En peignoir et en pantoufles
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En peignoir et en pantouflesProfiter d'un onsen n'est pas aussi évident que de prendre un bain chez vous. D'abord, vous vous déshabillez complètement dans votre chambre, pour enfiler un yakata, un kimono pour hommes. Toutes les chambres d'hôtel en mettent un à votre disposition et je vous conseille de les utiliser. Ils sont très confortables. Revêtu de votre yakata -je conseille de conserver un slip au cas où la ceinture se dénouerait au mauvais moment-, vous enfilez les pantoufles, systématiquement trop petites, que vous trouvez aussi dans votre chambre, pour vous rendre à l' onsen. Une fois que vous avez tiré le bon rideau, vous êtes dans un vestiaire. N'oubliez surtout pas d'ôter vos pantoufles avant de fouler le tatami. Ce n'est possible que pieds nus ou en chaussettes. Enlevez slip et yakata et prenez un essuie pour camoufler vos parties génitales. Tous les Japonais font pareil.Ne parlez pasUne porte coulissante vous amène à l'espace des bains. Vous y trouvez des sièges et des cabines de douches, où vous êtes prié de faire votre toilette. Vous vous lavez au savon, vous passez vos cheveux au shampooing, vous vous rasez si vous le souhaitez avant de bien vous rincer. Vous êtes maintenant prêt à entrer dans l' onsen. Généralement, sa profondeur oscille de 60 à 90 centimètres, il est chaud sans être brûlant. Après quelques minutes, vous vous rendez à la piscine à ciel découvert qui est juste à côté. Profitez de l'eau, du jardin, de la vue, de la tranquillité. Ne parlez pas trop ni trop fort. L' onsen est un lieu de relaxation, de repos, de réflexion. Il y a généralement un sauna et un bain froid. Si vous n'avez pas le temps d'aller à l' onsen, allez au moins au spa de votre hôtel. Le rituel est identique. Parfois, vous avez aussi vue sur le jardin, parfois pas. L'eau d'un spa n'est évidemment pas toujours celle d'un hotspring. Une soirée au bain vous aide à mieux dormir tandis qu'un bain matinal vous rafraîchit pour toute la journée. Quand je reviendrai en Europe, l' onsen me manquera. Robert Maes,