Ce jeudi, le comité exécutif de l'Union Belge se réunira pour une longue et importante séance. Il doit décider si oui ou non, le foot amateur sera scindé en deux ailes Nord et Sud. Si, au siège de la fédé, on parle pudiquement de restructuration, c'est bel et bien d'une scission dont il est question. Le foot rémunéré, l'équipe nationale et les championnats nationaux seniors resteront unitaires jusqu'à nouvel ordre.
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Ce jeudi, le comité exécutif de l'Union Belge se réunira pour une longue et importante séance. Il doit décider si oui ou non, le foot amateur sera scindé en deux ailes Nord et Sud. Si, au siège de la fédé, on parle pudiquement de restructuration, c'est bel et bien d'une scission dont il est question. Le foot rémunéré, l'équipe nationale et les championnats nationaux seniors resteront unitaires jusqu'à nouvel ordre. Les clubs francophones et germanophones (aile sud) ont fait preuve de solidarité en acceptant de créer une ASBL. Si tel n'avait pas été le cas, le ministre flamand des Sports n'aurait pas accepté de subsidier le Vlaamse voetbal car il exige une ASBL francophone comme pendant à la VZW flamande. Le ministre des sports flamand Bert Anciaux promet beaucoup d'argent à son foot flamand : 50 millions pour les stades et 2,6 millions annuels pour financer le fonctionnement de la Vlaamse voetbalfederatie (dont on ne sait si elle restera dans les bâtiments fédéraux, vu que le ministre a émis l'idée de regrouper toutes les fédérations dans une méga-administration des sports). Et on subsidiera aussi la formation des jeunes et les clubs au niveau du matériel. Ces derniers temps, l'administration flamande (les entretiens au plus haut niveau ont eu lieu avec le ministre-Président Kris Peeters) a fait un lobbying monstre auprès de l'Union Belge. Elle a laissé entendre qu'elle laissera à Anderlecht le choix d'accepter ou non les 10 millions proposés pour son stade s'il adhère ou non à la Vlaamse Voetbalfederatie et qu'elle n'interviendra pas dans le système de compétitions nationales. A tel point que pour la majorité flamande, le comité exécutif pourra difficilement faire marche arrière. Sauf si les études et audit commandés en externe et interne étaient résolument négatifs. On reste prudent, tant au sud qu'au nord, où l'on tient le même discours : les conseils d'administration et les présidents de l'ASBL et de la VZW sont désignés (le nom de Herman Wijnants circule pour la présidence flamande), mais ne seront rendus publics que si la scission se fait. Des deux côtés, on dit aussi que les administrateurs nommés sont des membres du comité exécutif ; de cette manière, l'ASBL et la VZW pourront plus facilement être dissoutes si cela foire ce jeudi. Dernier détail : du côté germano-wallon, on parle d'1,5 million d'aide au fonctionnement de l'ASBL. Problème : cela n'est pas inscrit au budget 2009... Et si le coq wallon se muait en dindon ? GUY LASSOIE