningue et Auxerre. Il a estimé qu'une place de titulaire à Groningue lui permettrait d'apprendre plus qu'en figurant dans le noyau très large du club français. Nous le voyons moins depuis qu'il est à Groningue, même si sa s£ur, de deux ans sa cadette, lui rend régulièrement visite. Nous sommes en contact quasi quotidien avec lui. Il nous appelle toujours après un match, sans que nous en parlions systématiquement. Il sait très bien ce qu'il doit penser de sa prestation ".Position : défenseur central ou médian défensif Club : Hambourg Age : 22 ans Jean-François Remy : " Le football actuel requiert une alliance de physique, de technique et de mentalité. Vincent possède tous ces atouts. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui estiment que son évolution stagne. Ce qui arrive est tout à fait logique : à 17 ans, il a été porté aux nues et on a placé la barre très haut. Que peut-il encore faire de bien ? Il a connu quelques problèmes physiques et il n'a pas choisi la voie la plus facile avec la Bundesliga, physiquement très exigeante. Il va certainement effectuer un nouveau pas en avant un moment donné, j'en suis convaincu. On ne peut occulter tous ses atouts : les courtes combinaisons, les longs ballons, les prouesses techniques, les aptitudes athlétiques, le brillant jeu de tête et une forte personnalité... Tout ! Il est un garçon facile quand on sait comment il fonctionne. Vincent a besoin de se sentir impliqué. Il est ouvert, il aime discuter mais il veut aussi travailler. Je ne place qu'un point d'interrogation : compte tenu de ses nombreuses blessures, n'a-t-il pas voulu forcer son talent, pour répondre aux attentes ?" Mahamat Haroun, le père de Faris Haroun : " Le père de Vincent a dit que je connais mieux son fils que lui-même ? (Il rit). C'est peut-être exact. Vincent a le même tempérament que Faris. Avant, ils allaient souvent jouer ensemble. Le football était tout aux yeux de Vincent. Il y a consacré tout son temps libre. Faris et lui évoluaient dans la même catégorie d'âge mais dans des clubs différents. Parfois, ils étaient opposés, d'autres fois, ils participaient aux mêmes tournois. Vincent a toujours été sociable et serviable. Il a souvent fait mes commissions. Depuis qu'on le considère comme une vedette, son caractère a un peu changé. Il a pris conscience qu'il vivait dans un monde d'adultes et qu'il allait être la cible des critiques. Vincent a appris à s'armer contre celles-ci et il est devenu moins accessible. Tout ce qu'il fait maintenant est calculé car il ne peut se permettre de laisser quelque chose au hasard. Il est cultivé et les Jeux Olympiques sont très importants à ses yeux car c'est un événement unique mais aussi parce qu'il retrouve ses amis de jeunesse dans la sélection ". Position : arrière gauche Club : Standard Age : 21 ans Jean-François Remy : " J'insiste sur ses qualités athlétiques à l'arrière gauche. Il est rapide et vif, un peu comme son collègue droitier, Sepp De Roover, mais Landry est spontané alors que De Roover est calculateur. C'est vrai quelle que soit sa position, il ne redoute rien. Il lui arrive toutefois de perdre les pédales. Celui qui lui décoche un coup peut s'attendre à recevoir une réponse peu après. C'est un fameux castard. Il convient au football moderne. Il est pratiquement invincible homme contre homme, grâce à sa vivacité. Je me souviens d'un match amical des Espoirs contre la France. Il a complètement neutralisé Karim Benzema. Landry devrait perfectionner son jeu de tête et mieux soigner son jeu de position. Il se laisse trop souvent entraîner dans une situation, comptant sur sa vitesse pour corriger une gaffe éventuelle. Mais il est jeune et peut encore beaucoup évoluer. La saison passée, il a prouvé au Standard qu'il était capable d'apporter son soutien aux offensives ". Son frère aîné, Lebeau Mulemo : " Depuis toujours, il ne pense qu'au football. Il jouait avec nous, les plus âgés, et il tirait son épingle du jeu. Le mercredi, il revenait de l'école, mangeait un bout puis filait jouer au foot pour le reste de la journée. Je ne suis donc pas surpris qu'il soit finalement devenu footballeur professionnel. Et sa réussite ne m'étonne pas non plus : il a fait tous les sacrifices nécessaires pour atteindre son objectif. Avec ses proches, il est très ouvert et sociable mais en-dehors, il lui arrive d'être très timide. Il n'engagera pas la conversation avec des inconnus. Il est très sévère, surtout avec notre frère cadet, mais c'est normal : il veut que celui-ci reste sur le droit chemin. Ce que j'apprécie en Landry, c'est qu'il ne se prend pas la tête. On voit beaucoup de jeunes dérailler quand ils gagnent de l'argent. Généralement, quand on commence à avoir une certaine notoriété, on sort et on s'envole. Lui garde les pieds sur terre et ne fréquente pas les boîtes de nuit. Mon frère est très attaché à sa famille. Quand il a un problème, il me téléphone ou se réfugie chez son cousin. C'est un homme d'intérieur. Sa femme me dit souvent qu'il est à la maison. A moins qu'elle ne mente ? (il rit) " Position : arrière gauche Club : AZ Alkmaar Age : 21 ans Jean-François Remy : " Un tout autre type que LandryMulemo. Son intelligence et son sens de l'observation lui permettent d'anticiper. Il est moins rapide que le Standardman mais il compense cet handicap par son jeu de position. Il sait très bien ce qu'il veut. Il croit tellement en lui qu'il joue parfois trop à son aise et peut perdre alors quelques bêtes ballons. Sa technique de frappe le distingue des autres tant elle est surprenante. Il a une passe fantastique, à la FrankieVercauteren : en banane mais dure. Qui est encore capable de tels centres dans le football actuel ? Peu de joueurs. Techniquement, il atteint un excellent niveau. Il doit par contre acquérir plus de force, surtout s'il veut atteindre un rendement optimal sur le flanc gauche. Comme il adore délivrer des assists, il monte fréquemment. Ses qualités offensives offrent beaucoup de possibilités à l'entraîneur, alors que Mulemo joue plutôt dans un registre défensif. Mais attention, le sliding tacle de Pocognoli est pur et efficace, un des meilleurs qui soit ". Son père, Serge Pocognoli : " Sébastien est un garçon facile à vivre, accessible et humain. Il accepte toujours avec plaisir les invitations aux manifestations de Flémalle, notre village. Il y fait acte de présence. Cet été, il a interrompu ses vacances à Macerata, d'où il tient ses racines italiennes, pour participer à une version miniature de Jeux Olympiques à Flémalle. Il est agréable de discuter avec lui et j'ai l'impression qu'il est toujours correct avec ses coéquipiers. Dans sa jeunesse, il a été un écolier sérieux et calme. C'est quelqu'un qui aime bouquiner par exemple. Nous avons tenté de lui inculquer les valeurs que nous avaient transmises nos parents, avec succès je pense. Il connaît le milieu ouvrier et la valeur d'un euro. Un jour, je l'ai emmené à l'usine. Il a véritablement réalisé quel dur labeur représentait le travail dans la métallurgie. Aujourd'hui, il attache beaucoup d'importance à la morale et à la justice. Il n'exploite pas son statut de vedette. Ses défauts ? J'en discerne peu. Ah si : son désordre à la maison. Mais il y a plus grave... "Position : défenseur central ou gauche Club : Ajax Amsterdam Age : 22 ans Jean-François Remy : " Je considère Thomas plutôt comme un défenseur central que comme un arrière gauche. Je le place dans la même catégorie que Vincent Kompany. Il possède sans doute un bagage technique moins élaboré mais ses qualités physiques sont énormes. Une détente fabuleuse, de la puissance, de la vitesse... Les joueurs de son calibre évoluent dans des clubs tels que Chelsea et Arsenal. S'il attire moins l'attention que Kompany c'est parce qu'il est moins extraverti et qu'il a une autre vision de la presse. En-dehors du terrain aussi, il est un professionnel accompli et une personnalité. Je sais que Vermaelen séduit maints grands clubs qui le suivent. Thomas est décidé dans les duels, sans souffrir du stress. Son timing et sa détente frôlent la perfection. De ce point de vue, il est sans doute le meilleur défenseur. Nous ne devons pas rougir d'un duo défensif axial Vermaelen-Kompany, au contraire : beaucoup d'équipes nous envient ce tandem ". Son frère aîné,Wouter Vermaelen : " Thomas a toujours été calme et discipliné, ambitieux aussi, surtout ces dernières années car quand nous jouions ensemble au Germinal Beerschot, il n'a jamais parlé d'une carrière de footballeur pro. Son départ pour les Pays-Bas a tout changé. Avant, il a été petit et timide. Il est devenu un adulte, qui a beaucoup d'aura sur le terrain et en-dehors. Il a énormément évolué physiquement et je discerne en lui l'influence de la mentalité néerlandaise. Il a assimilé la culture hollandaise et se plaît là-bas. N'oubliez pas qu'il avait 15 ans quand il a rejoint Amsterdam. Il ne s'est jamais plaint. Il a été reçu par une charmante famille d'accueil et a été inscrit dans une bonne école. Son intégration s'est déroulée sans heurt. Nous nous voyons moins souvent et cela a justement resserré nos liens. Avant, nous nous disputions souvent, j'étais dur à son égard, dans mes critiques. Je continue à lui donner mon avis, il me le demande parfois après un match mais il pressent généralement ce que je vais dire. Il sait analyser ses prestations. Avant, il ne parlait guère de ses sentiments ni de ses passages à vide. Il s'exprime plus volontiers maintenant. Même quand il est blessé, il n'est jamais à plat. Il relativise même mieux la situation que nos parents ou moi. Thomas rêve de grimper les échelons tout en étant suffisamment réaliste pour se concentrer sur l'Ajax. J'espère qu'il va être épargné par les blessures ". Position : médian central, arrière gauche ou central Club : Ajax Amsterdam Age : 21 ans Jean-François Remy : " Vertonghen est plus polyvalent que Vermaelen. A l'Ajax, il évolue généralement à l'arrière gauche mais selon moi, il manque un peu de vivacité à ce poste. Il obtient un meilleur rendement dans l'axe central car on lui ôte une partie de ses moyens en le limitant à un rôle bien déterminé. Jan a beaucoup de volume de jeu, on ne peut le nier. Au milieu défensif, il faut lui octroyer la liberté de monter de temps à autre. Il a besoin de parcourir beaucoup de kilomètres. Il est grand, puissant, intelligent, il lit bien le jeu et il a un tir plus que convenable. Il est un leader, à l'image de Vermaelen, Kompany et de Pocognoli. Ce qu'il apporte à son âge est très prometteur. Quand il monte, ballon au pied, il passe facilement plusieurs hommes, toujours en courant en direction du but. Certains conservent bien le ballon mais sans courir en avant. Vertonghen insuffle aussi confiance au groupe. Il entraîne ainsi les autres dans son sillage ". Sa mère, Ria Vertonghen : " Jan a quitté la Belgique depuis plusieurs années. Je l'ai donc un peu perdu de vue. Je constate qu'il est devenu un citadin alors que nous sommes tous issus du monde rural. Il se plaît énormément à Amsterdam. Bien qu'il soit plutôt d'un naturel calme, je remarque qu'il s'est fait beaucoup d'amis aux Pays-Bas. Il a un humour froid et quand il se sent bien, il s'ouvre, il se laisse aller. Peu de gens le connaissent vraiment. Il parle aussi rarement de lui. L'année dernière, son père est décédé au terme d'une longue maladie. Jan a vécu tout cela de loin, ce qui n'a certainement pas facilité son deuil. Cette perte l'a rapproché de ses deux frères. Par ailleurs, ils se disputent souvent mais ils ne peuvent se passer les uns des autres. Malgré son 1,89 mètre, Jan est le plus petit des trois. C'est lui et lui seul qui a décidé de partir à l'Ajax à seize ans. Ce n'était pas évident : il a dû tout abandonner. A Amsterdam, il logeait dans une famille d'accueil. Il se rendait à l'entraînement à vélo, tous les jours. Jamais il n'a fait part d'un quelconque mal du pays, de nostalgie... Il a beaucoup de caractère. Jan a toujours été un sportif polyvalent. Nous avons un grand jardin pourvu d'un panier de basket et il se débrouillait bien dans ce sport. Quand il revient à la maison, il continue d'ailleurs à shooter dans tout ce qui ressemble de près ou de loin à un ballon ".Position : médian défensif Club : Standard Age : 20 ans Jean-François Remy : " On dit qu'il est une équipe à lui tout seul. Il a énormément progressé au Standard la saison dernière, dans le compartiment offensif. Avant, il voulait être omniprésent. Il a une course atypique mais il ne faudrait pas sous-estimer ses aptitudes techniques. L'année dernière, à l'EURO, je le lui ai souvent répété : - Marouane, n'oublie pas que tu es nettement meilleur des pieds que de la tête. Il a commencé à jouer en rue et cela se remarque toujours. Il dribble beaucoup malgré sa taille. C'est pour cela qu'il faut éviter de lui balancer trop de longs ballons. Sa vitesse d'exécution s'est considérablement améliorée ces dernières années. Or, la rapidité du passing et du contrôle du ballon est devenue cruciale dans le football moderne. De ce point de vue, il rejoint l'élite : il est capable de jouer rapidement et de procéder à des combinaisons courtes. Si on y ajoute son intelligence de jeu et son physique imposant, on obtient une arme fatale. Il doit simplement prendre garde à ne pas sombrer dans la précipitation. Il peut atteindre le top mais lequel ? Celui de Tottenham ou du Real Madrid ? Je ne puis vous le dire maintenant car au plus haut niveau, ils sont tous aussi forts que lui ". Son père, Abdellatif Fellaini : " Marouane est un bon garçon, vous le voyez ? Calme, courtois, les pieds sur terre. Sa qualité principale ? Sans conteste son engagement. Il travaille d'arrache-pied pour atteindre l'élite. Il a la mentalité d'un travailleur et l'esprit de compétition. Il a interrompu ses humanités à 17 ans sans jamais avoir doublé. Il est d'un naturel sociable, il adore plaisanter mais si vous lui marchez sur les pieds, il réagit. Il est un homme de parole et ne supporte pas qu'on tente de lui mettre des bâtons dans les roues. Il veut qu'on lui dise tout en face. Ses défauts ? Il est trop nerveux. Il faut souvent le calmer. Il ne tient pas en place. A l'école, certains professeurs ont fait montre de compréhension en lui permettant de rester debout pendant les cours. Je sais que ce vol de dix heures vers la Chine va être un calvaire pour lui. Gamin, il nous a provoqué plusieurs catastrophes. Je ne peux pas compter le nombre de fenêtres qu'il a brisées chez nous ou chez ses grands-parents au Maroc, en jouant au foot ". Position : médian offensif ou relayeur Club : Germinal Beerschot Age : 22 ans Jean-François Remy : " Les infiltrations de Faris Haroun sont réputées. Je le compare à un joueur comme PatrickVieira, qui a un grand volume de jeu et qui va chercher le ballon dans les pieds des autres, grâce à ses longues jambes. Ce qu'il peut courir... Incroyable ! Il faut d'ailleurs le surveiller. Il doit mieux choisir ses moments. Il sait pertinemment lesquels conviennent mais parfois, il veut forcer les choses. Nous devons trouver une autre manière de rentabiliser ses qualités. Il est brillant en contre. Il s'empare du ballon et s'infiltre. C'est sa spécialité. Il est aussi efficace devant le but, du gauche comme du droit. Il tire généralement de l'intérieur du pied, sans véritable puissance. Sur le plan de la condition physique, il est un des meilleurs de la sélection. Faris doit encore apprendre à faire attention à des détails qui font la différence parmi l'élite. La perte de balle, la réception de longs ballons, la création de situation un contre un, tout cela est perfectible. Mais ses qualités sont indéniables, il possède un gros potentiel ". Son père, Mahamat Haroun " C'est un garçon bien éduqué. Pour nous, il s'agissait d'une règle de base pour son développement. On a toujours voulu qu'il privilégie l'école où il avait des bonnes notes. Le football était un loisir, soit quelque chose de secondaire. Mais enfant, il n'était intéressé que par le sport. Au contraire des autres gosses, il ne jouait pas avec des petites voitures ou des petits soldats. Dès qu'il avait un peu de temps libre, il partait jouer au foot. Quand on s'est rendu compte qu'il avait des qualités, on lui a permis d'intégrer le Topsport, une cellule où le foot fait partie de l'enseignement. Plus jeune, il était d'une nature timide surtout vis-à-vis des adultes mais quand il connaissait le groupe, il devenait plus ouvert. Il a d'ailleurs toujours gardé de bons rapports avec ses amis. Il privilégie toujours les autres avant lui-même. Et c'est pour cela que Jean-François de Sart l'a pris : il pense à l'ambiance du groupe. Ses défauts ? Comme tous les jeunes footballeurs, il passe trop de temps devant la télévision et les jeux vidéo. Et le rangement n'est pas non plus son point fort ( il rit) ". Position : médian offensif Club : AZ Alkmaar Age : 24 ans Jean-François Remy : " Maarten a deux qualités qui sortent du lot : d'une part, son énorme bagage technique, produit typique de l'école d'Anderlecht. Et d'autre part, sa souplesse qui lui permet de passer deux ou trois adversaires, toujours en profondeur, rarement latéralement. C'est un atout important dans le football moderne. Il a de la chance car comme on l'a vu à l'EURO, le temps des petits gabarits mobiles est revenu. A une condition : ces petits joueurs doivent exceller dans la lecture des situations défensives. Prenez Xavi ou Pirlo : ils ne s'engagent jamais les premiers dans un duel, ils spéculent sur la chute du ballon. Ils savent exactement où il va atterrir. Offensivement, Maarten possède déjà ce don mais il pourrait être un grand footballeur s'il jugeait mieux les phases défensives. S'il parvient à se concentrer davantage sur elles, il récupérera plus de ballons et gagnera encore en importance. Le deuxième atout de Maarten : dans chaque match, il est impliqué dans une ou deux phases décisives, suivies d'un but ou d'un assist. Ce n'est pas donné à tout le monde. Etre décisif ? Evidemment. Il l'est à chaque match ". Son ami, John de Pauw : " Je connais Maarten depuis qu'il a onze ans. Je le décrirais comme un homme tranquille. Il étudie une situation avant d'établir des contacts. De ce point de vue, il est sans doute un peu introverti. D'autre part, il possède des qualités de leader. Il a toujours été capitaine en catégories d'âge. Il a toujours eu de bons points à l'école, dépassant toujours les 80 %, mais il a toujours rêvé de devenir footballeur professionnel. Pendant sa puberté, il n'a jamais été tenté par les bars ni les sorties. On remarque toujours sa motivation : après un moins bon match, il se remet en question. Il ramène le football à la maison. Cela le travaille. Quand il ne joue pas lui-même ni ne s'entraîne, il va voir d'autres rencontres afin de perfectionner ses connaissances tactiques. L'année dernière, quand il s'est déchiré le ligament croisé antérieur du genou gauche, il a subi un coup au moral, pour la première fois de sa vie. Durant les premières semaines de sa blessure, il a été extrêmement déçu, frustré, mais il s'est ressaisi et s'est attelé à sa revalidation sept jours sur sept. Il a démontré qu'il possède beaucoup de ténacité et de force mentale durant cette pénible période ". Position : défenseur central ou médian défensif Club : Club Bruges Age : 23 ans Jean-François Remy : " Je le place dans la catégorie des footballeurs intellectuels. Beaucoup d'aspects de son jeu sont basés sur l'analyse et la compréhension des circonstances, un peu comme Franky Van der Elst à l'époque ou Timmy Simons à l'heure actuelle. Jeroen est ainsi fait sur le terrain comme en-dehors. Il écoute très attentivement les briefings. Techniquement, j'apprécie son jeu de tête et son sens tactique. Sa technique de base est convenable. Il manque d'explosivité, en revanche, mais ce n'est pas un réel handicap quand on lit le jeu aussi bien que lui. D'ailleurs, on peut compenser ce manque de vitesse de démarrage collectivement, en postant un défenseur rapide à ses côtés. Je considère Simaeys essentiellement comme un défenseur, surtout à long terme, car de ce poste, il peut mieux diriger le jeu. Ceci dit, il peut être très utile comme médian défensif aussi. Regardez Simons : nous ne savons toujours pas à quel poste il obtient le meilleur rendement ! Un entraîneur est rassuré avec un joueur comme Simaeys : il peut le placer à différentes positions ". Son père, Wilfried Simaeys: " Pour nous, c'était primordial qu'il privilégie les études. C'est pour cette raison qu'il a commencé la psychologie. On voulait qu'il ait une autre corde à son arc en cas d'échec dans le football. Aujourd'hui, il est en dernière année universitaire et je ne comprends pas comment il arrive à mener de front le football et les études. D'autant plus qu'il prend du plaisir à étudier. Soit j'ai un garçon très intelligent, soit l'université ne vaut plus grand-chose ( il rit). Enfin, quand il commence quelque chose, il veut toujours atteindre son but. Je ne l'ai jamais vu abandonner. Même quand je pense qu'il s'agit d'un objectif trop élevé pour lui. Son obstination est belle à voir. Comme il a deux s£urs aînées, il a eu trois mères dans sa jeunesse. C'était un peu le chouchou de la famille. Il est assez calme et vu qu'on habite dans un petit patelin, ses connaissances se limitaient aux enfants du football. Ses défauts ? Ce n'est pas un génie de l'administratif et il a deux mains gauches au niveau bricolage. Il ne voit pas à quoi servent un tournevis et un marteau ( il rit) ". Position : Milieu défensif ou Défenseur central Club : Hambourg Age : 19 ans Jean-François Remy : " Le plus jeune de la sélection. Il possède certainement les capacités requises, qu'elles soient physiques, techniques ou tactiques, mais elles ne sont pas encore complètement développées. La saison prochaine sera cruciale pour lui. Même s'il ne joue pas à Hambourg, il peut y apprendre beaucoup. Il est susceptible d'évoluer au milieu offensif ou défensif ou dans l'axe de la défense. On le compare souvent à Vincent Kompany et je dois admettre que ce n'est pas infondé. Tous deux jouent avec naturel. Vadis doit devenir nettement plus efficace qu'il ne l'est. A terme, il doit devenir titulaire à Hambourg. La question est de savoir s'il peut et veut se faire suffisamment mal pour y parvenir, et ce pas un jour mais jour après jour ". Son accompagnateur, Peter Smeets : " Je connais Vadis depuis qu'il a quinze ans. Et ce qui m'a toujours frappé chez lui, c'est sa forte personnalité. Il sait parfaitement ce qu'il veut. Même quand il entre en conflit avec quelqu'un, ce qui est rare, il pèse toujours le pour et le contre. Je suis persuadé qu'il est taillé pour devenir un leader dans le futur. Vous savez quand vous entrez en équipe Première à l'âge de 16 ans, cela vous forge le caractère. Son père ghanéen a toujours été proche de lui, à tous les niveaux. Que ce soit quant à sa carrière, son éducation, son développement, etc. Aujourd'hui encore, son père lui rend visite régulièrement à Hambourg. Il met tout en £uvre pour qu'il réussisse. De parents divorcés, Vadis est aussi très proche de sa mère qui vit à Gand. Il a cette chance d'être polyglotte : il parle anglais avec son père, flamand avec sa mère, français avec ses amis et il se débrouille déjà très bien en allemand. Pour en revenir, à son éducation, ses parents ont insisté pour qu'il termine ses humanités. D'autant qu'il a besoin de retrouver ses potes " hors foot ", il a besoin de parler d'autres choses que de son sport. C'est quelqu'un de très intelligent, et ce paramètre lui a d'ailleurs permis d'attendre pendant plus de deux ans son tour à Anderlecht. Aujourd'hui, il est très heureux. Le fait qu'il soit 19e homme dans le groupe pour les JO ne change rien. Il se fait une joie de passer du temps avec sa bande de potes. Moussa Dembélé et Faris Haroun avec qui il est parti en vacances ou Kompany et Anthony Vanden Borre, ses copains d'Anderlecht. Position : médian ou ailier droit Club : FC Genoa Age : 20 ans Jean-François Remy : " Anthony peut certainement rééditer aux Jeux la prestation qu'il a signée à l'EURO. Athlétiquement, il est un des meilleurs. Quelle puissance ! Il n'en tire pas encore suffisamment profit. Il n'exploite ses aptitudes physiques que quand il monte, ballon au pied. Il faudrait qu'il place son physique au service de la récupération du ballon aussi. Il doit se concentrer davantage sur son jeu de position et ses tâches défensives. Il doit jouer avec plus de discipline. Pourquoi Anthony est-il parfois décevant ? Parce qu'il n'a personne qui le maintienne affûté. Il est trop jouette, trop dénué de compromis mais parmi l'élite, il faut aussi être sérieux et malin. Cette évolution prend plus de temps chez certains joueurs. Il va certainement éclater. Sa principale qualité est son infiltration, ballon au pied. Grâce à son accélération, il laisse les autres sur place et file généralement droit au but. Peu de joueurs en sont capables. Ses capacités lui permettent de briguer un grand club européen. Son avenir dépendra de sa mentalité ". Son ancien conseiller, Yvon Verhoeven : " J'ai suivi Anthony deux saisons. Quand il a quitté Anderlecht, il était un grand enfant qui avait clairement besoin d'un accompagnement. Anthony a effectué un choix impulsif en rejoignant l'Italie. Il n'était absolument pas mûr pour une aventure à l'étranger. Le seul aspect positif est que son départ l'a séparé de quelques mauvais amis. Kompany faisait partie du même groupe mais se comportait autrement. Il était plus fort qu'Anthony, qui se laissait influencer et entraîner. C'est une question d'éducation : Vincent a été bien suivi par ses parents tandis qu'Anthony n'en faisait qu'à sa tête. Il n'était guère question de discipline alors que c'est un aspect crucial pour un jeune qui dispose de beaucoup d'argent. Attention, je ne dis pas qu'Anthony n'a pas de bons rapports avec sa famille. Sa mère est décédée l'année dernière et je suis certain que cela a été un choc terrible pour lui. Comme pour tant d'autres Africains, la figure maternelle est très importante. A Anderlecht, Anthony a toujours été la vedette. Il a pris l'habitude de jouer dans une sorte de rôle libre. Quand, en équipe fanion, il s'est subitement retrouvé arrière droit, il a été frustré et malheureux. Il lui est difficile de penser en termes collectifs. En apprenant que la Fiorentina l'a loué à Genoa, j'imagine qu'il a répété les mêmes erreurs en Italie. Il a certainement beaucoup de classe mais où arrivera-t-il ?" Position : médian ou ailier droit Club : Séville Age : 23 ans Jean-François Remy : " Un médian offensif style Cristiano Ronaldo ou Nani. Très fort techniquement mais hors-catégorie physiquement. Lors de tous les tests physiques réalisés en équipe nationale, il a été le plus fort de toute la sélection. C'est une machine de guerre, même s'il ne l'a pas encore saisi. Tom n'est pas seulement un extérieur, c'est pour cela que je le compare aux deux stars portugaises. Comme Ronaldo et Nani, il est imprévisible, il peut écarter le jeu ou passer par l'axe. Il a une accélération fantastique et élimine aisément son garde-chiourme. En plus, il joue des deux pieds. Ce qui lui fait défaut ? Presque rien. J'ai l'impression qu'il joue un peu trop à la carte. C'est parfois tout ou rien. L'Ajax l'a formé comme ailier droit et je crains qu'il manque d'automatismes en défense. A l'Ajax, les ailiers ont rarement la permission de reculer. A Séville, il doit donc assimiler de nouvelles consignes. Mais si on ne prend en compte que sa technique, son physique et sa créativité, il a la toute grande classe ". Son ami et agent, Mustapha Nakhli : " Beaucoup de gens trouvent Tom introverti, à tort. Il n'a pas une grande gueule mais cela ne veut pas dire qu'il n'a pas d'avis. Quand il vous fait confiance, il aborde tous les sujets avec vous. Je connais Tom depuis qu'il a seize ans, depuis qu'il a quitté le Germinal Beerschot pour l'Ajax. C'est un garçon spécial, qui mérite une attention particulière. Il a connu une période très difficile à Amsterdam, même si la rumeur selon laquelle il voulait partir à cause de l'ambiance rude du vestiaire est fausse. A 17 ans, il a été jeté dans un monde d'adultes, il s'est retrouvé en équipe fanion et a disputé des matches de Ligue des Champions. Peu après, il a été renvoyé dans le noyau B puis en équipes d'âge. Il ne bénéficiait d'aucun accompagnement à l'Ajax. Il a prouvé sa force mentale en rejoignant Séville et le championnat d'Espagne. Son amie néerlandaise le soutient de tout son c£ur, ce qui a facilité la transition. Sportivement, le transfert s'est moins bien passé car son concurrent Jesús Navas, piqué par l'arrivée de Tom, a brillé. Il est probable qu'il va être loué à un autre club pour acquérir de l'expérience en PrimeraDivisión. Il est déjà revenu plus fort de sa location à Vitesse, quand il appartenait à l'Ajax ". Position : avant en décrochage Club : Cercle Bruges Age : 23 ans Jean-François Remy : " Stijn déborde de talent. Il est imprévisible dans ses actions et ballon au pied : il improvise en un clin d'£il. On ne sait jamais s'il passera à gauche ou à droite. Selon moi, il ignore lui-même quand il va entamer une action. Son efficacité devant le but constitue sans doute sa principale qualité. Même à l'entraînement, il concrétise presque chaque occasion. Sa formation au Cercle joue peut-être en sa défaveur. Je ne veux pas critiquer l'école des jeunes du Cercle mais je pense que Stijn y a eu la vie un peu trop facile. Un peu plus de concurrence aurait sans aucun doute accéléré son développement. Il possède une bonne vitesse d'exécution, il va droit au but, ce qui est une qualité rare en Belgique. De ce potentiel, il devrait pouvoir en retirer davantage. Stijn devrait s'imposer bien plus ". Son père, Guido De Smet : " Stijn est tel que vous le voyez sur le terrain : calme. Il n'a pas les nerfs et se dispute rarement. Je ne l'ai jamais vu fâché, si ce n'est contre ses deux frères : ces trois-là n'arrêtent pas. Ils en rigolent généralement. Stijn peut être très venimeux et ennuyeux mais toujours avec le sourire. Je le dis toujours : il a hérité du caractère de sa mère et des traits de son père ! Il adore plaisanter, comme moi, mais à l'instar de sa mère, il s'intéresse aux problèmes des autres. Depuis tout petit, il aime dormir mais nous n'avons jamais dû le tirer du lit pour l'envoyer à l'école. Il ne manque pas de discipline. Il a parfois l'air nonchalant et distrait mais il vit entièrement pour son sport. Avant, il allait se coucher tôt le vendredi soir pour être en pleine forme pour le match du samedi. Il le faisait spontanément. Une fois, il a effectué une sortie avec des amis à Bruges. Le lendemain, c'était dans les journaux. Depuis janvier, il vit avec son amie à Torhout. Cela lui fait du bien : une relation implique plus de stabilité. Cependant, durant toutes ces années, Stijn n'a guère changé. Il reste le garçon simple et calme d'antan. Il passe à Snelleghem une fois par semaine mais nous parlons peu de football, à moins qu'il n'en ait vraiment envie mais c'est rare : à ses yeux, le football est son job. En-dehors, il s'intéresse au tennis et au snooker, deux sports qu'il suit à la télévision et qu'il pratique parfois ".