Le football européen tremble sur ses bases et des volcans sont en éruption à Marseille, à Turin et à Milan. Retrouvera-t-on un jour, comme à Pompéi des traces d'habitudes, de cultures et de personnages d'autrefois enfouis sous une lave plus que nauséabonde ? Probablement. Un grand tremblement de terre entraîne souvent une collection de petites secousses telluriques. La planète terre se remet en place après chaque catas- trophe et il en...

Le football européen tremble sur ses bases et des volcans sont en éruption à Marseille, à Turin et à Milan. Retrouvera-t-on un jour, comme à Pompéi des traces d'habitudes, de cultures et de personnages d'autrefois enfouis sous une lave plus que nauséabonde ? Probablement. Un grand tremblement de terre entraîne souvent une collection de petites secousses telluriques. La planète terre se remet en place après chaque catas- trophe et il en va de même pour la planète foot. Luciano D'Onofrio avait ses entrées à l'OM et les supporters se sont inquiétés à Sclessin. Normal quand le patron est condamné à une peine de prison à l'étranger et qu'il va en appel. La direction du Standard les a rassurés en affirmant que cela ne concernait pas leur club. Le même D'Onofrio est lié par amitié à Luciano Moggi (ex-éminence grise de la Juventus) qui a plongé le football italien dans la gadoue. Et c'est dans le cadre de cette affaire que la section financière de la police judicaire fédérale, sur commission rogatoire du parquet de Turin, a mené des perquisitions au Standard. Les enquêteurs se sont intéressés à trois transferts de la Juve vers le Standard : Fabian Carini, BenjaminOnwuachi et Serhiy Kovalenko. Deux autres perquisitions en mai 2004 (suspicion de blanchiment d'argent) et en février 2005 (sorties d'argent dans le cadre de plusieurs transferts) n'avaient rien donné. Cette troisième action aura- t-elle des conséquences ? Au Standard, Pierre François a déclaré très clairement : " Il n'y a rien de sensationnel dans tout cela. Il est uniquement question de la manière dont ont été effectués les transferts de Carini, Onwuachi et Kovalenko ". A l'époque de son arrivée au Standard, il avait été dit que Carini avait coûté cinq millions d'euros. Il y eut une facture avec ce montant mais comme le salaire était trop élevé et qu'il n'y avait pas de candidat acheteur pour plus de ce prix, le gardien de but retourna à la Juventus qui annula le document de départ. Pendant ce temps-là, les travaux avancent à grands pas au Sart-Tilman où le Standard construisait son nouveau centre d'entraînement. Les bonnes nouvelles passent hélas un peu inaperçues ces derniers temps à Sclessino. P. BILI